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Ernst Jünger, la lettre et l'esprit
L'Yvonnet François
DESCARTES ET CI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782844463937
L'oeuvre d'Ernst Jünger est intégralement littéraire. Elle est cependant inclassable, surtout pour nous Français qui aimons " ranger " les diverses productions écrites (romans, essais, journaux, mémoires, correspondances). Or, Jünger a utilisé toutes les formes d'écriture et de composition, les mêlant souvent. Mais cette singularité ne suffit pas, d'autres écrivains ont exploité les genres littéraires disponibles, il faut aller plus loin pour saisir son originalité, et découvrir que sa pensée n'est jamais séparable de sa " courbe de vie ". Ce qui est remarquable dans cette oeuvre " de part en part littéraire ", c'est le rôle singulier confié à la littérature. Au point que certains textes majeurs semblent se situer en dehors du champ littéraire stricto sensu, comme, pour ne citer qu'eux, La Guerre comme expérience intérieure, Le Travailleur ou le Passage de la ligne. Des " essais " qui illustrent le traitement jüngerien, et donc " littéraire ", de thématiques réputées philosophiques : l'emprise de la technique, la domination planétaire du travailleur, la guerre comme " grand jeu cosmique ", l'anéantissement promis par le nihilisme contemporain, etc. Non pas sous la forme d'une littérature d'idées, d'une littérature militante ou engagée, mais parce que les ressources convoquées sont d'abord celles de la langue. Avec cette conviction, qui ne quittera pas Jünger, que la littérature est plus à même de " penser " ce qui résiste à l'abstraction conceptuelle, à la généralisation, qui caractérisent la démarche philosophique. La forme littéraire, chez lui, est animée d'un double mouvement, à la fois de retrait (rendant possible un décryptage du monde) et de laisser aller de la pensée, comme si elle suivait son cours sans autres contraintes que celles imposées par l'écriture. La pensée, ainsi " débridée ", est capable de dire le plus intime de l'expérience humaine. L'auteur François L'Yvonnet est professeur de philosophie et éditeur. Il a publié divers essais consacrés à Simone Weil, Ernst Jünger, François Jullien, Jean Baudrillard. Dirigé plusieurs Cahiers de l'Herne (Jean Baudrillard, Michel Serres, Simone Weil, André Comte-Sponville, François Jullien, Edgar Morin). Et des livres d'entretiens (Baudrillard, Thierry Gaudin, Jean-Pierre Changeux). Il est l'auteur d'un récit : Un Père comme un roman, Descartes & Cie, 2023.
Résumé : Née en 1909 et décédée en 1943 à Londres aux côtés de la France libre, Simone Weil est l'une des figures majeures du XXe siècle, dans sa profondeur et ses déchirements. Issue d'une famille juive agnostique, elle se rapprocha sensiblement du catholicisme sans jamais aller jusqu'au baptême et sans cesser non plus de s'intéresser aux spiritualités orientales. Passionnée de culture classique, élève brillante à la santé fragile, elle s'engagea dès son plus jeune âge dans la lutte communiste, auprès des républicains espagnols, puis dans la Résistance. Ses écrits, aussi bien politiques que philosophiques et religieux, continuent d'exercer une influence profonde sur les " chrétiens de gauche " et sur la pensée humaniste mondiale. Les plus grands spécialistes européens et américains de sa vie et de son ?uvre nous offrent ici une synthèse de cette figure unique, apportant un éclairage nouveau.
Ce pamphlet est né d?un agacement, celui de voir parader sans vergogne, à longueur de médias, une ribambelle d?humoristes d?un nouveau genre, moins amuseurs que donneurs de leçons, moins « comiques » qu?agents autoproclamés du Bien.Ils éreintent mais sans risque, ils accusent, ridiculisent, frappent de dérision sans ménager la moindre possibilité de défense. Des procureurs hargneux, dans des procès joués d?avance. Le sérieux, voilà l?ennemi.Ils règnent à la radio, à la télévision, dans la presse écrite, publient des livres, font des films, achètent des théâtres? C?est une nouvelle féodalité, avec ses prébendes et ses privilèges.C?est un nouvel intégrisme, celui de la rigolade. Il faut rire de tout mais avec eux. Le rire, « leur » rire est la norme. À les écouter, ils seraient l?actuelle incarnation de la liberté d?expression et de toutes les valeurs réunies de la démocratie. On croit rêver? Leurs saillies sont pourtant d?une incroyable platitude et leurs prêchi-prêcha, troussés à la va-vite, épargnent les vrais puissants. Curieuse époque que la nôtre, qui voit le « bas-bouffon » tenir lieu de conscience et de pensée.
Résumé : Depuis plusieurs années, le chantier philosophique de François Jullien intéresse et inspire des artistes dans leur pratique artistique : de la peinture à la mise en scène théâtrale, à la danse, à l'architecture, la musique, l'art du paysage, le cinéma, etc. Un éventail créatif largement ouvert où les pratiques communiquent entre elles et se reflètent les unes les autres. Les différentes contributions explorent comment les pratiques artistiques peuvent tirer parti des concepts philosophiques du chantier de François Jullien, tels ceux de propension et de processualité, de tension et de transition, de compossibilité et de secondarité, d'allusif et d'oblique, d'écart et d'entre, de transformation silencieuse et de ressource, d'intime, d'essor ou de dé-coïncidence.