Cet ouvrage est issu des rencontres du XVIIIe Congrès de l'ARIC qui se sont déroulées en octobre 2021 à l'Université Côte d'Azur (France). Il a pour ambition de faire dialoguer des auteur. e. s sur le thème de l'interculturel par temps de crises. Affectant profondément les relations humaines, la pandémie de la COVID-19 a amplifié les tensions et les incertitudes liées à de multiples crises (climatiques, identitaires, politiques, économiques, migratoires) tout en exacerbant des rapports de domination et des inégalités chez les groupes minorisés. Comment envisager des relations interculturelles au défi d'une diversité sociale et culturelle, mais aussi renouveler nos manières de penser et vivre l'interculturel en situation de crises ? Ce questionnement interpelle chercheurs, praticiens et acteurs de terrain sur la complexité du pluralisme linguistique et religieux en éducation et formation, auprès des étudiants en mobilités, des apprenants de l'enseignement scolaire islamique ou encore dans le cadre de la formation des enseignants en situation de diglossie. Il s'inscrit dans une perspective critique de la fabrique de l'altérité en contextes plurilingues dans un espace francophone en recomposition.
L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques ont reconfiguré la notion de données médicales, mais aussi les modalités concrètes de la relation thérapeutique que ce numéro repense dans un temps long (XVIIe-XXIe siècle). De nos jours, le paradigme du grand nombre (big data) entraîne un renouvellement des représentations médicales du corps et de la relation thérapeutique. L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques s'accompagne de nouveaux imaginaires et rhétoriques soignants. Ces dernières déploient un discours prophétique sur les découvertes scientifiques à venir, sur la capacité des sciences à repousser les maladies et même la mort, à renforcer et normaliser les corps ; l'idée d'une médecine toute puissante, en somme. La "vérité" des corps et la résolution de leurs troubles ne se trouveraient que dans ce qui est pensé comme une double objectivation : traitement de données quantitativement nombreuses et réalisation de l'exercice par une machine non douée d'affects. Ce numéro revient sur ces rhétoriques médicales, saisissant ces promesses intellectuelles et techniques dans le temps long, en les articulant aux relations thérapeutiques qu'elles induisent. Il enquête sur les césures que génère l'émergence des données médicales en grand nombre, comme sur les très fortes permanences de l'idée d'un "progrès" nécessairement obtenu par une mise à distance de la médiation humaine, pour saisir les corps et leurs pathologies.
Résumé : Le présent ouvrage se veut une introduction à un thème aujourd'hui fondamental : la place, la nature, les rôles et fonctions des associations et des ONG dans les pays arabes. Contribuent-elles à la démocratisation et au développement de ceux-ci ou sont-elles victimes des contraintes que les pouvoirs font peser sur la société ?
A partir d'écrits personnels et de consultations épistolaires féminines, cet ouvrage revisite l'histoire du corps et de la médecine au siècle des Lumières en s'intéressant aux représentations et pratiques des femmes des élites socioculturelles. Lectrices des ouvrages de vulgarisation médicale, et cibles privilégiées des soignants officiels souhaitant en faire des promotrices de leurs soins, elles n'en composent pas moins des visions singulières du corps, entre corporéités mondaine et féminine, amenant à repenser la réception des discours scientifiques sur la différenciation sexuelle. Leurs expériences, tant liés à la reproduction qu'à la maladie, invitent également à reconsidérer, du frisson au baume, les corps féminins des Lumières, entre soumission aux injonctions reproductives et velléités émancipatrices.
Martineau Myriame ; Hanafi Rania ; Rinaudo Christi
Comment penser nos rapports à l'Autre et à soi en ces temps de crises multiples et réapprendre à habiter le monde ensemble ? Cet ouvrage s'attache à montrer les multiples inégalités et oppressions que subissent les groupes racisés ou minorisés dans les sociétés des Suds et des Nords. Il s'interroge sur nos manières de prendre position et d'agir face à ces fabriques de l'altérité qui invisibilisent les artistes, les femmes et les migrant. e. s. Il dévoile les passerelles et les solidarités créées par les artistes pour façonner de nouveaux imaginaires. Il renouvelle l'approche interculturelle et féministe dans la recherche et les pratiques pour saisir toute la complexité des rapports de domination. Il questionne, au prisme des migrations internationales, les nouvelles conceptions de l'altérité vécue, subie ou négociée, en mettant en dialogue les processus de créolisation, de décolonisation et de diversel.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.