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Archipélies N° 3-4 : De la créolisation culturelle
L'Etang Gerry
PUBLIBOOK
40,40 €
Épuisé
EAN :9782748391459
Un double numéro et une fertile réunion d?universitaires qui portent des regards croisés sur un concept aux limites mal évaluées : celui de créolisation culturelle. De la linguistique à l?architecture, de la musique aux rites, les auteurs qui ont apporté leur contribution au séminaire du CRILLASH sur la question (2011) cernent ainsi plus étroitement un processus, un perpétuel devenir presque, où se jouent rencontres, interpénétrations et recréations. Qu?ils soient théoriques ou attachés à des objets d?étude plus pointus, ces textes font ainsi plus que participer " au débat sur la créolisation, à son épistémologie, son exemplification " ; ils les repoussent et les enrichissent encore. Ethnologues et ethnomusicologues, critiques littéraires et historiens? on ne peut citer toutes les spécialités ici convoquées pour parler " créolisation ". Mais ce panorama non exhaustif suffit à lui seul pour dire toute l?ampleur et les infinies facettes d?un mouvement décelé, révélé et analysé par des auteurs qui, on l?aura compris, élargissent considérablement, avec acuité et limpidité, la recherche sur le sujet.
Résumé : Récit de vie d'un prêtre hindou commandeur d'habitation à la Martinique Cet ouvrage est le récit de vie d'Antoine Tangamen dit Zwazo (1902-1992). Sa compétence en matière d'hindouisme à la Martinique en fit l'interlocuteur principal de ceux qui s'intéressaient à cette religion. De ceux qui, ethnologues ou non, pressentaient qu'avec lui disparaîtrait tout un monde. Et surtout de tous ces dévots qui se pressaient la semaine devant sa porte pour le prier d'organiser leurs cérémonies. Car le dimanche, quand s'arrêtaient les tambours cérémoniels, l'homme dialoguait avec les dieux. Il a également vécu un siècle de condition indienne, de créolisation indienne dans une commune du nord de l'île. Il a enfin connu les transformations de la société de plantation, d'habitation, dont il fut un rouage essentiel : un commandeur, contremaître des récoltes. Grand témoin d'un siècle et de ses mutations, il nous laisse ce récit.
L'auteure a repéré dans le créole guadeloupéen un terme, celui de tèbè, dont elle a entrepris l'exploration sémantique. Les interprétations que recouvre en Guadeloupe la notion de tèbè (arriéré mental, hyper soumis, docile, ensorcelé, etc.) sont recueillies, mises en contexte, examinées à travers leur prise en charge préventive et thérapeutique, puis traitées dans leur évolution. Elle s'est alors rendu compte que le terme renvoie à des réalités multiples : en plus de qualifier des enfants et des adultes caractérisés par une certaine arriération mentale, il réfère aussi à des individus qui sont rendus tèbè de manière passagère, lorsqu'ils traversent certaines circonstances de vie. L'ouvrage aborde le système des représentations populaires, caractérisé par certaines propositions interprétatives. Et se rencontre là le thème essentiel du mal expédié, inséré dans les croyances magiques, phénomène caractéristique des Antilles. Cette recherche témoigne aussi de la confusion des catégories qui se fait dans l'esprit de bon nombre d'individus qui, bien que guadeloupéens, ne sont pas vraiment au fait de la culture populaire de leur île et voient dans le mot tèbè un simple terme de désignation du handicap et non un syndrome plus vaste, aux manifestations et aux causalités multiples. Geneviève Francius soulève une question théorique fondamentale sur le sens commun et sur la culture en général, que l'on peut définir comme un système de représentations partagées, dans lequel peuvent se rejoindre le thérapeute et le consultant.
Ici Corinne Mencé-Caster se demande comment écrire la domination quand on se trouve en position consciente ou inconsciente de dominé ou de dominant. Selon quelles postures ou impostures ? Gerry L'Etang s'arrête sur un cas d'écriture de la domination par un dominé devenu dominant en endossant les représentations et intérêts des détenteurs du pouvoir. André Lucrèce expose le témoignage d'un abolitionniste sur l'atrocité esclavagiste la plus extrême et analyse les mécanismes au travers desquels la domination aboutit parfois au mal absolu. La condition esclave est également étudiée par Liliane Fardin, qui se penche sur le traitement de ce thème par un romancier (et historien) contemporain. Max Bélaise fait l'exégèse du récit de voyage d'un "moine-soldat" mobilisé au début d'une colonisation pour l'évangélisation d'esclaves, et étudie les conséquences actuelles d'une christianisation violente. Concernant la distribution de noms infamants aux nouveaux libres après l'Abolition, Philippe Chanson examine les résultats de cette stratégie coloniale de dénommer pour dominer et s'interroge : peut-on échapper à son nom ? En partant d'une fable créole, Jean Bernabé met au jour la domination coloniale comme génératrice de contentieux entre peuples colonisés et questionne la notion d'identité. Ici enfin, Raphaël Confiant prend la mesure de la position complexe des langues dominées dans un écosystème linguistique mondialisé dont le fonctionnement n'incite guère à leur traduction.
Résumé : Voilà plus de trois cents ans que la mer des Caraïbes n'avait plus connu d'expéditions en pirogues de mer. A l'origine, les Kali'na du bassin de l'Orénoque ainsi que les Kalinago installés dans les îles construisaient des embarcations de taille exceptionnelle à partir d'un seul arbre, pour naviguer en haute mer, à quelque soixante guerriers. Depuis leur disparition, construire une kanawa - ce mot est à l'origine du terme canoë -, apprendre à se déplacer à la force de la pagaie d'île en île, c'était un rêve un peu fou. Des hommes et des femmes de tous horizons se sont engagés dans un vaste projet autour de la navigation précolombienne. Ce récit est celui de cette aventure. Elle s'est lancée sur la curiosité et la volonté de partage. Elle est depuis lors portée par une soif d'enrichissement culturel attaché à l'héritage amérindien dans les sociétés caribéennes d'aujourd'hui. Le texte illustré de nombreuses photographies, de cartes et de schémas techniques offre à connaître, à voir et à ressentir. Riche de l'observation scientifique et des témoignages écrits des pagayeurs, il emporte le lecteur depuis l'arbre creusé à l'herminette jusqu'aux creux de mer dans l'orage, vers de nouveaux horizons.
La guerre, dans toute son horreur, frappe à nouveau. Des missiles menacent de détruire des vies, rappelant les sombres épisodes de l'histoire, à l'image de la terreur semée par Adolf Hitler en Europe. Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui, dans un contexte différent, a déclenché l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022. Ce livre explore les origines profondes de ces conflits, opposant le totalitarisme de Poutine à la résistance démocratique de Volodymyr Zelensky. Un récit percutant sur les enjeux de pouvoir et de liberté, à l'heure où le monde se trouve une fois de plus au bord du précipice.
La douceur après l'enfer. Des mots pour des maux qui ont su apaiser les douleurs de l'auteure touchée par la dépression. Souvent écrits avec sensibilité, ils sont devenus une bouée de secours et chargés de positivité au fil des pages. L'auteure signe ici un formidable espoir où tout le monde se retrouve et trouve toute l'élévation de l'âme. A l'âge de 25 ans, la dépression bipolaire m'a atteint, et c'est sous forme de poésie que les mots me sont parvenus, comme s'ils étaient "accouchés" de ma douleur, mais toujours écrits avec optimisme.
Résumé : "Nous sommes tous différents. Moi, je bégaie depuis l'âge de 4 ans. Depuis que je suis tout petit ce handicap me suit partout et les autres ne manquent pas de me le rappeler. Imitations, moqueries, insultes, depuis le début de ma scolarité, mon quotidien c'était cela. Tout ceci m'affectait profondément mais une certaine habitude s'installa. En effet, je m'attendais à ces insultes chaque matin en allant à l'école. Mais mon année de 6e au collège Georges Brassens ne s'est pas déroulée comme je le pressentais ; outre les remarques vexantes j'allais avoir droit à un traitement de choc." Un témoignage poignant de sincérité et de fragilité, mais également impressionnant de courage. Le jeune auteur dévoile avec pudeur son expérience douloureuse du collège, en raison d'un bégaiement tenace, les brimades, les moqueries, les coups, sans jamais se départir d'une dignité que l'on sent latente. Une belle leçon de vie pour tous ceux qui souffrent d'un quelconque handicap, mais également pour ceux qui jouissent d'une nature sans défaut.