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L'affaire Mortara et l'antisémitisme chrétien
Da Silva Gérard
SYLLEPSE
22,31 €
Épuisé
EAN :9782849501863
Le 23 juin 1858, à Bologne, Edgardo Mortara est enlevé à ses parents. Les coupables du rapt assurent agir au nom du pape Pie IX, et que, cet enfant juif, étant considéré chrétien par les autorités catholiques, il ne peut rester plus longtemps parmi des juifs. En dépit des protestations des parents, leur fils leur est envoyé à Rome; on en fera un prêtre, prêt à tenter de convertir sa mère. Régulièrement, le Vatican encourageait de tels enlèvements. Mais, pour la première fois, la protestation des parents va devenir une campagne internationale. Le débat est particulièrement vif en France. Or, s'il y eut des livres en italien et anglais sur cet acte odieux, le présent ouvrage est, pour les cent cinquante ans de l'affaire (2008), le premier livre écrit en français. Il étudie trois autres affaires comparables: les affaires Montel (1840), Coen (1864) et Finaly (1953). Il est montré que le Code canonique de 1983 prétend toujours que l'Église catholique peut baptiser tous les enfants, y compris "contre l'avis des parents". Cette prétention est, en fait, une conséquence de l'absolutisme fondateur du christianisme, dont les caractéristiques sont également étudiées, ainsi que son caractère foncièrement antisémite. Cette affaire, dont l'oubli fut organisé, a connu un nouveau débat, en 2000, lorsque Jean-Paul II décida de béatifier le pape antisémite des affaires Mortara et Coen. Comment le Vatican a-t-il pu procéder, et avec quels soutiens et alliances, c'est l'ultime question étudiée.
Un cycle de soixante distiques qui se répondent de l'aube au crépuscule, hors du temps. Des poèmes de jeunesse en harmonie avec des remémorations récentes, empreintes de douleur jusqu'à la lumière... Poèmes du premier et du dernier jour...
Le flot du chômage ne cesse de monter. Bientôt, nous serons submergés. Et la question des retraites, elle aussi, ne cesse de menacer l’équilibre social. Au nom de la Justice, il faut que cela cesse. Que l’humanité s’abîme chaque jour un peu plus dans le désoeuvrement, entre ceux qui sont sans travail et ceux qui sont en passe de perdre le leur, voilà qui est intolérable. Que faire, face à cette marée toujours montante, que nulle force au monde ne semble pouvoir arrêter ? Pour mettre un terme à la cruelle injustice de cette situation, une solution s’impose : un Programme modeste et définitif, qui aura vertu, nom et fonction de Panacée. Ce pamphlet facétieux et corrosif brosse avec malice le portrait d’une société qui placerait la compétitivité au plus haut de son système de valeurs, et où la concurrence serait totalement libre et non faussée, quelles que soient les conséquences sociales qui en découleraient. Est-ce vraiment ce monde-là que nous voulons ?
Cette biographie d'Arthur Groussier, proche de Jaurès, c'est l'histoire de la mise en place du Code du travail, dont il est rapporteur de la loi fondatrice de 1910. Il poursuit par le second livre, en 1912, sur l'hygiène et la sécurité. Puis il fait voter, en 1913, une loi sur les conventions collectives, laquelle ne trouvera sa réalisation qu'avec la loi du 24 juin 1936, qui met en place le principe dit de "faveur", c'est-à-dire l'égalité de toutes et tous devant le Code du travail. Ce qui n'est que respect du principe constitutionnel d'égalité devant la loi. Député socialiste, élu en 1893, Groussier mène d'autres combats, toujours au nom du principe d'égalité : avec Dreyfus, pour l'égalité des enfants légitimes et ceux dits "naturels", comme entre hommes et femmes. Après la fin de sa carrière politique, il devient Grand Maître du Grand Orient de France, partie prenante, en 1936, du Front populaire. Ce livre montre, aussi, la pleine actualité de la démarche du député socialiste Groussier, pour le respect du principe d'égalité devant la loi. Or ce dernier est bafoué, depuis 2016, par l'article 2 de la loi Travail, qui introduit, sans nulle légitimité démocratique, l'inégalité devant le Code du travail (selon chaque entreprise). Alors, ce sont deux types de sociétés qui s'opposent : l'une oligarchique et inégalitaire, sous le nom de libéralisme ; l'autre démocratique et égalitaire, sous le nom de socialisme. Il faut parier pour la démocratie avec une relation d'égalité entre groupes humains, structurant la Cité humaine émancipée, et que justice l'emporte.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Si bell hooks est connue pour son engagement féministe, l'articulation de cet engagement avec les pratiques dans le domaine de l'éducation et de la pédagogie a été peu débattue en Europe. Ce livre est un recueil d'essais sur la pédagogie de l'émancipation qui aborde non seulement l'importance du féminisme dans les salles de classe mais aussi l'articulation de la théorie et de la pratique dans la lutte féministe afro-américaine. hooks y parle de solidarité et d'économie politique, et de la façon dont la pédagogie des opprimés à laquelle elle a été formée par Paulo Freire peut s'appliquer à l'émancipation des Afro-américaines. Des cas particuliers y sont décrits pour souligner l'importance de l'enseignant·e dans la pratique de la liberté. La traduction de cet ouvrage présente un intérêt bien au-delà du monde universitaire francophone. bell hooks est une enseignante-chercheuse mais son travail trouve une résonance tant dans la théorie que dans les pratiques politiques. Ainsi, Apprendre à transgresser parlera aux lecteurs·rices intéressées par le féminisme, par les pratiques éducatives et par les stratégies antiracistes. C'est d'ailleurs ce qui la distingue de beaucoup d'ouvrages féministes publiés en français : le déploiement de la théorie en pratique de l'enseignement et la transformation de la salle de classe en lieu d'émancipation Les pratiques éducatives françaises et la singularité des élèves dans le contexte scolaire ont été débattues en France ces deux dernières années, et ce livre apporte un regard différent en décrivant des stratégies d'enseignement dans un monde multiculturel. Par ailleurs, l'intérêt du public pour l'intersectionnalité et le féminisme antiraciste s'est développé en France. Le modèle universaliste français étant réinterrogé et la question de l'identité plus que jamais d'actualité, l'ouvrage constitue une contribution importante au débat, que ce soit dans le champ disciplinaire des sciences humaines et politiques et dans le milieu associatif féministe, LGBT et antiraciste.