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Contre son coeur
Kureishi Hanif ; Rosenthal Jean
BOURGOIS
21,00 €
Épuisé
EAN :9782267017441
« La fierté, la tendresse, la colère et l'amour jaillissent de ce livre de souvenirs d'Hanif Kureishi sur son père comme le ferait la pâte dentifrice de son tube. Ce livre d'une grande intensité rejette le ton facilement élégiaque, l'humour lénifiant et les scènes à tirer des larmes que vous pouvez attendre du genre désormais familier de la confession, est néanmoins drôle et émouvant. Réfugié en Angleterre après la partition entre l'Inde et le Pakistan, Shannoo Kureishi épousa une britannique et devint petit fonctionnaire à l'ambassade du Pakistan. Il adorait le criquet et a appelé son fils Hanif en hommage au joueur pakistanais Hanif Mohammed. L'entraînement intensif par Shannoo et son mépris constant de son fils provoquent chez le jeune garçon des éruptions volcaniques : « J'avais des crises de sanglots hystériques, de petites dépressions, des tantrum. Les raquettes de tennis et les battes de cricket étaient détruites en les jetant violemment au sol. » Mais Shannoo aimait les livres par-dessus tout et a écrit des romans non publiés et des pièces non produites. Il a montré à Hanif comment un écrivain déterminé devait travailler et a poursuivi son rêve littéraire avec passion et obstination alors que la carrière de son fils décollait. Shannoo, déjà jaloux de son frère Omar qui avait plus de succès que lui, est désormais aussi jaloux de son fils. Cela se compliquait entre la fierté et l'espoir que les contacts brillants d'Hanif pourraient enfin lui permettre d'être publié. Mais tel ne fut pas le cas. Les romans de Shannoo étaient-ils vraiment mauvais ? Hanif aurait-il pu le conseiller, l'aider Ces souvenirs tournent autour de la découverte par Kureishi, des années après la mort de son père, de deux textes non publiés de Shannoo. Le premier décrit la vie cachée de Shannoo, le personnage pesant et libidineux du père Col Kureishi et la mère qui se plonge dans l'Islam religieux ainsi que l'amour de Shannoo pour son frère Omar mais en même temps sa jalousie envers lui. Le second texte retrace la désillusion et la déception de Shannoo envers la vie et son irritation face à son fils « à la mode ».Ces livres ne sont jamais cités, il est donc difficile de se rendre compte du talent littéraire de M. Kureishi père. Mais le véritable drame c'est la lecture de ces textes par Hanif, homme au début de sa cinquantaine, et sa réponse douloureuse au père qui a amené son fils vers une carrière qu'il aurait tant souhaité pour lui. Kureishi, auteur de romans, de pièces de théâtre, de scénarios et de scripts pour la TV, cite sans rougir une lettre de compliments qu'il a reçue de Philip Roth : « si vous ne m'en voulez pas de vous le dire, j'ai l'impression que vous pouvez nous transmettre votre monde de manière plus puissante dans vos écrits que dans vos films ». C'est peut-être le cas. De toutes façons, je ne crois pas qu'il ait fait quelque chose d'aussi beau, dans quelque medium que ce soit, que ce livre émouvant et d'une grande honnêteté. » (Peter Bradshaw, The Guardian). A l'origine de ce livre de souvenirs il y a la découverte par Hanif Kureishi d'un manuscrit abandonné qui relate l'enfance de son père à Bombay tandis que le monde s'effondre et que l'Inde se sépare selon deux lignes religieuses : ainsi une famille qui avait vécu en Inde depuis des générations doit désormais accepter une identité pakistanaise. Commence alors un voyage qui emmène Hanif Kureishi de l'enfance privilégiée de son père au bord de la mer à Bombay à sa vie d'adulte caché dans la banlieue de Bromley - ses journées de petit fonctionnaire à l'ambassade du Pakistan à Londres, ses nuits passées à écrire, en espérant qu'un jour il serait reconnu.
Kureishi's first novel, The Buddha of Suburbia (LJ 3/15/90), won England's Whitbread Prize; he is also famous for writing the screenplay of the film My Beautiful Laundrette (Faber & Faber, 1986). This, his second novel, is a portrait of Shahid Hasan, a young Pakistani student torn between a love affair with his college professor, DeeDee Osgood, and his political work with Islamics fighting racism. Kureishi portrays a bleak, drug-infested world full of offbeat sexual encounters. But like the student he depicts, he asks many questions: Can anywhere really be home for an immigrant living between two cultures? Should friends share similar values? Does wisdom come from what we know, or what we don't know? But this makes the novel sound too planned, too arranged. Instead, it's a rollicking, cross-cultural look at modern London life: sex, drugs, and rock'n'roll seen through the eyes of a minority not sure of what path to follow. Recommended for most collections.?Doris Lynch, Bloomington P.L., Ind.Copyright 1995 Reed Business Information, Inc.
Après deux romans cultes et des scénarios réputés, Hanif Kureishi nous livre son premier recueil de nouvelles dont les héros et héroïnes, esquintés, démolis mais bourrés d'imagination et de drôlerie, ont en commun un formidable appétit de vivre. La nouvelle-titre est une histoire d'amitié et le portrait nuancé d'un junkie devenu yuppie, d'un opposant de l'ère Thatcher devenu bourgeois sous John Major. Ta langue au fond de ma gorge montre une jeune métisse, aussi décalée en Angleterre qu'au Pakistan (...) Qu'il traite du racisme, de l'intégrisme (Mon fils le fanatique) ou qu'il fustige la société néo-thatchérienne, Kureishi reste avant tout un artiste, un maître des textes ouverts, ambigus, des apologues mystérieux.
Ce roman place en première ligne une relation qui se désintègre, vue à travers les yeux du fils de quinze ans, Gabriel. Le père de Gabriel a été mis dehors par sa mère trois mois avant le début de l'histoire. Alcoolique-fumeur-de-joints avec une aversion prononcée pour le travail, ce père vit à travers ses souvenirs de bassiste d'une légendaire rock-star des années 70, Lester Jones (alias David Bowie, lui-même peintre et ami de Kureishi). Le "don de Gabriel" étant la découverte, après sa rencontre avec Lester, de ses talents de peintre qu'il emploiera à sauver ses parents. Traduit de l'anglais. Du même auteur : Intimité ; La Lune en plein jour.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Résumé : "Puissant Alcinoos, très remarquable parmi tous les hommes, Oui, cela est beau, écouter un chanteur Comme celui-ci, pareil aux dieux par la voix". Qui est Homère ? A-t-il seulement existé ? Il y a ses poèmes, l'Iliade et l'Odyssée, composés sous une première forme en Grèce d'Asie Mineure au VIIIe siècle avant J.-C. Mais lui ? Les Anciens, qui croyaient en son existence, ont multiplié les récits sur sa vie, sa naissance (de père inconnu, ou est-ce un fleuve, ou Apollon ?), son apprentissage, sa cécité, ses voyages, sa gloire et aussi ses faiblesses : il meurt de ne pas avoir su résoudre une énigme enfantine qui portait sur des poux. Un mythe s'est créé, très tôt, étonnant, enjoué et magnifique. Le livre en suit les lignes en partant de l'idée que ce mythe qui parle d'un artiste sans patrie, mutilé mais créateur de merveilles, comme le dieu Héphaïstos, nous en apprend beaucoup sur le choc poétique et religieux qu'a provoqué l'apparition des poèmes homériques. Non pas un auteur, mais un événement révolutionnaire.
Résumé : "Emplissons jusqu'au bord la coupe des plaisirs : enivrons-nous de sa liqueur, notre nectar." George Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe entière considérèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps, épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des ouvres telles que Childe Harold ou Don Juan. Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.
Dire que la popularité de Charles Dickens (1812-1870) fut immense est un euphémisme. Tout le monde le lisait: la Reine et ses ministres, le petit peuple et la gentry, toute l?Angleterre en somme, mais aussi les Français, les Américains, les Allemands, les Russes. Pour trouver un équivalent français à sa gloire, il faudrait additionner celle de Balzac et de Hugo, de Zola et de Dumas. Etencore échouerait-on à saisir le tacite plébiscite en vertu duquel il devint, malgré les critiques féroces que lui inspiraient bien des coutumes et des institutions de son pays, le chantre de tout unpeuple. Raconter sa vie, c?est à la fois pénétrer les arcanes d?un créateur incomparable et tenter de comprendre comment les fantasmagories d?un fils de modeste fonctionnaire de province ont pu trouver pareil écho. C?est aussi aller à la rencontre d?une personnalité complexe, protéiforme, pétrie de contradictions encombrantes, mais toujours animée d?une infatigable énergie.
« Ne perdez point ces précieux moments : la beauté passe, le temps s'efface, l'âge de glace vient à sa place, qui nous ôte le goût de ces doux passe-temps. Profitez du printemps de vos beaux ans, aimable jeunesse : profitez de vos beaux ans. Donnez-vous à la tendresse. » Sur Molière (1622-1673), on a tout dit et on ne sait presque rien. Ses manuscrits ont disparu, les lieux qu'il a habités ont été détruits, sa tombe même est incertaine. Qui a-t-il épousé, sa fille ou la soeur de sa bien-aimée, Madeleine Béjart ? Quelles furent ses relations avec son père, grand bourgeois de Paris dont il brisa le rêve de dynastie ? Quels étaient ses rapports avec Louis XIV, roi secret qu'il faisait danser sur scène ? Molière, effacé à la ville, truculent sur la scène, était avant tout un homme de théâtre : acteur, directeur de troupe et auteur.