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Une jeunesse africaine en quête de changement. Y'en a marre, Le balai citoyen, Lucha, Filimbi
Kupper Claire ; Luntumbue Michel ; Martinot Pierre
GRIP
12,00 €
Épuisé
EAN :9782872910410
Y'en a marre de rester les bras croisés." Le 16 janvier 2011, Dakar est plongée dans le noir. Cette nouvelle panne d'électricité sera la goutte de trop, l'étincelle qui fera bouger Thiat et Kilifeu, deux jeunes rappeurs, et leur ami journaliste, Cheikh Fadel Barro. Ce soir-là germe l'idée de créer un mouvement citoyen. Deux jours plus tard, Y'en a marre (YAM) est officiellement lancé. La capitale sénégalaise accueille alors le Forum social mondial, une formidable tribune pour dénoncer l'injustice sociale et la corruption, prôner une nouvelle culture politique... Le discours passe rapidement les frontières, touche d'autres jeunes du continent tout aussi révoltés par un contexte sociopolitique bloqué ; des initiatives similaires voient le jour. Voici venu le temps des "nouveaux contestataires". L'art et la musique font partie de leur arsenal de mobilisation, les réseaux sociaux et Internet permettent de propager rapidement les messages, de mettre en place tout un dispositif de "subversion" redoutable. Ce livre dresse le portrait de quatre mouvements : Y'en a marre (Sénégal), Le Balai citoyen (Burkina Faso), Filimbi et LUCHA (RD Congo). Quel est le contexte qui les a vus éclore ? S'inscrivent-ils dans une trajectoire d'engagement plus ancienne ? En quoi s'inspirent-ils de certaines figures historiques comme Lumumba, Sankara ou encore Amilcar Cabral et Mandela ? Quels rapports ces éveilleurs de consciences entretiennent-ils avec la classe politique ? Quelles sont les valeurs et la vision qui les animent ? Qu'en est-il des modes d'organisation et de leur financement ? Les auteurs s'efforcent de répondre à toutes ces questions tout en nous faisant découvrir une jeunesse indignée, en colère, mais debout, prête à s'engager pour une société plus juste, plus démocratique...
Bats mon coeur ! Bats ! Il nous faut trouver la joie ! " Entendez-vous cette mélodie au loin ? Elle se rapproche. La ponctuation donne le rythme ; les mots, la musique. Leo Kupper, mi-Pierrot mélancolique mi-bateleur fantasque, nous entraîne dans un voyage poétique et acoustique. Ce constructeur de machines sonores bat la mesure et expérimente les sons phonétiques. Il laisse libre cours à l'écriture de ses pensées une fois mises en musique. De l'Europe au désert persan, il nous apprend à écouter plus qu'à entendre. Le temps d'une halte polyphonique sous une oasis, et la caravane repart, son lot de nostalgie et de fantaisie dans l'équipage. Les pensées de l'auteur passent alors comme des nuages.
Résumé : Au moment où Vic, 13 ans, marque le but qui qualifie son équipe, son père s'effondre, victime d'un infarctus. Il est emmené d'urgence à l'hôpital et Vic et ses trois soeurs doivent alors gérer seuls l'hôtel familial. Très vite, c'est le grand n'importe quoi ! Les clients s'enfuient, les créanciers débarquent : il ne reste plus que quinze jours pour sauver l'hôtel ! Sans rien dire à leur père... Tenir un hôtel avec trois soeurs survoltées, un papa à l'hôpital, un cuisinier démissionnaire, des clients qui fichent le camp ? Du haut de ses 13 ans, Vic pense qu'il peut y arriver... Le héros nous plonge dans une histoire pleine d'émotions, de sensibilité et d'humour, avec une bonne dose de débrouillardise. Ce magnifique roman a été adapté au cinéma au Pays Bas en 2017.
Malgré leurs apparences contraires, la guerre et le jeu ont des rapports multiples intimes. En trois sections thématiques (historique et politique, littéraire, médiatique), cet ouvrage entreprend de décrire leurs connexions à l'ère moderne. La guerre classique, comme le jeu de Stratego ou les échecs, repose sur des champs réglés et symétriques. Avec la guerre moderne, cet espace agonal d'un combat "chevaleresque" comme jeu "noble" (Huizinga) cède sa place à un espace de la terreur et de la mort aléatoire et sans limites. Le terrorisme actuel s'apparente à un jeu de hasard mortel. La stratégie nucléaire, quand bien même fondée sur la théorie des jeux et un équilibre statistique, demeure aujourd'hui un pari macabre et fatal. Ce livre offre une réflexion dynamique et transversale sur les multiples facettes culturelles de cette relation paradoxale qui lie le jeu et la guerre moderne : de Naudé concevant le peuple comme un pion manipulé par un souverain démiurge, aux analogies médiatiques entre musique et guerre dans le documentaire filmique Heavy Metal in Baghdad, en passant par Schlielfen élaborant sa stratégie dans des Kriessspiele militaires, ou encore par le Jeu de la Guerre de Debord et son adaptation "situationniste" en wargame informatique. Au final, Guerre et jeu offre une grille de lecture des grands équilibres et déséquilibres politico-stratégiques de notre monde et de l'histoire aux aléas d'une guerre hasardeuse.
Dans La petite fille à la Kalashnikov, China Keitetsi nous raconte sa vie d'enfant-soldat en Ouganda. Après dix ans passés au sein de l'Armée de résistance de Yoweri Museveni, elle fuit l'horreur et la terreur de la guerre, ainsi que les traitements inhumains infligés par ses supérieurs : sadisme, violence sexuelle et humiliations quotidiennes. Aujourd'hui, China vit au Danemark et s'occupe de jeunes enfants. Elle participe à de nombreuses conférences, notamment aux Nations unies, ce qui lui a permis d'acquérir la sympathie et l'amitié de Bill Clinton et de Nelson Mandela. Son livre, déjà traduit dans cinq langues (allemand, anglais, espagnol, néerlandais, tchèque), est un best-seller en Allemagne et sera bientôt adapté au cinéma (Miramax Pictures). Ce roman est publié en partenariat avec l'UNICEF-France qui a décrété 2004 "année de l'enfant-soldat".
Placés devant des choix difficiles, les Européens de la première décennie du XXIe siècle s'interrogent, de l'est à l'ouest de l'Europe, sur la profonde nature d'un lien de communauté qui n'est pas toujours si évident, et sur un débat dont la plupart des termes leur échappent. De Varsovie à Lisbonne et de Palerme à Edimbourg, des hommes et des femmes se demandent quel est l'avenir d'une Europe en pleine mutation. Cet essai sur la genèse et la perception de l'Union voudrait apporter quelques réponses en plongeant dans l'histoire d'une idée de l'Europe au XXe siècle. L'auteur se penche sur les représentations géographiques et économiques chez les Européens, mais aussi chez les observateurs plus lointains. C'est l'idée même de l'Europe qui émerge de ce livre, à travers de multiples analyses de textes, de documents, de témoignages. Cette reprise en poche s'impose au moment où la construction européenne semble en panne, tandis que la France s'apprête, en juin 2008, à prendre la direction de l'Union.
Contrairement à l'Irak ou même à l'Afghanistan, les hostilités sans fin qui minent la République démocratique du Congo et le Burundi sont classées par les militaires - avec une froideur toute professionnelle - dans la catégorie des " conflits de basse intensité ". Même au niveau des Casques bleus et des travailleurs humanitaires, la dangerosité de ces deux pays est bien loin d'approcher ce qu'on a connu en Somalie ou en ex-Yougoslavie. La plupart du temps, c'est donc dans une apparente impression de détente qu'ils y développent leurs activités. Mais les préoccupations de sécurité sont omniprésentes. Tension et nervosité deviennent soudain perceptibles, parfois jusqu'à l'embrasement avec son cortège de viols et de massacres. Alors, on évacue tous ceux qui ne sont pas indispensables. Puis on revient et on recommence... C'est au c?ur de cet environnement volatil que le GRIP tente, dans ce livre de témoignages et d'analyses, de démêler l'écheveau humanitaire et du maintien de la paix sur le terrain. Un monde complexe et en perpétuelle évolution. Malgré les dénégations d'usage, le système porte en son sein un impressionnant potentiel de collaboration " à la carte " entre humanitaires et militaires sans arriver à faire valablement participer les populations et les ONG locales.
Niyonkuru Deogratias ; De Schutter Olivier ; Tolle
On me dit que tu t'occupes de développement ! Mais que fais-tu au juste ? ", lui demande un jour son oncle. C'était en 2006. Deogratias Niyonkuru avait passé une trentaine d'années aux côtés des paysans congolais et camerounais. La tête pleine d'idées, il rentre chez lui au Burundi et s'investit dans la création d'ADISCO, une association qui vise à accroître l'autonomie des paysans et à construire avec eux des modèles économiques et sociaux viables. Leur action sera couronnée du prix Roi Baudouin pour le développement en Afrique 2014-2015. Dans cet essai, Deogratias Niyonkuru aborde des questions existentielles. Quelles priorités pour les paysans d'Afrique ? Quelles formes de soutien ? Comment réconcilier l'amélioration de la productivité, la réduction de la pauvreté rurale, et la préservation des écosystèmes ? Malgré l'abondante littérature en la matière, la démarche n'est pas redondante, au contraire." Parce qu'il nous vient de l'intérieur du monde qu'il décrit, ce livre comble un vide. Les paysans et les paysannes en général n'écrivent pas. Les querelles d'experts font un vacarme tel que leur voix en devient inaudible. Cet essai leur redonne la parole. Il nous les fait entendre...", soutient Olivier De Schutter dans sa préface. L'auteur fait preuve d'une incroyable modestie. Le contraste est saisissant entre l'accumulation d'informations de première main et le refus de proposer des recettes. Nous sommes loin des simplismes, loin aussi de l'idéologie ou des chapelles. La plume de M. Niyonkuru épouse les formes de la réalité — complexe et sinueuse, faite de reliefs et de replis. Point ici de prêt-à-penser, ni de propos doctrinaires, mais pourtant une forte foi dans une agriculture au service de l'homme, et non de l'argent... Avec son message central — aider prioritairement les petits paysans, et surtout les paysannes, à reprendre confiance en soi et dans leur métier d'agriculteur, afin de retrouver leur dignité — il sort totalement des sentiers battus. Autre originalité et non des moindres : la prise de décision démocratique est placée au centre de l'analyse. Les agences de l'ONU et les économistes du développement ne s'en soucient guère. Or, pour l'Afrique, la question est essentielle. Une solution durable accordera nécessairement un plus grand rôle aux organisations paysannes dans l'élaboration des politiques agricoles, et une place plus visible aux ruraux dans la vie politique en général.