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L'Idée d'Europe au XXe siècle. Des mythes aux réalités
Du Réau Elisabeth
GRIP
11,90 €
Épuisé
EAN :9782804801397
Placés devant des choix difficiles, les Européens de la première décennie du XXIe siècle s'interrogent, de l'est à l'ouest de l'Europe, sur la profonde nature d'un lien de communauté qui n'est pas toujours si évident, et sur un débat dont la plupart des termes leur échappent. De Varsovie à Lisbonne et de Palerme à Edimbourg, des hommes et des femmes se demandent quel est l'avenir d'une Europe en pleine mutation. Cet essai sur la genèse et la perception de l'Union voudrait apporter quelques réponses en plongeant dans l'histoire d'une idée de l'Europe au XXe siècle. L'auteur se penche sur les représentations géographiques et économiques chez les Européens, mais aussi chez les observateurs plus lointains. C'est l'idée même de l'Europe qui émerge de ce livre, à travers de multiples analyses de textes, de documents, de témoignages. Cette reprise en poche s'impose au moment où la construction européenne semble en panne, tandis que la France s'apprête, en juin 2008, à prendre la direction de l'Union.
L'ouvrage qui est proposé aux lecteurs au printemps 2007 comporte des analyses formulées quelques semaines avant le référendum français du 29 mai 2005, à l'occasion d'un grand colloque international à la Sorbonne Nouvelle les jeudi 30 mars et vendredi 1er avril 2005. Mais les actes de ce colloque se sont enrichis de quelques études plus contemporaines présentées en 2006 puisque les débats sur le texte du traité constitutionnel sont loin d'être clos. La publication de ces textes permet de fournir à tous ceux qui s'interrogent sur l'avenir de l'Europe, désormais élargie à 27, des réflexions pertinentes. Les regards croisés sur les dispositions du traité constitutionnel, analysées à partir de divers observatoires européens, permettent d'éviter une excessive politisation du débat dans le "pré-carré" de l'Hexagone.
Sandu Traian ; Du Réau Elisabeth ; Manigand Christ
En décembre 2002, le sommet de Copenhague ouvrait la voie à l'adhésion des dix états candidats : l'adhésion, qui entrera en vigueur en mai 2004, constituera un évènement sans précédent dans la construction européenne. L'élargissement en cours a été précédé par la Convention de Bruxelles, qui a eu le mérite d'associer aux débats les états candidats et de préparer la future constitution. Le sommet de Bruxelles, un an après celui de Copenhague, a fait apparaître en décembre 2003 l'ampleur des divergences qui opposent les 25 sur le terrain de la réforme des institutions. Les divergences transatlantiques ont encore compliqué le débat, mais ont également incité l'Union européenne à élargir ses compétences et à rendre plus efficaces ses prises de décision. Ce volume résulte d'un colloque qui s'est tenu décembre 2003 à l'institut hongrois à Paris et à la Sorbonne. Il a associé le centre Inter Universitaire hongrois de Paris et l'école doctorale " Espace européen contemporain " de Paris III, ainsi que l'école Doctorale de littérature comparée de Paris IV. De jeunes chercheurs ont évoqué ces questions fondamentales qui éclairent le débat contemporain sur l'Europe du XXIe siècle.
Description et restitution dans leur contexte des relations politiques, diplomatiques, sociales et culturelles entre les pays de l'Europe de l'Est et la France.
Du Réau Elisabeth ; Manigand Christine ; Sandu Tra
Alors que certains célébraient à l'envi la plus importante consultation électorale transnationale jamais organisée entre le 10 et le 13 juin 2004 - près de 360 millions d'électeurs représentant 25 Etats membres invités à désigner 732 députés au Parlement européen -, d'autres insistaient sur la montée inexorable depuis 1979 de l'abstention, signe du désintérêt et élément du déficit démocratique consubstantiel à l'Union européenne. Entre la version rose et la version noire, de vraies questions de fond sont objets de débat et portent sur le modèle de légitimité et de représentation politique sur lequel repose l'Union européenne. Le Parlement européen a reçu, au fil des années, tous les attributs d'une assemblée en régime parlementaire, et il possède des pouvoirs importants, notamment celui de codécision, dans des domaines qui se sont élargis progressivement. Pourtant il ne parvient à générer que des élections nationales de second ordre caractérisées par une forte abstention, souvent par un vote sanction à l'égard des gouvernements en place, des enjeux déseuropéanisés et une offre électorale pléthorique de listes. En regard, la participation a été très forte lors des référendums constitutionnels en France et aux Pays-Bas, sur des enjeux considérés comme majeurs dans les deux cas, et avec les résultats et les conséquences que l'on sait. Le présent ouvrage est consacré tout particulièrement à l'analyse des résultats des élections européennes de 2004, mais il met aussi en perspective le débat sur l'avenir de l'Union. Certains auteurs soulignent les lignes de fracture et les résistances des opinions publiques ; d'autres mettent en évidence certaines dynamiques à l'oeuvre dans cette Europe en mutation. A travers la diversité des prises de position les lecteurs trouveront des informations précieuses sur l'avenir de l'Union en ce début du XXIe siècle.
Où les droits de l'homme commencent-ils ? ", s'interrogeait, en 1948, Eleanor Roosevelt, l'une des grandes instigatrices de la Déclaration universelle. "Dans des lieux proches de nous, si proches et si petits qu'on ne peut les voir sur aucune carte", répondait-elle. La commune en est sans doute l'exemple même. Devant la croissance des inégalités, de l'intolérance et de l'exclusion, les villes et communes sont devenues un enjeu crucial pour le mouvement des droits humains. C'est là qu'il peut agir directement, en tablant sur la proximité et sur le caractère concret des combats à mener. Ce livre s'inspire à la fois d'expériences locales et internationales car son propos est de donner des idées, de suggérer des initiatives, à l'image des Territoires de mémoire, des Cités refuges, des Villes lumières. Un peu partout, les " petits actes de résistance " se multiplient : refus de villes américaines de traquer les migrants, comme le voudrait Donald Trump ; adoption à Montréal d'une charte visant à protéger les citoyens contre l'intrusion numérique ; projets d'urbanisme " anti-macho " à Rouen ou Namur et rénovation de l'espace urbain au profit des habitants ; intégration de critères éthiques dans les marchés publics... Sans oublier les démarches en faveur d'un développement durable. Car que vaudrait le droit à la vie et à la liberté sur une Terre devenue inhabitable ? Les défis sont immenses, chaque geste compte. Tous ces contre-feux, souligne Philippe Hensmans dans sa préface, c'est à nous de les mettre en ceuvre, chaque fois que cela s'avère nécessaire, chaque fois que notre monde l'exige.
Dans La petite fille à la Kalashnikov, China Keitetsi nous raconte sa vie d'enfant-soldat en Ouganda. Après dix ans passés au sein de l'Armée de résistance de Yoweri Museveni, elle fuit l'horreur et la terreur de la guerre, ainsi que les traitements inhumains infligés par ses supérieurs : sadisme, violence sexuelle et humiliations quotidiennes. Aujourd'hui, China vit au Danemark et s'occupe de jeunes enfants. Elle participe à de nombreuses conférences, notamment aux Nations unies, ce qui lui a permis d'acquérir la sympathie et l'amitié de Bill Clinton et de Nelson Mandela. Son livre, déjà traduit dans cinq langues (allemand, anglais, espagnol, néerlandais, tchèque), est un best-seller en Allemagne et sera bientôt adapté au cinéma (Miramax Pictures). Ce roman est publié en partenariat avec l'UNICEF-France qui a décrété 2004 "année de l'enfant-soldat".
Contrairement à l'Irak ou même à l'Afghanistan, les hostilités sans fin qui minent la République démocratique du Congo et le Burundi sont classées par les militaires - avec une froideur toute professionnelle - dans la catégorie des " conflits de basse intensité ". Même au niveau des Casques bleus et des travailleurs humanitaires, la dangerosité de ces deux pays est bien loin d'approcher ce qu'on a connu en Somalie ou en ex-Yougoslavie. La plupart du temps, c'est donc dans une apparente impression de détente qu'ils y développent leurs activités. Mais les préoccupations de sécurité sont omniprésentes. Tension et nervosité deviennent soudain perceptibles, parfois jusqu'à l'embrasement avec son cortège de viols et de massacres. Alors, on évacue tous ceux qui ne sont pas indispensables. Puis on revient et on recommence... C'est au c?ur de cet environnement volatil que le GRIP tente, dans ce livre de témoignages et d'analyses, de démêler l'écheveau humanitaire et du maintien de la paix sur le terrain. Un monde complexe et en perpétuelle évolution. Malgré les dénégations d'usage, le système porte en son sein un impressionnant potentiel de collaboration " à la carte " entre humanitaires et militaires sans arriver à faire valablement participer les populations et les ONG locales.
Dix ans de guerre, plus de trois millions de morts, des centaines de milliers de déplacés, des viols au quotidien,... Telles sont les tendances lourdes de l'histoire récente d'un Congo dévasté par des armées, régulières ou rebelles, longtemps sans véritable agenda politique. Et pourtant, 25 millions de Congolais ont voté, l'espoir renaît... avec de nombreuses incertitudes. Ce livre éclaire d'une lumière crue la longue marche vers une paix non encore accomplie - les récentes élections n'en constituent qu'une étape. Parmi les nombreux acteurs de ce processus, il dégage en particulier l'action de trois " faiseurs de paix ", non sans souligner les contrastes entre discours et pratiques. Le premier, Louis Michel a bataillé ferme pour que cette crise oubliée soit remise à l'agenda. Le deuxième, paradoxalement, n'est autre que Joseph Kabila qui a réussi à déjouer l'impasse du calendrier de Lusaka. Le troisième, enfin, est tout simplement l'ONU, longtemps reléguée à un rôle effacé, voire contre-productif. Par ailleurs, l'auteur ne manque pas de relever le poids des convoitises étrangères, industrielles ou politiques, suscitées par d'incommensurables richesses minières et par les marchés de la reconstruction. Insuffisance criante de moyens et mandats inadaptés, lourdeurs bureaucratiques, pusillanimité politique, diplomaties à plusieurs vitesses, agendas obscurs, échéancier contestable de l'accord de cessez-le-feu... Tels sont les traits d'un parcours historique vers des élections qui ont certes clarifié et normalisé quelque peu le paysage politique, mais en aval desquelles tout reste à faire.