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La fabrique des centenaires
Kupiec Jean-Manuel ; Lelong Patrick ; Christin Pie
DESCARTES ET CI
14,00 €
Épuisé
EAN :9782844462398
Le défi du grand âge c'est aujourd'hui. En 2035, un tiers des Français aura plus de 65 ans. Une personne sur cinq ayant dépassé cet âge aujourd'hui sera "dépendante ", autrement dit en sévère perte d'autonomie à partir de l'âge de 85 ans. Une situation qui dure en moyenne quatre années. Cette perte d'autonomie devrait doubler d'ici à 2060 et se traduire par une augmentation de 1,15 millions à 2,3 millions de nos concitoyens concernés. Elle a et aura forcément un coût. Malgré l'urgence la réponse à ce défi tarde. La hausse de l'espérance de vie, une bonne nouvelle, doit-elle aller de pair avec la hausse de la paupérisation ? Des retraites mal indexées et des coûts des services qui s'accroissent forment effectivement un cocktail explosif. La retraite moyenne se situe autours de 1 200 euros et le coût de l'hébergement en maison de retraite tourne autours de 2500 euros. Comment assumer la différence, pudiquement appelée le reste à charge ? Comment aider les aidants, souvent les filles et belles-filles, qui s'usent au fil des ans, coincés entre leur vie professionnelle, l'éducation des enfants et la prise en charge des parents ? Que veulent les Français en matière de couverture dépendance ? Va-t-on une fois de plus, c'est une coutume républicaine, sacrifier les classes moyennes ? Quelles sont les propositions des différents acteurs, maires de France, élus, associations de consommateurs, syndicats ? Cet ouvrage fait le point et tire la sonnette d'alarme. Il y a urgence...
Qu'est-ce qu'une espèce? Comment se développe un embryon? Comment comprendre l'obésité, le cancer ou le sida? Les progrès de la biologie moléculaire nous ont persuadés que, tel un créateur tout puissant, le génome construit l'organisme et en est l'explication ultime. Deux chercheurs montrent ici que, de la molécule à l'Homme, en passant par les cellules et les virus, la vie repose sur des interactions libres guidées par la sélection naturelle et non sur la dictature d'un dieu-programme inscrit dans l'ADN. Nous ne sommes plus, depuis Copernic, au centre de l'univers, ni depuis Darwin, au sommet de la création. Voilà que nous ne sommes pas non plus le centre, ni la finalité de notre propre organisme, mais une société décentralisée de cellules. Ni Dieu ni gène... Le déterminisme fait place à la liberté et la biologie n'en devient que plus passionnante.
Résumé : La biologie reconnaît deux entités dont l'existence semble une donnée immédiate de la perception et non une élaboration théorique ou le résultat d'une démarche expérimentale. Ce sont l'espèce et l'individu, dont on cherche à expliquer la genèse et le fonctionnement. Cette reconnaissance structure la biologie dans ses champs disciplinaires et dans ses théories. Elle aboutit à une séparation entre les disciplines qui concernent l'espèce (les sciences de l'évolution, la systématique, etc.) et celles qui expliquent l'individu (l'embryologie, la physiologie, etc.). De ce fait, l'évolution des espèces et le développement des organismes individuels sont considérés comme deux phénomènes qui, ayant des causes distinctes, nécessitent des approches séparées. Lors d'une série de conférences tenues en 2011, l'auteur soutient que cette manière de scinder la biologie n'est plus tenable au regard des données expérimentales acquises récemment. Il propose une nouvelle théorie dite de l'ontophylogenèse qui unifie la biologie : l'évolution des espèces et le développement embryonnaire résultent d'un seul processus de sélection naturelle étendue.
Les enjeux de la biologie ne concernent pas seulement le vivant en tant que tel. Par ce qu?elles nous disent de notre identité et de notre place dans le monde, les théories biologiques influencent les sciences humaines. Au vingtième siècle, elles ont servi de caution à des idéologies comme le darwinisme social et l?eugénisme. La polémique sur le déterminisme génétique pendant la campagne présidentielle de 2007 et celle qui a suivi sur les tests ADN témoignent qu?elles interviennent toujours dans le débat politique. Habituellement, la critique du déterminisme génétique se fait au nom de principes éthiques. Dans L?origine des individus, Jean-Jacques Kupiec se place d?un point de vue différent, celui de la recherche biologique. Il démontre que le déterminisme génétique ne doit pas être rejeté uniquement parce qu?il est moralement injuste, mais parce qu?il est faux scientifiquement. Il est en contradiction avec les données acquises par la biologie moléculaire. L?analyse montre également que les théories holistes et les théories de l?auto-organisation ne sont pas des alternatives valables. Pour résoudre la contradiction du déterminisme génétique, la biologie doit dépasser les schémas de pensée qui l?ont toujours enfermée depuis l?Antiquité. L?ontogenèse et la phylogenèse sont deux aspects inséparables d?une même réalité ne constituant qu?un seul processus d?hétéro-organisation. Au cours de cette ontophylogenèse, les êtres vivants individuels et les espèces se forment de manière identique. L?environnement n?est pas seulement ce qui est extérieur à l?organisme, il se prolonge dans son milieu intérieur où agit la sélection naturelle. L? ontophylogenèse détruit la conception d?un individu qui n?existerait que par sa détermination interne et lui substitue celle d?un individu existant par la relation à ce qui lui est extérieur. L?Autre est présent dans les fondements biologiques de notre identité.Jean-Jacques Kupiec est chercheur en biologie et en épistémologie au centre Cavaillès de l?Ecole normale supérieure de Paris. Son travail concerne la biologie moléculaire, la biologie théorique et la philosophie de la biologie.Notes Biographiques : Jean-Jacques Kupiec est biologiste, chercheur INSERM au Centre Cavaillès de l'Ecole normale supérieure de Paris. Sa recherche porte sur la biologie moléculaire, la biologie théorique et la philosophie de la biologie. En 1981, il a proposé de remplacer la théorie du programme génétique par une théorie qui introduit le hasard dans le fonctionnement des cellules vivantes. Depuis lors, il a publié de nombreux articles sur ce sujet, dans des journaux scientifiques et dans des revues de vulgarisation.Il est l'auteur de Ni Dieu ni gène (Seuil, 2000).
Ouvrage collectif dirigé par Jean-Jacques Kupieck, biologiste à l'École normale supérieure de Paris.Les différents chapitres sont écrits par: Jean-Jacques Kupieck, Michel Marange, Gérard Lambert, Marc Silberstein, Thomas Heams, Anne-Marie Moulin, Thomas Pradeu, Jean-Gaël Barbara, Matteo Mossio, Jean-Claude Dupont, Charles Wolfe, Camille Danzon, Richard Burian, Guillaume Lecointre, Patrick Matagne