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Karl Mannheim. Idéologie, utopie et connaissance
Kupiec Anne
DU FELIN
18,90 €
Épuisé
EAN :9782866456283
Karl Mannheim, grande figure intellectuelle européenne, est l'un des fondateurs de la sociologie de la connaissance. Né en Hongrie en 1893, Mannheim a enseigné en Allemagne de 1920 à 1933 puis, contraint à l'exil, il s'est installé en Angleterre jusqu'à sa mort en 1947. Face à la crise dans laquelle s'enfonce l'Allemagne d'abord puis l'Europe tout entière, Mannheim tente d'élucider les raisons qui poussent certains à s'accrocher au passé et d'autres à dessiner un avenir en rupture avec le présent. Faisant appel à de nouvelles modalités du connaître, il essaie d'élaborer ce qu'il appelle une nouvelle science du politique pour surmonter les difficultés de l'entre-deux-guerres. Mais son approche originale - ce qu'il appelle l'exploration des possibles - présente un caractère suffisamment général pour constituer une leçon stimulante pour le présent. Grâce à sa manière d'écrire, Mannheim compose une sorte de modèle socratique qui aménage les conditions d'une relation active avec son lecteur ainsi conduit à une analyse constante et autonome. L'on comprend pourquoi L'oeuvre de Mannheim a suscité les réactions, souvent passionnées, de nombreux penseurs occidentaux du xxe siècle. Ce livre veut donner sa vraie dimension à une ?uvre trop négligée en France ces dernières décennies.
Genel Katia ; Kupiec Anne ; Moutot Gilles ; Muhlma
Au milieu de la Seconde Guerre mondiale, dans une détresse fondamentale, et un désir de repenser la modernité à l'aune même de la catastrophe en cours, Adorno et Horkheimer écrivent la Dialectique de la raison. Texte qui tente de penser les démons modernes à l'intérieur même du mouvement d'émancipation qu'ont représente la modernité, les Lumières, le déploiement de la raison. Notre époque actuelle, on le voit bien, est loin d'être étrangère à ce type de problèmes. Aux désirs régressifs d'en finir avec la raison comme à ceux de lui donner tous les pouvoirs. Aux cultes des "chefs" comme à ceux des "experts". Aux colères qui veulent tout casser comme aux certitudes sereines que tout ne va pas si mal et qu'il faut être "raisonnable". Nous essaierons d'être "le guetteur des régressions de la raison et de ses retournements en mythologie" (Miguel Abensour) et, autant que possible et sans sérénité ni assurance, le capteur, aujourd'hui, de certaines dominations enfouies ou banalisées, et de quelques ouvertures utopiques oubliées ou ignorées.
Kupiec Anne ; Leibovici Martine ; Muhlmann Géraldi
L'idée d'Etat-Nation est soutenue par le principe de souveraineté, populaire d'abord, nationale ensuite. Or, par une analyse très originale de la liberté politique, qui prend à contre-pied l'évidence d'une assimilation du pouvoir politique à l'exercice d'une souveraineté, Hannah Arendt démontre l'incompatibilité des principes de liberté et de souveraineté. L'extraordinaire portée de cette critique, qui prend naissance dans l'examen de l'Etat-nation mais en excède la seule dimension pour inviter à repenser le politique dans son concept, reste encore sous-estimée.
Bibliophile exceptionnel, polygraphe, précurseur du romantisme, l'écrivain Charles Nodier (1780-1844) a publié à la fois des romans, des contes, des récits, des allégories et des articles pleins d'ironie. Il lui arrivait de ne pas signer ses livres, de prendre des pseudonymes et de multiplier les masques au point que s'impose assez vite la question de son rapport aux divers régimes politiques qui, depuis la Révolution jusqu'à la Monarchie de Juillet, ont constitué le temps historique dans lequel il écrivait. L'hypothèse d'Anne Kupiec est d'emblée politique : Nodier a éprouvé d'une manière suraiguë le moment révolutionnaire, en dépit du fait qu'il l'a vécu en étant encore un enfant. Le fil conducteur politique qui ouvre la lecture de l'oeuvre se confronte alors à des difficultés irréductibles, celle des formes changeantes de l'expression littéraire de Nodier, celle des masques multiples de l'écrivain et, enfin, celle d'une ambiguïté des positions politiques. En effet, Nodier fait à la fois l'éloge de Bonald et de Saint-Simon, de Madame de Staël et de Babeuf ou de Buonarroti, il critique le despotisme de l'Empire et se trouve déçu par la Monarchie de Juillet. L'analyse doit ainsi s'élever à la saisie du sens profond de l'ambiguïté, après en avoir traversé toutes les formes et toutes les variations. Ainsi s'éclaire peu à peu la nature d'un scepticisme politique qui doute de tout sans renoncer à rien, qui use des formes multiples de l'écriture pour éveiller son lecteur à l'interrogation, sinon à la critique, du présent et des éléments de positivité de ce présent. La pensée politique fait le détour du fantastique, du rêve animalier, de l'éloge paradoxal, de la "monomanie réflective" , de la fiction pour conjurer le désenchantement et ménager des perspectives d'écart, de recul, d'exil par rapport aux déceptions que la période post-révolutionnaire a suscitées. De manière étonnante Nodier est celui qui, en 1835, au moment de l'édition du Discours de la servitude volontaire par Lamennais, propose d'éditer les oeuvres complètes de La Boétie. Cette proposition est d'autant plus significative que Nodier a été l'éditeur des Institutions républicaines de Saint-Just... Le penseur politique n'est pas démasqué, mais son masque d'écritures découvre ses vrais enjeux.
L'ouvrage de Gérard Bonet explore l'histoire d'une "¬ agence oubliée¬" , Inter-France. Officine patronale sous le Front populaire, elle s'impose dès 1938 comme la plus vaste entreprise de manipulation de l'opinion publique en province. En moins de 10ans, sous l'impulsion de Dominique Sordet, Inter-France va devenir la plus importante des agences de presse de l'Occupation. Des centaines de titres des deux zones, de ceux qui irriguent les terroirs et sont lus, chaque jour, par des millions de lecteurs, y puisent le coeur de leur information. D'abord nationaliste, puis ouvertement collaborationniste, enfin franchement hitlérienne, c'est l'un des plus formidables outils de propagande au service de la collaboration avec les nazis. Ne négligeant aucune source, exploitant la cartographie et s'appuyant sur un solide appareil critique, ce livre, complet et précis, apporte un éclairage inédit sur les "¬années noires¬" et l'histoire de la presse. Gérard Bonet est journaliste honoraire et docteur en histoire. Il travaille sur l'histoire de la presse des XIXe et XXe siècles.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !