Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une vérité contestée. Mémoires Tome 2, 1968-1980
Küng Hans ; Bagot Jean-Pierre
CERF
52,80 €
Épuisé
EAN :9782204088558
Hans Küng a été un des protagoniste les plus éminents de l'aventure théologique au XXe siècle. A la fois prêtre et théologien, c'est un homme sûr de son appartenance, engagé au service de l'Eglise, conscient de ses responsabilités de théologien, épris d'excellence et de rigueur scientifique, travailleur infatigable, passionné d'échanges et de rencontres, curieux de tout, heureux de vivre, que l'on retrouve dans le deuxième volume de ces Mémoires, qui s'étend de 1968 à 1980. Bien que durement éprouvé par le traitement que lui a réservé son Eglise, Hans Küng raconte ici son histoire avec dignité et objectivité. Par une foule de détails, il offre au lecteur contemporain une documentation exceptionnelle - et de première main - sur les modes de fonctionnement et les pratiques de l'administration vaticane dont il a eu à souffrir, et que d'autres ont critiqués par ailleurs. Tandis que, au fil de voyages autour du monde, l'auteur se forge une réputation internationale, il élargit sa vision des choses, en particulier sur les religions du monde, et publie trois best-sellers: Infaillible? Une interpellation (1970), Etre chrétien (1974) et Dieu existe-t-il? (1981). Dans le même laps de temps, un de ses collègues de Tübingen, Joseph Ratzinger entame une carrière qui le mènera aux sommets de la hiérarchie jusqu'à son élection comme pape, sous le nom de Benoît XVI... Comment le parallélisme de ces deux parcours ne frapperait-il pas les esprits? Hans Küng signe un livre captivant, témoignage passionnant et stimulant de son goût pour la vérité autant que pour la liberté.
Résumé : Où va la théologie ? Comment lui redonner vie et dynamisme en cette fin de siècle ? Pour Hans Küng, elle doit avant tout relever trois grands défis. D'abord, celui de l'?cuménisme : après des décennies de dialogue, l'heure est venue, pour les trois grandes confessions, de se recentrer, sans nostalgie de leur particularité, sur ce qui les fonde : la Bible, et sur celui qui est la norme de la Bible elle-même : le Christ. Le second défi sera relevé si la théologie accepte, comme les sciences de la nature, de renouveler son "paradigme", ses modèles de compréhension. Son horizon doit être le monde vécu des hommes d'aujourd'hui monde moderne des sciences et des techniques, de la raison critique et éclairée, mais aussi monde post-moderne de la critique de ce monde, de ses échecs et de ses faux espoirs. La troisième partie revient sur les exigences du dialogue et de la compréhension entre les grandes religions du monde. Elle n'esquive pas la question de la vérité et de la valeur de chaque religion. Dans un langage aussi clair et pédagogique que d'habitude, Hans Küng propose à la fois un discours de la méthode et un cheminement personnel exemplaires.
Depuis des années, l'Eglise offre de toute évidence les signes alarmants d'une " émigration " intérieure et extérieure, qui a déjà gagné de nombreux milieux. Soucieux de l'Eglise, Hans Küng prend la parole pour dénoncer les graves désaccords qui séparent les promesses conciliaires et les réalisations post-conciliaires. Au cours des vingt dernières années, le théologien bien connu pour son attitude critique a sans cesse incité l'Eglise à s'engager sur la voie des réformes, et a proposé des solutions pour une Eglise ouverte et tournée vers l'avenir. Les textes ici rassemblés, appuyés sur une conception ecclésiologique cohérente, en témoignent. Hans Küng demande que soient revues certaines positions théologiques actuelles, notamment celles qui concernent le rôle des laïcs, la communauté oecuménique de la Cène, l'ordination des femmes et le célibat des prêtres. Dans les polémiques qui agitent l'Eglise, son loyalisme critique et son authentique catholicité pèsent de tout leur poids, et redonnent aux catholiques l'espoir de retrouver une Eglise charismatique marquée par l'esprit de Vatican II. Ce livre courageux et vivant nous montre le chemin à suivre et nous découvre la vision d'une Eglise qui se veut actuelle, formée de partenaires égaux, ouverte à l'oecuménisme, et universelle.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.