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Sindbad ou la nostalgie
Krudy Gyula ; Clancier Juliette
CAMBOURAKIS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782366245325
Rêveur cynique insaisissable et personnage culte de l'oeuvre de Gyula Krúdy, Sinbad rend visite aux femmes qu'il a aimées puis abandonnées au cours de sa vie pluriséculaire, espérant s'absoudre de son comportement d'antan. A travers ce pèlerinage de vétéran séducteur, de Budapest en petites villes de province où le passé, pris dans la neige, est conservé intact, le marin de terre dessine les contours accidentés d'une géographie sentimentale. Les étapes en sont des églises, des cimetières, des fenêtres, ou encore les rives du Danube, autant d'endroits où la mélancolie tapisse le réel - jusqu'à se substituer à lui. Mensonges et vérités, ironie et nostalgie s'entremêlent jusqu'à se confondre en une seule émotion évanescente qui n'a d'existence que dans que dans l'écriture envoûtante de Krúdy.
Krudy Gyula ; Desarbres Paul-Victor ; Métayer Guil
Pistoli, héros gourmet, Dom Juan et noceur invétéré d'une région de Hongrie qui ressemble parfois au Grand Ouest, revient après une longue absence ; dans un précédent roman, Krùdy nous a décrit son enterrement. Ainsi revenu de l'au-delà, Pistoli se barricade dans sa demeure, comme pour se venger des femmes, des tavernes et du monde qui l'ont déçu. Son ancien amour, Rizujlett, ne parvient à lui soutirer autre chose que l'expression d'une profonde lassitude et d'une certaine mysogynie. Seuls les cris éplorés de Madame Cléophas qui s'est fait dérober son coq par les Tsiganes, lui font reprendre son cheval pour un périple qui sonne comme une rencontre avec son ancienne vie. C'est alors, dans une auberge du bord de route que commence, dans une atmosphère de brumes et de fumée, une autre histoire où cette-fois-ci une femme prend la parole pour raconter sa propre vie, dans un magistral contre-point où les hommes se succèdent, dans un récit que Pistoli doit subir avant d'obtenir enfin ce pour quoi il est venu. Krûdy met en scène le personnage du séducteur vieilli avec une souriante nostalgie. Le parcours initiatique de son héros et sa rencontre avec une femme mystérieuse se déroulent dans un univers dont Krûdy pressentait la fin, lui qui écrivait ce récit durant la Première Guerre mondiale : celui des grandes routes, des auberges, des galantes, de l'aristocratie de province et des Tsiganes qu'il fait resurgir dans une atmosphère onirique, sans quitter le chemin d'une prose tantôt lyrique par la magie de ses descriptions, tantôt savoureuse et pleine d'humour. On y reconnaît la figure d'un très grand écrivain.
Résumé : Dans un train, un inconnu raconte au narrateur son séjour dans une petite ville endormie de la Haute-Hongrie où il a échoué craignant l'imminence d'une catastrophe dans sa vie. Il ne tarde pas pour autant à s'adonner aux plaisirs érotiques et à aller, comme envoûté par les chaussures, les bas blancs et les pieds féminins, d'aventure en aventure jusqu'au jour où la seule vue de la très jeune Eszténa déchaîne en lui l'amour véritable. Sa rencontre avec cette jeune fille éprise d'absolu sera magique. Dans ce roman lyrique, sensuel et délicat, l'art de Krúdy se dévoile à travers une cascade d'images, des ambiances mélancoliques et féeriques et la musique enchanteresse de sa prose. C'est ainsi qu'il dresse le portrait critique de la ville de province et de la condition féminine par de délicieux croquis de différents personnages. Au milieu de l'hypocrisie générale, le voyageur ne cesse de s'interroger sur la place de la pureté et de l'innocence dans notre monde.
Budapest au début du XXe siècle. Deux jeunes actrices de province s'installent dans une maison vétuste de la capitale. A la recherche du bonheur, les deux amies vont à la rencontre de la vie sociale et artistique de la ville où bouillonnent une multitude d'artistes, d'intellectuels ratés et d'aristocrates excentriques. L'auteur suit avec finesse et ironie les passions et les rêves de ses personnages, incapables de survivre dans un monde nouveau : "L'amour, tel qu'il fut chanté jadis par Pétrarque, est hors d'usage dans nos villes. Les petits garnis, les chambres en sous-sol et les maisons de rencontre y régulent la circulation des sentiments, et toute autre forme de phénomène amoureux fait ici figure de curiosité."
Le 25 février 1973, j'ai été nommée Aude et assignée fille à La naissance. Le 30 novembre 2008, j'ai donné naissance à Charlie. Le 24 février 2014, j'ai compris que je n'étais pas une fille et j'ai engagé peu de temps après une transition. Le 26 février 2014, j'ai commencé un carnet, un tout petit carnet rouge et mince offert par deux amies pour mon anniversaire et destiné à Aude : "Le journal des 41 ans commence maintenant." Il allait devenir Le journal d'Adel. Mais Le 25 février 2014, c'était le journal d'un reste infime de moi, d'un tout juste moi.
On nous avait prévenus, et la catastrophe écologique a fini par arriver. Dans un monde où les continents ont disparu, un père et son fils vivent sur l'eau, dans une maison-bateau. Le quotidien n'est pas de tout repos, la vie sur l'océan est tumultueuse. Au milieu des réparations, des explorations et de rencontres aquatiques, le père raconte. Il parle de l'époque où il vivait sur terre, de sa femme disparue, des créatures sous-marines, et il raconte à son fils comment les hommes ont formé des villes flottantes pour survivre et s'organiser dans un monde bouleversé par la disparition des terres. Une dystopie écologiste autour de la mer et de ses richesses.
Résumé : Le 13 décembre 1943, une tragédie a frappé la ville de Kalavryta : en représailles aux actions des résistants grecs, des soldats allemands ont assassiné tous les hommes présents. Parmi eux, Athos est laissé pour mort. Afin de surmonter son traumatisme, il se réfugie dans la forêt, qu'il ne quittera plus qu'à de très rares occasions, laissant sa femme et sa fille dans le doute quant à sa disparition. Sa présence planera comme une ombre sur les trois générations de femmes de sa descendance, chacune oscillant entre la volonté d'en savoir davantage sur cet homme qu'elles ont peu ou pas connu, et celle d'oublier, pour se consacrer aux vivants. Dans son premier grand roman, récompensé par le prix de l'Académie d'Athènes, Maria Stefanopoulou convoque l'Histoire en mettant en regard les conséquences de la catastrophe historique et la vie dans la forêt garante de la liberté. Avec virtuosité et une impressionnante compréhension de l'âme humaine, elle bâtit ce bouleversant récit qui interroge la transmission des mythes et de la mémoire.
Résumé : Ce n'est qu'à travers le filtre de la cuisine que je peux relire mon passé et préparer mon futur. Cuisiner est une obsession maladive, certes, mais elle m'a sauvé la vie. De son enfance à Rome dans les années 1950 jusqu'à Milan où elle vit désormais depuis des années. Stefania Giannotti ne semble jamais avoir passé une journée trop à l'écart des fourneaux. Car loin d'être vécue comme une source d'asservissement, la cuisine a toujours été pour elle synonyme de liberté et de créativité. A chaque état d'esprit, rencontre, amitié ou engagement, sa recette. Détaillés avec humour et grandiloquence, plus ou moins élaborés mais toujours savoureux, les petits plats qu'elle partage avec nous, aussi variés que les régions de l'Italie, illustrent de nombreuses anecdotes liées à son existence de femme moderne et émancipée, reflétant les événements majeurs de l'histoire italienne récente. Entre mémoire intime et "cuisine de la mémoire", Stefania Giannotti livre un récit de vie et de bouche incarné et sensible.