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Gilles Deleuze et Félix Guattari. Une philosophie des devenirs-révolutionnaires
Krtolica Igor
AMSTERDAM
13,00 €
Épuisé
EAN :9782354802882
L'oeuvre de Deleuze et Guattari est une philosophie des devenirs-révolutionnaires, qui est à la fois ancrée dans son époque et en rupture avec elle. Dans L'Anti-Eodipe et Mille plateaux, Deleuze et Guattari veulent en effet : théoriser le potentiel révolutionnaire qui s'est manifesté en Mai 68 et qui a rouvert les possibles dans l'histoire, par une combinaison originale de révolution sociale et de révolution désirante (théorie des minorités) ; analyser les conditions qui ont permis le retournement de ce moment révolutionnaire en une vaste contre-révolution mondiale, avec les nouvelles formes de répression des minorités (théorie du néo-fascisme) ; et déterminer les moyens d'élargir la brèche ouverte dans l'histoire par le mouvement de Mai 68 et contribuer à dresser l'organisation révolutionnaire qui lui a fait défaut (théorie de la machine de guerre minoritaire et révolutionnaire). S'exprime là tout un effort pour revitaliser les forces sociales et en libérer le potentiel révolutionnaire. Cet horizon n'est-il pas encore le nôtre ?
Peut-on sentir et expérimenter que l'on est éternel ? On dit parfois que l'art, la philosophie ou la religion peuvent nous permettre d'échapper à notre condition temporelle, et nous faire accéder à l'éternité. Mais sait-on alors ce qu'on dit ? Prétendre à une telle expérience de l'éternité, ne serait-ce pas plutôt une marque de folie ? Ce livre ne veut pas en préjuger. A l'écoute de la littérature, de la philosophie, de la théologie, mais aussi de la clinique psychiatrique, il veut saisir les contours de ces expériences de l'extrême pour les évaluer et tâcher d'en tirer les enseignements pour la compréhension de l'expérience, de l'éternité et de notre condition temporelle. De Spinoza aux tatouages des individus borderline, de la deep ecology à Simone Weil, ce livre explore les manières de faire sentir et résonner l'éternité.
En 1956, Romain Gary obtint son premier prix Goncourt avec Les Racines du ciel . Ce livre fut considéré comme " le premier roman écologique " parce qu'il raconte l'histoire d'un individu qui prend la défense des éléphants d'Afrique. Romain Gary s'enorgueillissait ouvertement du titre de " premier écologiste de France ". Cependant, son oeuvre littéraire avait jusque-là surtout été animée par des thématiques politiques, à commencer par l'après-coup de la lutte antifasciste pendant la Seconde Guerre mondiale, à laquelle Gary avait lui-même directement participé comme aviateur de la France libre. Mais quel lien pouvait-il bien y avoir entre la lutte antifasciste et l'écologie, entre les horreurs de la guerre et la défense des éléphants ? Pour Gary, le lien était clair, et il lui donna justement un nom dans Les Racines du ciel : " l'affaire homme ". L'affaire homme, c'est la contradiction fondamentale de l'humanisme européen, cet idéal de civilisation qui, depuis la Renaissance, a suscité aussi bien d'immortelles créations de l'esprit que les violences barbares les plus mortifères. Au milieu du XX e siècle, lorsque cette contradiction devient définitivement intenable, Gary estime qu'est devenue nécessaire une transformation profonde de l'humanisme : des rapports de l'homme à la nature, aux animaux et aux autres, mais aussi des valeurs qui l'animent. Les rapports de domination et le virilisme de la puissance doivent désormais céder leur place au besoin universel de protection et de tendresse. Les Racines du ciel est le roman de cette reconfiguration.
Résumé : 1956 : le prix Goncourt est attribué aux Racines du ciel, roman dont le héros, Morel, se bat contre l'extermination des éléphants dans une Afrique en lutte pour son indépendance. Romain Gary le présente comme le premier roman écologique. L'écologie lui permet de résoudre la contradiction politique insoutenable dans laquelle se débat l'Occident après guerre : impossibilité de croire en l'homme, impossibilité de renoncer à y croire. Comment continuer à donner un sens à l'idée de civilisation ? Le maintien de l'idéal humaniste suppose d'en passer par un combat dont l'homme n'est plus le centre. Tel est le paradoxe ici exploré. Cet essai littéraire et philosophique montre toute la complexité de la pensée de Romain Gary, son ironie et son humour permanents, ses contradictions, son rejet de tout dogmatisme. Et sa modernité : en avance sur son temps, le romancier anticipe les controverses qui animent la pensée écologique contemporaine, où l'humain n'est qu'une partie de la nature mais où la nature devient elle-même inséparable de l'histoire, de la société et de la politique. Cette synthèse inédite de l'oeuvre de Romain Gary est une analyse originale de la tension entre engagement humaniste et cause écologique.
Résumé : Gilles Deleuze le souligne lui-même : "les vies des professeurs sont rarement intéressantes". Mais derrière un professeur se cache parfois un penseur, et Deleuze fut passionné par la vie des penseurs. Ses premiers textes, qu?ils s?intéressent à Hume, Nietzsche, Kant, Proust, Bergson ou encore Sacher-Masoch, en portent la trace. L?éclectisme apparent de ces objets d?étude ne doit néanmoins pas tromper : s?il avance masqué derrière les auteurs qu?il commente, Deleuze n?est pas un simple commentateur, mais propose déjà sa philosophie. Cet ouvrage présente l?oeuvre philosophique de Gilles Deleuze (1925-1995) en trois périodes consacrées successivement à l?histoire de la philosophie, à la philosophie politique et à l?expérience d?écriture avec Felix Guattari, à la création philosophique et artistique. Il montre ainsi comment, si chaque livre de Gilles Deleuze propose une nouvelle batterie de concepts pour traiter un problème original, se dégage de l?ensemble de l?oeuvre deleuzienne une philosophie étonnamment cohérente.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.