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Les Pieds sur terre. Nouvelles du réel
Kronlund Sonia
ACTES SUD
22,40 €
Épuisé
EAN :9782330002558
Régulièrement - à la faveur d?élections majeures, notamment - la France découvre l?existence d?inconnus qui vivent, ignorés, à l?intérieur de ses frontières. Médusée, elle constate que des individus se montrent soudain capables de voter en s?enrôlant sous la bannière de la hargne, que le peuple, désespéré, a perdu la foi dans ses institutions et ne prend plus la peine de donner son opinion, que des gens vivent de presque rien, travaillent parfois sans gagner de quoi se loger et sont, pour survivre, tributaires d?expédients en tous genres? Ces gens que tels ou tels événements font alors, à la surprise générale, apparaître sous les espèces de l?anomalie (et, plus rarement, du miracle), deviennent sur-le-champ l?objet d?analyses et d?interprétations sauvages et sans vergogne: leurs gestes, leurs mots (voire, le plus souvent, leurs silences?) sont récupérés à l?envi, dépecés, étiquetés, médiatiquement ?rentabilisés? (et, dans la plupart des cas, bientôt anesthésiés). Les analyses répondent aux analyses en oubliant que ces paroles, qu?il est question d?analyser, nul ne les entend plus - en admettant qu?elles aient jamais été entendues. Ces anonymes, il y a dix ans, quand a débuté l?émission Les Pieds sur terre, la demi-heure quotidienne de documentaire produite sur France Culture par Sonia Kronlund (du lundi au vendredi, de 13h30 à 14h), on les appelait ?la France d?en bas?: ils venaient tout juste de remplacer ?les vrais gens?, expression très en vogue à la fin des années 1990: quel que soit le nom qu?on leur donne, ce sont bien eux, en tout cas, que Sonia Kronlund et ses collaborateurs se sont, sur une décennie, attachés à rencontrer, à tirer de l?ombre et à faire tout simplement s?exprimer, semaine après semaine, sur les ondes d?une radio connue pour son exigence et sa créativité. Et ce sont eux, à travers une émission au long cours qui rendait leur discours enfin ?audible?, que des milliers d?auditeurs ont, dès lors, rencontrés à leur tour et appris à connaître. Pour célébrer les dix ans d?existence de cette aventure radiophonique et citoyenne, et parce que le colossal matériau archivé lui semblait pétri de questions essentielles (et parfois détenteur de quelques réponses?), Sonia Kronlund a voulu, avec ce livre, fédérer une parole plurielle à travers une sélection de voix (une petite centaine), choisies non pour ce qu?elles ?représentent? ou pourraient ?illustrer?, mais pour leur humanité, pour leur capacité à apporter la contradiction, pour leur résilience ? voire pour l?humour (pas forcément désespéré!) qui parfois, souvent, les traverse. Prolonger, par écrit, le bruit immense du vivant, redonner pleinement droit de cité à une parole libre (ou que le génie propre de l?émission a su libérer) et, ce faisant, apporter un éclairage inédit, sur cette décennie qui a commencé en 2002 avec l?arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles et qui va s?achever, en mai 2012, avec une nouvelle élection elle aussi susceptible de réserver des surprises, tel est le but de cet ouvrage qui semble donner une suite vocale à l?enquête (elle aussi collective) naguère publiée sous la direction de Pierre Bourdieu sous le titre La Misère du monde, en dressant le ?portrait? d?une langue française en mouvement - parlée, vécue, travaillée, chahutée, bousculée, radicalement plurielle et résolument mutante. Les témoignages ici rassemblés fourniront donc au lecteur-citoyen une autre sorte d??information? sur ce qui, pendant ces dix ans, s?est passé et a changé en France: dans la vie des gens, dans les méthodes de travail, dans les maisons, les familles, les couples, dans le rapport à la politique. Et, également, sur ce qui est resté en l?état (pour le meilleur ou pour le pire). Rendant compte aussi bien d?une époque à la fois proche et lointaine que de questions de société récurrentes, écrits au style direct, d?une longueur variable, chacun de ces ?portraits de langue? est précédé d?une brève introduction, d?une description du ?grain de la voix? du locuteur et, si nécessaire, suivis de quelque précisions sur ce qu?est devenu, au fil du temps, l?interlocuteur concerné. Mémoire sonore d?une décennie, l?ouvrage s?ouvre sur une préface où Sonia Kronlund évoque non pas le making-off et les coulisses de quelque exploit radiophonique quotidien mais la ?simple? angoisse du documentariste au moment de sortir le micro, le rapport des médias aux ?gens normaux? et l?évolution de la société française durant dix ans. Dix années consacrées à relayer, avec autant d?humilité que de rigueur, la parole multiple de tous ceux qui, ?indignés? ou non, édifient jour après jour la communauté. Et ce au prix d?une résilience qui s?exprime ici en mots suffisamment inédits pour fossoyer durablement toutes les langues de bois qui s?emploient à stériliser le débat qu?une société doit nécessairement entretenir avec elle-même.
« Il se fait appeler Ricardo, Alexandre, Daniel ou Richard. Il est argentin, brésilien ou portugais. Il se prétend chirurgien, ingénieur, photographe ou policier, sans qu?aucune femme ne doute de la réalité de ses activités. Car ce menteur de haut vol parvient à mener en parallèle quatre vies conjugales dans plusieurs pays et sous différentes personnalités imaginaires, toutes plus séduisantes les unes que les autres.Lorsqu?une de ses compagnes m?a contactée et que j?ai découvert l?histoire de celui que je nommerai Ricardo, elle s?est immédiatement imposée. Les hommes que j?ai aimés étaient souvent malhonnêtes et menteurs. Et dans mon travail, je me suis beaucoup intéressée aux baratineurs, bonimenteurs, vendeurs de bobards de tout acabit.Ricardo, c?était le niveau supérieur. Il est devenu un nouvel objet à l?intérieur d?une quête personnelle sans fin ni vérité, mais dont le chemin me passionne. Quels invraisemblables stratagèmes utilise-t-il ? Pourquoi vivre sur un fil, de légende en légende? Dangereux manipulateur, grand malade, amoureux compulsif ? J?ai décidé d?enquêter, persuadée que si je n?avais pas croisé sa route, si je ne figurais pas sur la liste de ses victimes, c?était une simple coïncidence. Il m?a fascinée, terrifiée, amusée aussi.Ce livre raconte un imposteur extraordinaire, à travers les témoignages des femmes qui l?ont aimé, un détective privé qui l?a suivi, les policières qui l?ont attrapé. De Paris à Varsovie en passant par les favelas du Brésil, un incroyable voyage à la recherche d?un caméléon de génie. Elles cherchaient l?homme idéal, il composait l?amoureux de leurs rêves. Au risque de tout perdre, et de se trouver pris à son propre piège : le nôtre, celui du livre et de la fiction ». Sonia Kronlund.Notes Biographiques : Sonia Kronlund a créé et produit depuis 2002 l?émission Les Pieds sur Terre sur France Culture. Elle a collaboré à l?écriture de nombreux scénarios, et réalisé le documentaire Nothingwood (2017). Elle a publié Je me souviens du 9e arrondissement, (Parigramme, 2001) et Les pieds sur terre, nouvelles du réel (Actes Sud, 2012).
Résumé : "Il se fait appeler Ricardo, Alexandre, Daniel ou Richard. Il est argentin, brésilien ou portugais. Il se prétend chirurgien, ingénieur, photographe ou policier, sans qu'aucune femme ne doute de la réalité de ses activités. Car ce menteur de haut vol parvient à mener en parallèle quatre vies conjugales dans plusieurs pays et sous différentes personnalités imaginaires, toutes plus séduisantes les unes que les autres". Qui est cet imposteur ? Comment procède-t-il ? Pourquoi ? Avec l'aide des femmes qui l'ont aimé, d'un détective privé polonais et de policières brésiliennes, Sonia Kronlund a mené l'enquête. Pendant cinq ans, elle a cherché les traces de l'homme aux mille visages. Aujourd'hui, elle raconte comment ce fascinant caméléon s'est trouvé pris au piège de sa propre démesure.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Les Editions Joëlle Losfeld poursuivent, avec La tragédie de Lurs, la publication des inédits et des introuvables de Jean Meckert, alias Jean Amila. En 1952, Meckert est envoyé à Lurs par le journal France Dimanche pour couvrir ce qui deviendra un des faits divers les plus retentissants du siècle : l'affaire Dominici. Deux ans plus tard, Meckert revient sur cette expérience et examine le rôle tenu par les médias dans le développement de l'affaire. Entre faits bruts et récit à scandale, il tente d'analyser le travail de journaliste et livre son propre point de vue sur des faits qui, cinquante ans plus tard, continuent de susciter des commentaires et d'alimenter des fictions.
Résumé : Le meurtre a ses raisons que la raison ignore... Plongez dans l'univers fascinant et effrayant des grandes affaires criminelles de ces dernières années ! Guy Georges, Michel Fourniret, Francis Heaulme, les frères Jourdain, le gang des Barbares... Autant de sombres faits divers qui ont défrayé la chronique, marqué les esprits et dont certains ont gardé leur part d'ombre et de mystère. Qui était "SK1" ? Comment Emile Louis a-t-il pu échapper à la justice pendant plus de trente ans ? Quel était le profil psychologique de l'adjudant-chef Chanal ? Comment Thierry Paulin a-t-il été enfin démasqué ? Qui surnommait-on "l'ogre des Ardennes" ? Disparitions, tueries, vengeances, enlèvements, meurtres en série, crimes passionnels, pulsions meurtrières... Autant de crimes qui nous interrogent et nous captivent tout autant. Passez du côté obscur de l'âme humaine et de ses perversions afin d'essayer de comprendre les circonstances de ces événements tragiques. Plus de 300 illustrations, des documents rares, inédits et des fac-similés exceptionnels parmi lesquels un courrier de Patrick Henry expédié à l'issue de son procès, le tableau synoptique des traits physionomiques créé par Alphonse Bertillon, l'arrêt de la cour de Reims confirmant la détention de Pierre Chanal, ou encore l'une des lettres anonymes du corbeau envoyée aux parents du petit Grégory Villemin.
J'accuse l'Eglise d'avoir instauré la loi du secret, alors que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles. J'accuse l'Eglise d'avoir nié ou minimisé la gravité des agressions sexuelles sur mineurs. J'accuse l'Eglise d'avoir créé un climat incestueux, alors que ce registre est celui qui permet le mieux de transgresser les frontières. Pour la première fois, cet ouvrage enquête sur les vraies raisons de la pédophilie dans l'Eglise. Paul Ariès apporte un éclairage inédit et réfute les idées reçues : non, l'homosexualité, la libération des moeurs ni même le célibat des prêtres ne sont à l'origine des crimes perpétués au sein de l'Eglise. Pour en finir avec les abus de pouvoir et la loi du silence, il propose des pistes pour réformer de nombreux dogmes, en matière de sexualité, certes, mais aussi et surtout en matière de fonctionnement interne.
Résumé : Comment empêcher les hommes de bafouer les droits des femmes ? En matière d'égalité entre les sexes, qu'est-ce qu'un "mec bien" ? Il est urgent aujourd'hui de définir une morale du masculin pour toutes les sphères sociales : famille, entreprise, religion, politique, ville, sexualité, langage. Parce que la justice de genre est l'une des conditions de la démocratie, nous avons besoin d'inventer de nouvelles masculinités : des hommes égalitaires, en rupture avec le patriarcat, épris de respect plus que de pouvoir. Juste des hommes, mais des hommes justes.