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Techniques contre humanisme
Kroll Lucien
SENS ET TONKA
12,50 €
Épuisé
EAN :9782845342613
L'humanisme est issu de l'hospitalité, cette vertu antique née avant le langage : elle était l'équilibre instinctif des hommes encore proches de l'animal : ils vivaient en hordes, en bandes, en tribus, en meutes... L'hospitalité avait humanisé leurs comportements innocemment sauvages : elle est devenue " humanisme ". L'humanisme fluctuait à travers combats, guerres, famines, etc. ; il réapparaissait au cours des grandes périodes de prises de conscience, du Siècle grec jusqu'aux Lumières, jusqu'à nos jours, jusqu'à l'universalisation technique et marchande et le suicide collectif de l'humanité (comme les lemmings ? )... Ainsi, dans les " premiers temps ", nous, les hominidés, nous vivions comme nos cousins les animaux : nous possédions cette cohésion de groupe (les loups ne se mangent pas entre eux) : c'était l'hospitalité, devenue plus tard, l'humanisme. L'hospitalité s'est réfugiée dans notre cerveau reptilien qui est encore celui de l'instinct de la décision : les psychologues de la vente connaissent ce déclic " irrationnel "... Lorsque nous étions préhistoriques, chasseurs, cueilleurs et promeneurs, nous avons très lentement inventé une première technique admirable : l'agriculture. Celle-ci nous a imposé la sédentarisation et, spontanément est né l'urbanisme. C'était déjà une révolution des moeurs : cela avait été a été le début encore innocent, des besoins de prévision et d'action sur la nature : la prospective y était née... Ainsi, se sont créés les éléments urbains : un homme marche et il crée spontanément une rue : celle-ci est habitable, éternelle, vivante. Elle se peuple d'habitations de chaque côté : elles se parlent : c'est une action humaniste de communication longitudinale et transversale. Un autre homme marche à sa rencontre. Ils s'arrêtent tous deux et se parlent : leur parole a ainsi créé la place, un autre espace humaniste de communication, lorsque des huttes se placent autour du chef. Puis viennent une église, un café, des commerces, une autorité, etc. Ce sont les deux formes urbaines éternelles : il y a encore la cour et le jardin... La place et la rue ne sont pas des instruments rationnels : ce sont des liens mythiques et écologiques d'habitants. Le Corbusier n'avait pas le droit de supprimer ce système de relation pour inventer une géométrie disciplinaire. Puis la grille, l'échiquier : il n'est fait que de lignes parallèles. Celles-ci sont des objets urbains qui, par définition géométrique, ne se rencontrent jamais ! Les Grecs avaient inventé l'échiquier mais, sagement, ils ne l'ont utilisé que pour leurs colonies d'Asie Mineure. L'Acropole est une symphonie d'obliques, de désordre vivant... Toute autre est la fondation, déjà militaire de Rome, sur un carré orienté selon un principe Nord/Sud abstrait. Logique : il a commencé par un crime.
?" C'est obstinément le même but que mon atelier poursuit, à travers les diverses missions qu'il a pu réaliser : déstabiliser les certitudes qui font les architectes héroïques, démontrer qu'un milieu aimable ne peut se constituer qu'en dehors des schémas d'autorités et que les outils modernes (organisation méthodique, industrie du bâtiment, informatique, etc.) peuvent être utilisés à produire des milieux diversifiés. " L. K.
?Alma et La Mémé ne sont pas deux demoiselles en villégiature à Bruxelles (Belgique)... Alma est une station de métro onirique et la Mémé une cité d'habitation construite pour et avec les étudiants en médecine. Deux chefs-d'?uvre d'architecture des Kroll, aujourd'hui gravement menacées. Ce livre témoigne que ce serait juste une jolie stupidité que d'éradiquer le témoignage d'une époque joyeuse.
Comment replacer l'architecture contemporaine dans l'évolution générale des mentalités et des tendances politiques vivantes ? Je ne veux pas qu'on la limite à des objets plus ou moins jolis, économiques ou photogéniques : mes propositions s'inscrivent dans un courant culturel (ou politique) visant tranquillement l'écologie. Elles contiennent mon refus fondamental de l'agressivité industrielle, ma culpabilité devant l'irrespect pour les autres cultures et pour les économies spontanées ou locales et mon ambition d'aider une société à démontrer ses complexités à travers son paysage urbain", Lucien Kroll.
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
Et j'étais si naïve, si timide, j'ai changé depuis, quand je pense que j'ai même osé un dimanche aller à la messe avec un " Perfecto ", c'est mon fils le plus jeune qui l'avait oublié là sur un fauteuil et j'ai voulu l'essayer par curiosité, il faut savoir vivre avec son temps, j'en vois des femmes même plus âgées que moi qui se permettent des choses comme ça, et ça ne leur va pas si mal alors quand l'ai vu ce gros blouson de cuir, bien entendu trop grand pour moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, c'était comme une idée complètement follement incontrôlable, je me suis dit : pourquoi pas moi aussi ? J'étais tout de même drôlement gonflée, j'ai juste au dernier moment, sur le parvis avant d'entrer, mis une étole par-dessus !
Ecrit du mois de mars 1999 au mois de mars 2000 - d'où son titre -, cet ouvrage constitué de courtes satires fait référence à la cruauté et à l'absurdité de l'Homme désarmé, malgré tout, face à son propre désarroi. Tu lui dirais alors noblement oui de l'estocade tu meurs c'est beau et le taureau sonderait fier le regard qui ternit le souffle qui s'éteint sous le ciel imparable du soleil sévillan il couperait alors les oreilles et la queue - les couilles du héros en bouquet dans sa bouche séchantes - de ces trophées muni dans son enclos enfin ferait le signe de la croix...