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Carnets de mission dans les maquis thaïlandais (1978)
Krivine Jean-Michel ; Rousset Pierre
INDES SAVANTES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782846542869
En 1978, le Dr Jean-Michel Krivine se rend secrètement dans un maquis communiste de Thaïlande, pour une mission à la fois humanitaire (aide médicale) et politique (selon ses convictions trotskistes). L'insurrection communiste qui touche la Thaïlande dans les années 1970 est moins bien connue que d'autres. Très rares sont les Occidentaux qui l'ont approchée, particulièrement dans les maquis maoïstes. Cette "mission" du Dr Krivine présente donc un intérêt certain, car c'est un témoignage rare : elle donne des indications sur les forces et les faiblesses d'un mouvement communiste d'abord classiquement développé dans les centres urbains, qui, dans les années soixante-dix, se "maoïse" et entend alors toucher les campagnes. Pierre Rousset a écrit une introduction retraçant l'histoire du Parti communiste thaïlandais, et le contexte politique et historique des années qui encadrent le voyage du Dr Krivine.
Mal aimée, mal comprise, parfois crainte, la science est également malmenée par les tenants du "tout se vaut" qui la dénigrent au rang d'opinions, voire de simples croyances. On y croit ou on n'y croit pas, à chacun sa vérité... Dans un langage plus recherché, certains voient dans la science une "narration du monde" socialement construite, propre à une époque et à une région du monde, et dont les prétentions à l'objectivité sont abusives. C'est ignorer à quel point la démarche qui conduit à la vérité scientifique est particulière. Les auteurs de ce livre font revivre les débats suscités pendant deux mille cinq cents ans par cette question primordiale : la matière est-elle une substance continue, ou est-elle formée de briques indivisibles, les atomes ? En retraçant les dernières étapes de sa résolution, ils montrent comment la science se construit, au milieu des controverses et grâce à elles. Ce n'est jamais un fait isolé qui emporte l'adhésion des scientifiques, mais la façon dont une théorie nouvelle s'insère dans le réseau dense et imbriqué de tous les faits connus, et apporte sur eux un nouvel éclairage.
Résumé : Depuis très longtemps, l'origine des mathématiques et leur rôle dans tous les aspects des sociétés humaines occupent philosophes et scientifiques. Jean Louis Krivine nous propose ici sa propre explication et la portée de ses idées nouvelles est considérable. Elles ouvrent des perspectives de recherche passionnantes, à la condition toutefois, "de se décider à abandonner une fois pour toutes la folle chimère d'un Univers régi par des lois mathématiques". Le présent livre expose les liens entre la théorie de l'évolution et des découvertes récentes reliant logique et informatique théorique, dont certaines sont dues à l'auteur. Il explique notamment pourquoi la physique s'écrit nécessairement en termes mathématiques, et nous éclaire sur certains paradoxes de la mécanique quantique. Les personnes intéressées par les sciences, les mathématiques, la physique, la biologie, les sciences cognitives ou la philosophie trouveront dans ce livre matière à nourrir leur réflexion, voire à aller plus loin sur le chemin tracé par l'auteur en développant certaines de ses hypothèses et de ses idées. L'aventure n'en est qu'à ses débuts.
Résumé : Ce livre, principalement adressé aux étudiants en troisième année de licence et en master de physique mais aussi aux élèves des écoles d'ingénieurs ne cherche pas à remplacer un cours de mécanique statistique. Il vise, à l'aide d'une progression d'exercices et de problèmes longuement corrigés et commentés, à faire comprendre comment ça marche. La correction sera d'autant plus détaillée que le problème sera simple. Les plus difficiles (indiqués comme tels), ne pouvant être abordés sans un minimum de connaissances, auront une correction complète, mais plus synthétique. Plusieurs solutions seront souvent proposées. Le lecteur pourra commencer directement à les résoudre et ne recourir aux rappels de cours ou à l'appendice mathématique qu'en cas de nécessité.
Domaine d'une grande richesse, la logique mathématique donne lieu à des découvertes théoriques majeures. L'explosion de l'informatique, avec des applications et des intuitions nouvelles, lui a fourni une impulsion décisive et inédite. Ce cours, enseigné à l'université, traite de manière détaillée des domaines fondamentaux de la logique mathématique. Dans le premier tome sont exposés le calcul propositionnel, les algèbres de Boole, le calcul des prédicats et les théorèmes de complétude. Ce second tome est consacré aux problèmes de récursivité et de formalisation de l'arithmétique, aux théorèmes de Gödel et à la théorie des ensembles ainsi qu'a la théorie des modèles. Outre le cours, de nombreux exercices corrigés permettront au lecteur d'acquérir et de maîtriser les différentes notions exposées. L'ouvrage se destine principalement aux étudiants en licence, master et doctorat de logique, mathématique et informatique. Il intéressera également les élèves ingénieurs et les étudiants désirant s'orienter vers les mathématiques pures ou l'informatique, ainsi que les chercheurs et les ingénieurs de recherche en informatique.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.
Quatre années dans l'enfer : d'Artois en Champagne, de Verdun à la Somme, du Chemin des Dames aux derniers assauts allemands, une telle présence fait du médecin charentais Frédéric Massonnet un précieux témoin de l'indicible, lui qui fut chargé avec son "ambulance" d'évacuer blessés et morts-vivants des champs de bataille. Militaires apeurés ou excités-épileptiques, médecins orgueilleux ou loqueteux, état-major aux ordres inopérables, en passant par ses propres camarades, aumôniers au sacré caractère, soldats passifs et abrutis, le témoignage de l'aide-major Massonnet n'épargne personne. Pas de gloire ni de louange aux troupes, c'est ce qui fait de ce récit unique un manifeste contre la guerre car il existe peu d'écrits de poilus qui, à chaud, ont partagé ce point de vue, emportés qu'ils étaient dans la frénésie de l'engagement au "combat juste".