Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La république imaginaire. La Renaissance - Tome 1, La pensée politique moderne de la Renaissance à l
Kriegel Blandine
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204134613
Philosophe française internationalement réputée pour sa lecture révolutionnaire de la philosophie politique en Occident, Blandine Kriegel livre ici le premier tome de son opus magnum consacré à la mutation de la Renaissance, de Pétrarque à Machiavel. Magistral. Blandine Kriegel entreprend de nous conter et de nous expliquer la lente émergence de la démocratie. Elle ne part pas d'Athènes ni des Révolutions, mais de la Renaissance, de la pensée politique moderne, et donne à lire le long processus, quatre siècles et plus, l'effort sans cesse repris des théoriciens pour instaurer cette démocratie au coeur des hommes et des nations. Dans ce premier volume, elle nous entraîne des figures de l'humanisme à Machiavel, du rêve de l'Arcadie au Prince et à sa quête de puissance. Car bien que ces deux voies se distinguent et s'opposent, ce sont elles qui forgent notre héritage, notre double héritage, et leur entremêlement, notre horizon aujourd'hui encore. Cette République que l'imagination des humanistes, écrivains, peintres, théoriciens, a fait renaître du passé, qu'elle a tiré de l'antiquité, va rapidement le céder aux monarchies, aux exigences de la puissance ; mais y cédant elle durera à sa manière, passera dans la culture, l'imagination et appellera des renouveaux et une incarnation.
Le rapport du Haut Conseil à l'intégration (HCI) pour l'année 2007 a été remis à Monsieur le Premier ministre, le 22 janvier 2008, par la présidente, Madame Blandine Kriegel, accompagnée des membres du collège. Il comprend un avis, un rapport et la présentation de l'Institut d'études du HCI. L'avis sur le logement des personnes immigrées procède d'un état des lieux, livrant des chiffres fondamentaux, désignant des difficultés principales et des situations particulières, tels les foyers de travailleurs migrants. Il analyse le contexte de crise générale du logement, la difficile solidarité spatiale et sociale, l'insuffisante mixité sociale. En s'appuyant sur des expériences pratiques, il recommande des propositions neuves pour en finir avec l'habitat indigne, pour élargir l'offre d'accession à la location, à la construction et à la propriété, aussi bien dans le parc public que privé. Le rapport annuel de l'Observatoire statistique, présidé par Madame Hélène Carrère d'Encausse, présente pour 2006 les chiffres d'entrée des étrangers par grands motifs d'immigrations: visas, asile, travail, famille, études. Les données fondamentales recueillies font apparaître une stabilisation des flux et une baisse significative depuis 2004. Cette stabilisation montre une réussite certaine des politiques publiques de régulation, plus opérationnelle en matière d'asile, de motif de travail qu'à l'égard du motif familial. Le rapport présente également des données concernant le parcours d'intégration et les naturalisations. On présente enfin l'Institut d'études sur l'immigration et l'intégration du Haut Conseil, installé le 22 janvier 2008 par le Premier ministre.
Il existe au moins deux sortes d'Etat : les Etats de droit qui, comme en France et en Angleterre, dès la monarchie, ont inventé un droit politique nouveau anti-impérial et anti-esclavagiste ; et les Etats despotes dont le totalitarisme est la forme extrême. En redonnant vie lors de la parution de ce livre au concept d'Etat de droit partout utilisé aujourd'hui, Blandine Kriegel a engagé sur l'Etat un débat qui demeure au coeur de l'actualité.
Résumé : Longtemps, Spinoza a été considéré comme marginal, archaïque, et même " médiéval ". Sa philosophie est, en effet, étrangère à la voie moderne principale portée par Descartes, Kant, Hegel, celle de la philosophie du sujet et de l'esprit qui a exalté le " je pense " et valorisé la volonté. Un sujet bientôt élargi à des identités collectives et démiurgiques ? le peuple, la classe, quelquefois la race ? pour promouvoir avec la volonté de puissance " le maître et possesseur de la nature ". Ce n'est pas d'aujourd'hui que ce parcours subjectiviste, qui aboutit à " Dieu est mort " et à une vie humaine " par-delà le bien et le mal ", a suscité dans la montée du nihilisme la crise de la modernité. Mais maintenant, astrophysiciens, psychanalystes et neuro-physiologistes, précédant ou accompagnant les philosophes en France et dans le monde, ainsi que la jeune génération, se sont mis à lire Spinoza. Et si, à côté du logiciel classique d'analyse de la modernité, sa philosophie dessinait une autre voie, plus juste, plus actuelle, plus proche de nos interrogations ? Quelle est donc cette philosophie ? Que nous apprend-elle sur la démocratie, la puissance de l'homme et de la nature ? A. travers sa formation et sa biographie, sa philosophie politique, sa conception de Dieu, de la nature humaine et de ses affects, des chemins de la servitude et de la liberté, et sa conception de la nature, c'est cette autre voie alternative que dégage ici Blandine Kriegel.
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Résumé : Résumons en quelques mots la vulgate, hyperdominante, à laquelle David Graeber s'en prend dans ce livre avec allégresse : la démocratie est une invention occidentale, due aux Grecs de l'Antiquité, puis ravivée aux XVIIE et XVIIIe siècles en Europe et aux Etats-Unis, qui en sont à la fois le berceau et la terre d'accueil par excellence. Non, ce n'est pas la "culture occidentale" qui a fait apparaître et prospérer la démocratie. Bien plus : si l'on entend le mot "culture" au sens anthropologique, il apparaît que la culture occidentale est introuvable. Et si l'on entend par ce mot la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de vérifier que ces derniers, en Occident comme en Orient, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, défend Graeber, ne naît et ne vit en réalité que dans les marges des systèmes de pouvoir : elle est indissociable de l'anarchie. Une réflexion puissante, qui invite à mettre en question de façon radicale nos systèmes politiques contemporains et leur histoire.
Résumé : Durant des décennies, il a été d'usage d'associer libéralisme économique et libéralisme politique, économie de marché et démocratie. Mais l'évolution du capitalisme, entre accroissement vertigineux des inégalités et emballement des politiques identitaires, contredit chaque jour un peu plus cette vision optimiste. Contrairement à une idée reçue, l'Etat apparaît comme un enjeu central pour les néolibéraux, en ce qu'il permet une réorientation des politiques publiques en faveur des plus riches et que, naguère régulateur, il est désormais devenu l'instrument même de la dérégulation économique. Servira-t-il aussi d'ultime rempart répressif à l'oligarchie face aux troubles que sa politique aura causés ? Retour inquiet d'un quinquagénaire sur l'échec de sa génération, élevée dans l'idée du progrès à venir et aujourd'hui confrontée à une crise protéiforme, cet essai montre comment la généralisation à tous les champs de l'activité humaine de ce qui est présenté comme la "rationalité économique" est à l'origine de l'instabilité actuelle. Mais aussi qu'à rebours de ce que les tenants du néolibéralisme aimeraient faire croire, le coeur du problème demeure politique plus qu'économique. Ce qui ouvre un espace à l'action.
Résumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.