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Ces canards qui volaient contre le vent. Armand Gatti à Saint-Nazaire, septembre 1976 - février 1977
Kravetz Marc ; Séonnet Michel ; Gatti Armand ; Pli
VERDIER
35,50 €
Épuisé
EAN :9782911686658
Cette admirable entreprise artistique que fut au milieu des années soixante-dix le Canard sauvage d'Armand Gatti - celui qui ne peut voler que contre le vent - fit converger vers Saint-Nazaire, pendant des mois, la réflexion. politique et l'attention de la presse: une ville de gauche, ouvrière, lançait la première une campagne de dénonciation du système psychiatrique soviétique utilisé à des fins politiques et répressives. Ces quelques mois allaient ébranler la conscience de cette ville depuis toujours ouverte surfe large, mais qui cette fois, détruite une trentaine d'années plus tôt, rayée de la carte, reconstruite, est "sortie d'elle-même". Rappeler trente ans après d'où vient en partie cette ville si singulière, culturellement mais aussi politiquement, est une contribution à la réflexion sur son présent et son avenir. Dans cette collaboration entre la Meet et La Parole errante, la belle association activiste. d'Armand Gatti à Montreuil, une conviction nous anime.: ce livre, qui est un livre d'Histoire, nous le réalisons en étant convaincus de son actualité, convaincus qu'il présente un intérêt pour des lecteurs nés longtemps après le passage ici du Canard sauvage.
Résumé : Obama président petite encyclopédie reprend l'épopée de la campagne présidentielle. S'y ajoutent les événements qui ont accompagné l'entrée en fonction du nouveau président et son arrivée à la Maison Blanche. Les anecdotes et les petites histoires côtoient sans complexe l'information plus institutionnelle et composent un portrait aussi complet que possible de Barack Obama : à travers ses familles, ses proches, ses amis, ses adversaires, ses lectures... ses projets aussi, tels qu'ils s'incarnent dans la nouvelle administration. Plus de 400 entrées classées par ordre alphabétique pour raconter la genèse du quarante-quatrième président des Etats-Unis. Tout n'est certes pas dit, mais on y trouvera de tout et, au moins l'espérons-nous, quelque plaisir de lecture curieuse.
Ne plus se contenter d'exprimer des opinions, mais se mettre à voir: tel était l'enjeu de cette révolution du journalisme qui marqua la seconde moitié du XIXe siècle. La grande presse d'information sacrait ainsi la figure du reporter. Quel rôle le reporter se donne-t-il dans l'espace social? Comment se situe-t-il par rapport à ceux qu'il observe, et ceux qui sont les destinataires de son regard, son public? Comment se joue ce jeu à trois, orchestré par le journaliste? Pour répondre à ces questions, Géraldine Muhlmann nous fait voyager dans l'histoire du journalisme moderne, s'arrêtant sur des figures essentielles, quoique parfois méconnues: Séverine, qui couvrit le procès en révision de Dreyfus; Nellie Bly, une jeune reporter qui se fit interner afin de mieux décrire la réalité des "asiles pour femmes" de la fin du XIXe aux États-Unis; Lincoln Steffens, ce muckraker ("fouille-merde") qui voulait "scientifiser" le journalisme; Seymour M. Hersh, qui "sortit" l'affaire du massacre de My Lai pendant la guerre du Vietnam..., Albert Londres, George Orwell, Edward R. Murrow, et d'autres encore...
Tout a commencé avec les pandas. Ce furent les premiers animaux à s'inviter dans le "Portrait du jour" quotidien de Marc Kravetz sur France Culture. Depuis, le cachalot pygmée, l'iguane rose, l'ours blanc, le hérisson, le cacatoès à huppe jaune, le koala, le chameau de Bactriane, le tigre de Tasmanie, mais aussi la poule pondeuse et le chat de gouttière - pour ne citer qu'eux - sont entrés dans sa chronique radiophonique. Ces 50 portraits pour un bestiaire sont une manière de raconter "autrement" un moment ou un fait dans la marche du monde. Ils nous rappellent que les animaux font partie d'une histoire dans laquelle nous, Homo sapiens sapiens, ne sommes qu'une espèce parmi tant d'autres.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.