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Les blancs créoles de la Martinique. Une minorité dominante
Kovats Beaudoux Edith
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782747532068
Minorité qui représente à peine 1 % de la population de la Martinique, les Blancs créoles, familièrement appelés Békés, sont les descendants des colons venus s'établir sur l'île dès le début du XVIIe siècle. Ils ont initialement bâti leur fortune et leur pouvoir sur la production et le commerce du sucre dans le cadre d'un système esclavagiste de plantation. Malgré les nombreuses ruptures qui caractérisent l'histoire sociale des Antilles, ils ont su conserver, avec un grand sens de l'adaptation, leur cohésion et leur position en tant qu'élite économique et sociale. S'appuyant sur une recherche de terrain de plus d'un an, effectuée en 1965-1966, cet ouvrage étudie le groupe des Blancs créoles dans sa dynamique interne, son système de domination, et les relations interethniques que celui-ci implique à la Martinique. Cette étude, qui a constitué un point tournant de la recherche antillaniste, fournira bien des éléments de réponse à tous ceux qui s'intéressent à la société martiniquaise et qui cherchent à comprendre la complexité des rapports entre les groupes sociaux qui la composent.
Les historiens de l'Antiquité considèrent que le sacrifice sanglant suivi de la consommation des viandes lors du banquet est un acte fondamental et fédérateur de la vie civique grecque. Dans ce contexte, quelle peut-être la place de celui qui refuse la consommation de la nourriture carnée ? Est-il nécessairement en marge de la cité comme l'affirme l'historiographie ? Sans renier les apports précieux de cette approche, cet ouvrage la nuance en étudiant les sources littéraires antiques allant du VIe s. a.C. au Ve s. p.C. De la croyance en la métempsychose au débat sur la piété, en passant par l'ascèse et la question de la définition de l'animal, le végétarisme se structure autour d'arguments variés qui trouvent parfois une résonance dans la pratique contemporaine. Pour autant, ce livre ne vise pas à faire une histoire du végétarisme, mais bien à cerner la place des citoyens refusant la nourriture carnée, en même temps qu'il revient sur le contexte de consommation des viandes et des poissons. Dans une approche pluridisciplinaire, cette étude historique s'appuie d'une part sur l'archéologie qui atteste d'une consommation des produits carnés en dehors du contexte sacrificiel, d'autre part sur la sociologie de l'alimentation, laquelle définit le mangeur comme un individu pluriel qui actualise ses comportements selon les contextes sociaux. Ainsi, s'abstenir de viande est-ce réellement s'exclure de la vie civique ?
Kovacs Anne-Sophie ; Zsolt Szakacs Béla ; Gosztony
Le musée des Beaux-Arts de Budapest, le célèbre Szépmuvészeti Muzeum se distingue par la richesse de sa collection et par l'originalité de son histoire qui prend racine au XIXe siècle. Les pouvoirs publics d'alors souhaitaient doter la capitale hongroise d'une institution qui pût offrir le meilleur de l'art national et européen. L'idée d'un musée des Beaux-Arts prend forme en 1871 avec l'acquisition par l'Etat des quelques six cents chefs-d'oeuvre de la collection des princes Esterhazy. Face à l'enrichissement des collections, la Galerie nationale hongroise est créée en 1957 pour regrouper l'art hongrois. Après des années de séparation, les deux institutions sont réunies sous une même bannière et ont renoué le fil de leur histoire commune. A l'occasion de la fermeture du musée des Beaux-Arts pour un ambitieux chantier de rénovation et d'extension, sont rassemblés au Musée du Luxembourg quatre-vingt peintures, dessins et sculptures de Dürer, Cranach, Greco, Goya, Manet, Gauguin et Kokoschka, entre autres, ainsi qu'une dizaine d'oeuvres emblématiques de l'art hongrois, notamment de Munkacsy, Ferenczy et Rippl-Ronai, qui offrent une perspective inattendue sur l'art européen.
There is no denying that linguistic contrasts between languages may impact the learning of foreign languages, and there is no doubt that being aware of the differences between the mother tongue (L1) and the foreign or second language being learnt (L2) can help learners In acquiring L2. The aim of this book is to make Hungarian students of English acquainted with some of the linguistic contrasts between English and Hungarian that may impact their own and their prospective students' learning of English. Author Pál Heitai provides a balanced and detailed overview of the most relevant aspects of contrastive linguistics - phonetics, syntax, lexicolo-gy, pragmatics, and translation. Each chapter comprises a theoretical introduction, complemented by illustrative texts of example sentences and translations. The book provides a good opportunity for students to recapitulate or complement some of the material covered earlier in their linguistics courses at university, showing the relevance of these disciplines for foreign language learning, teaching, and translation.
Résumé : Suite à une maladie infantile, Kamilée souffre de surdité. Délaissée par des parents empêtrés dans leurs soucis personnels et incapables de s'occuper d'elle, la petite fille trouve refuge auprès de son grand-père. Au fil du temps, ils développent entre eux un langage de signes particulier qui leur permet de communiquer par le geste, au-delà du handicap. Devenue adolescente, Kamilée est désormais le bras-droit de son grand-père qui tient une boutique d'oiseaux. Chargée des livraisons, elle part à la rencontre de drôles de clients, comme le mystérieux Ruben, passionné d'oiseaux des marais, et Madame Flora, à qui elle apporte régulièrement une pâtisserie au nom évocateur, le " plaisir pénétrant ". Telle Ariane en son labyrinthe, progressant d'énigmes en énigmes au fil de leurs confidences, Kamilée renoue le fil d'une relation étroite qui unit son grand-père à ses deux clients, jusqu'à faire une découverte qui changera à jamais le cours de sa propre existence. À travers une fable des temps modernes, Kati Kovács explore avec légèreté et humour toute la complexité des relations humaines. Attachants, hauts en couleurs mais aussi fragiles et broyés par des drames intimes, les personnages que la dessinatrice finlandaise dépeint incarnent des chemins de vies brisées. Mais si leur passé témoigne d'une plongée dans un dédale, avec ses parts d'ombre et de secrets inavouables, l'issue se révèlera pour tous salvatrice.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.