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Play
Koumandaréas Ménïs ; Le Bris Nicole
GINKGO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846792646
Un jeune journaliste débutant ? plus rocker que journaliste ? se présente au domicile d'un écrivain célèbre pour une série d'interviews. Se nouent entre eux des relations ambivalentes d'intérêt et d'exaspération réciproques. " Play ", c'est la touche du magnétoscope qui permet au " reporter " novice de réentendre les entretiens. Ce face à face dans lequel Koumandarèas se figure lui-même relève de la fiction. Il n'en est que plus authentique, peut-on dire sans paradoxe : voilà des propos que nul n'aura dénaturés. Et surtout, ils se trouvent pris dans une construction où le lecteur ? témoin caché de ces échanges ? se trouve placé comme au théâtre, récepteur d'un dialogue qui par sa nature même donne la sensation d'un arrière-plan inexprimé. L'interview imaginaire écrite ici par Mènis Koumandarèas lui permet ainsi de dresser de lui-même un autoportrait à la fois fidèle et ironique. Mais le cadre fictif dans lequel il l'insère, et où il déplace l'intérêt de sa propre personne vers celle de son jeune partenaire, pourrait bien en dire sur le compte de l'écrivain.
A travers le destin de deux jeunes gens, ce sont deux mondes qui se coudoient ici. Deux mondes de la société grecque : celui des familles bourgeoises d'Athènes contre (au deux sens du mot) celui des ouvriers et des servantes. Des illustrations fortes et chargées d'émotion accompagnent ce texte subtil, rencontre saisissante d'un écrivain et d'un peintre de talent.
Résumé : Pourquoi la hiérarchie militaire refuse-t-elle obstinément son avancement à ce jeune capitaine ? Pourquoi le vieux conseiller d'Etat chargé de défendre sa requête est-il à ce point fasciné par lui ? Quel nom donner aux sentiments qui agitent les deux hommes et à la relation qui se noue entre eux peu à peu - mais se nouera-t-elle vraiment ? Roman tout en mystères, Le Beau Capitaine fait revivre avec précision la Grèce des années 60, nous introduit dans les coulisses de l'armée et du Conseil d'Etat, donne à sentir la montée de l'horreur qui aboutira, en 1967, à la dictature des Colonels. Mais, par-delà le témoignage historique, il nous offre bien plus : une intrigue envoûtante en forme de lent cauchemar ; un héros lumineux, inoubliable ; une méditation sur ce qu'il y a de trouble et d'obscur en nous ; et le plus étrange des romans d'amour. Avec ce roman, Mènis Koumandarèas, l'un des grands romanciers grecs du XXe siècle, atteint les mêmes sommets qu'avec La Femme du métro. Mènis Koumandarèas est né en 1931 à Athènes. Il a travaillé comme journaliste, puis dans une compagnie d'assurances, avant de se consacrer à l'écriture et à la traduction. Il a traduit en grec moderne des oeuvres de Hermann Hesse, Carson McCullers, William Faulkner, Lewis Carroll, Georg Büchner et Herman Melville. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands écrivains grecs du vingtième siècle. Il est assassiné dans son appartement d'Athènes le 6 décembre 2014 à l'âge de 83 ans. Il est l'auteur de sept romans (dont La Femme du métro, La Verrerie, Le Beau Capitaine, Mauvais Anges, tous publiés par Quidam), cinq recueils de nouvelles et deux volumes d'essais.
Roman ? Récit autobiographique ? Nouvelles ? Dans les dix histoires que voila, qui se suivent, un adolescent ressemblant fort à l'auteur grandit dans Athènes juste après la guerre. Il découvre le monde adulte et surtout la sexualité, ses enchantements, ses moments sordides. On a rarement décrit aussi finement le petit dieu Eros, avec sa cour de mauvais anges — ces divers marginaux, aussi attirants qu'inquiétants, qui tournent autour du jeune fils de famille. Mauvais anges ? Pas très orthodoxes en tout cas, aussi ambigus que les désirs du héros, dont le coeur balance entre filles et garçons. Enfer et paradis, tendresse et ironie, humour et douleur, Koumandarèas est là tout entier.
Koumandaréas Ménis ; Barzin Michel ; Le Bris Nicol
Il s'appelait Zissis ; c'était le ?ls d'un concierge du voisinage. Un grand gars pataud avec les cheveux huileux, et moi je devais faire de cet escogriffe une créature ornée d'une brosse de porc-épic. Naguère, je me souviens, c'était un enfant réservé, poli, toujours premier à l'école ; de ce temps-là il m'appelait Monsieur. Maintenant c'était Evri tout court. Dans ses yeux s'était allumée une lueur curieuse ; il voulait, paraît-il, être un homme - comme si quelqu'un y avait fait obstruction. La nouvelle de Ménis Koumandaréas s'organise autour d'incidents survenus dans le salon de coiffure d'Evripidis (Euripide) et des histoires qu'il raconte à ses clients. La mort plane autour du jeune Zissis, le fils d'un concierge des environs. Mais est-il bien celui qu'il prétend être? ? et qui est ce vieil homme qui apparaît et qui affirme être son père alors que son propre fils s'est tué dans un accident de moto? ? de quel drame le concierge est-il le témoin? ?... Toute la tension du récit est là, dans ce huis-clos absurde. Cette fable sur la vieillesse, le temps, la mort, nous renvoie à la vanité des choses d'ici-bas. Les dessins de Michel Barzin, avec leur fausse légèreté, accentuent ce tragique et entrent en résonance avec le destin du Concierge, de Ménis Koumandaréas (assassiné fin 2014 pour quelques billets de banque) et de la Grèce actuelle.
Tandis que les pays riches restent depuis cinq ans obnubilés par "la crise" qui, par ses turbulences inattendues en haute altitude, trouble un peu l'expansion de l'opulence à laquelle ils sont habitués, et que la Chine pour sa part semble atteindre un palier de transformation dans sa prodigieuse croissance, l'Afrique connaît à bas bruit une mutation positive où s'esquisse une émergence qui étonnera le monde. Les plaies endémiques de ce continent (maladie, pillage, guerres, corruption, etc.) reculent tandis qu'une croissance soutenue amorce un chemin de réel développement pour une population en passe d'égaler avant longtemps celle de la Chine ou de l'Inde. Plus significatif encore, le morcellement qui a toujours fragmenté ce continent commence à le céder à une extension rapide de toutes les formes de mise en réseau, tandis que les effets d'une vaste diaspora tissent partout des liens vivaces avec le reste du monde. L'Afrique, dernière venue dans l'immense mouvement tectonique d'émergence qui transfigure le monde depuis un tiers de siècle, apporte à l'humanité l'énergie d'un renouveau avec lequel il faudra compter, et dont les promesses invitent à passer envers elle d'une culture de l'aide à une éthique de la synergie.
Bienvenue en République populaire démocratique de Corée. La plus étrange des destinations, l'état le plus isolé au monde. Pendant une année, notre famille a été domiciliée au com-pound diplomatique, Munsundong, Taedonggang district, à Pyongyang. Nous avons pu soulever un coin du rideau, nous glisser dans le décor, et nous vous proposons de nous suivre dans cette exploration surréaliste et souvent drôle. Libres de conduire et de circuler seuls dans la capitale la plus mystérieuse du monde, nous rapportons dans nos textes des moments forgés par un choc culturel de puissance 12 sur l'échelle de l'absurde. Une banale partie de tennis, l'achat de nouilles, une réunion de travail, un cours d'anglais, une simple conversation... Tout prête là-bas à rire ou à désespérer. Notre petite histoire s'est également frottée à la grande, quand Kim Jong-il est mort, plongeant le pays dans un deuil "terrible". Nous vous embarquons pour une traversée du miroir, au son des chants de soldats ouvriers, des mégaphones grésillants et des roues des trottinettes de Colin et Maxime, nos enfants, sur les pavés de Pyongyang.
La multiplication des régimes autoritaires, le protectionnisme étatsunien, les réponses disparates apportées aux problèmes écologiques entre autres semblant confirmer les choix géopolitiques de l'année précédente, la Fondation pour la Prospective et l'innovation (FPI) se devait, dans son Almanach 2020 et son programme de travail, d'en éclairer les différentes composantes et enjeux. Si les Unes des journaux s'intéressent surtout aux crises du Moyen-Orient dans un contexte exacerbé de tensions politiques entre les Etats-Unis et l'Iran, elles ne traitent pour l'instant qu'à minima la guerre économique à laquelle se livrent les mêmes Etats-Unis et la Chine, se focalisent sur les risques et les incertitudes de l'épidémie de coronavirus. Et pourtant, le risque est grand d'une généralisation systémique de conflits de tous ordres à l'échelle planétaire. Il en découlera inévitablement un bouleversement des relations internationales ainsi qu'une recomposition en profondeur des équilibres internationaux, faisant renaître les perspectives de guerres mondialisées. Dans ce contexte, quels seront la place et le rôle de l'Europe, elle-même tiraillée a l'interne par des mouvements dissidents profonds ? Sera-t-elle spectateur ou acteur sur les grands sujets du moment : changement climatique, nucléaire, intelligence artificielle, transition écologique, internationalisation des monnaies, etc. ? Laissera-t-elle s'imposer un bilatéralisme sino-américain au détriment d'un multilatéralisme qu'elle souhaite promouvoir ? Que fera-t-elle pratiquement pour une Afrique désireuse de ne pas être laissée à la périphérie des préoccupations du monde avec son milliard de jeunes à intégrer dans le siècle, avec ses besoins en matière de révolution digitale et d'investissements ? L'Almanach 2020 dé la Fondation Prospective et Innovation (FPI) reprend ainsi et développe ces thèmes primordiaux dans le souci non de décrire le futur mais plus simplement d'appeler à la réflexion par la compréhension des grands enjeux qui façonnent notre devenir.
Une histoire basée sur des faits réels, sur fond de lutte pour l'indépendance au Rwanda et au Burundi, sur la décolonisation et sur l'atmosphère du Rwanda-Burundi à la veille du chaos.