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Colonisations et société civile en Afrique
Kouassi Yao-Edmond ; Karamoko Abou
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343047874
L'étude de l'Afrique, de l'Etat de droit, de l'intégration démocratique nationale et post-nationale, de l'éthique, de la confiance institutionnelle, de la société civile et des droits de l'homme a sans nul doute partie liée à la reconstruction entreprise par Habermas pour expliquer, par la métaphore de La colonisation du monde vécu, l'érosion de la culture, de la société et de la personnalité, les trois composantes cardinales du monde quotidien. Parce qu'une telle colonisation renvoie au modèle colonialiste historique et classique qui a consisté en la désagrégation des sociétés archaïques par des conquérants issus de sociétés étatisées, et qu'elle a entraîné la déréglementation des cadres tribaux de perception de soi et le calvaire des colonisés, le défi politique majeur pour l'Afrique est la décolonisation systémique. Pareille décolonisation est à organiser sur les cendres de la colonisation historique. Elle sera l'affaire des citoyens volontaires des sociétés civiles vivaces ou ne sera pas, à moins d'attendre le salut de l'Afrique d'un Etat interventionniste.
Résumé : " Je ne sais pas d'où je viens, ou plutôt, j'oublie délibérément. Je ne veux savoir de moi que cette chaleur lente qui frémit dans mes veines, ces soleils d'Asie, ces soleils levants. " Jane est née dans une île. C'est une métisse, arrachée au bonheur de l'enfance par la séparation de ses parents. Laissant l'écume et les algues, elle vit désormais recluse chez sa grand-mère, dans la prison d'un jardin. Et Jane découvre l'amour : Lancelot, un photographe-baroudeur, qui va, peu à peu, lui révéler ce qu'il y a vraiment derrière les apparences : la drogue, le sexe, la rapacité, le mensonge, la traîtrise. En fait : le mufle de la modernité. Le visage des villes. Pourvu que tu m'aimes est un roman d'initiation. Comment une jeune femme, déliée, pure, ardente, va connaître la plus grande des déceptions. C'est aussi un roman codé, qui emprunte certaines de ses scènes à la tradition littéraire : du jardin des supplices à la crucifixion, de la pourriture à la générosité de la terre, de la Vierge noire à l'Eve future, de la femme mutante à la couleur des peaux, bien des thèmes de notre fin de siècle sont ici convoqués. Dans une langue souple, tressant les mots comme des lianes, ce premier roman dessine une géographie amoureuse où l'auteur se perd pour mieux se trouver elle-même.
Les prémisses d'une emprise technologique, dont on retrouve les premières traces dans l'Antiquité, ont, avec la grande industrialisation du XVIIIe siècle, renforcé une tendance systémique, dominatrice et exploitante sur les personnes, les sociétés et la nature. Au contraire de la voie essentiellement épanouissante que l'on était en droit d'attendre de cette source prodigieuse de connaissances et de moyens. Cette forme étouffante qu'est la technologie, devenue principale source de toutes les décisions, se saisit à la fois des pays industriellement évolués, quel que soit le régime politique, tout comme des pays en voie de développement, à l'exemple de ceux d'Afrique. Une réalité que dénonce Herbert Marcuse, dont les écrits permettent de dévoiler tout l'artifice et la brutalité de cette société technicienne auréolée d'un capitalisme qui refuse de faire sa mue, confortée qu'elle est, dans les dividendes qu'elle ne cesse d'engranger, peu importe les chemins empruntés. Face au danger de la catastrophe constante vers lequel nous conduit ce système technologique, la stratégie de la lutte et les fruits qui pourraient résulter d'un changement de cap, sous la direction de la Théorie Critique marcusienne, sont exposés dans cet ouvrage.
L'intégration des sociétés complexes fait l'objet de cette réflexion. Elle relève, selon Habermas, des ressources que sont l'administration, l'argent et la solidarité, dont la démocratie est la matrice politique et la pragmatique quasi transcendantale, la matrice méthodologique. La problématique de l'ouvrage se met en place à partir de Rousseau et de Kant, avant d'atteindre Habermas chez qui elle insiste sur la solidarité. Pour Habermas, la solidarité ne peut se concevoir que dans une institution républicaine où les citoyens raisonnent selon le principe éthique de l'universalisation des normes en relation étroite avec leurs mondes vécus. Le compromis entre le capitalisme et le socialisme en dépend largement, de même que celui à trouver entre les paradigmes libéral et communautarien, développés respectivement et prioritairement par Rawls et Taylor. Cette réflexion permettra-t-elle de satisfaire, en ce qui concerne les États post-coloniaux africains, les demandes de solidarité active, en les distinguant à la fois des appels aux solidarités pré-modernes du monde vécu et des mots d'ordre de solidarité des travailleurs associés ?
Ce livre du Dr Diomand Aikpa, qui s'inspire de Karl Marx, interroge la généalogie et la signification profonde de la mondialisation dont il met en relief les enjeux technologiques, économiques et socio-humains. Il questionne en outre le destin même de la société capitaliste, qui se heurte aujourd'hui, plus qu'hier, aux limites de la terre. En le faisant, il remet en débat la possibilité de l'avènement d'une société post-capitaliste. Il ouvre aussi une lucarne sur la question du développement en Afrique dans un contexte de mondialisation et d'une fin possible du capitalisme.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.