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Contes des Juifs de Tunisie
Koskas Sonia ; Strassmann Susanne
FLIES FRANCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782910272517
La fête battait son plein. La mariée se tenait, immobile... comme une mariée. Assise sur son trône élevé, parée, fardée, attifée comme une poupée, tellement chargée de robes et de bijoux que tout mouvement lui est difficile, la mariée attend. C'est une belle et grande femme... un peu trop grande peut-être. Enfin vient le moment de se retirer et d'aller dans la nouvelle maison avec son mari. Le cortège arrive devant la porte de la nouvelle demeure, mais ô stupeur, la mariée est bien trop grande ! Impossible de lui faire passer la porte ! Ou alors, c'est la porte de la maison qui est trop basse. Comment résoudre ce problème ? Chacun y va de son conseil :. - Il faut démolir le linteau de la porte !. - Il faut couper la tête de la mariée !. - Non, lui couper les jambes !. On s'échauffe, on s'énerve, la mariée pleure et re-pleure. A ce moment passe Ch'ha. Il observe la scène. Et puis il s'avance et brusquement, il donne un coup sur la nuque de la pauvre fille qui baisse la tête et est projetée en avant. Elle passe ainsi la porte. C'est le délire ! Les youyous reprennent ! On porte Ch'ha en triomphe... Quand on ne trouve pas une solution simple à un problème simple on dit :. - La porte de la maison est trop basse et la mariée est trop grande.
Résumé : Hannah aurait aimé être institutrice. Mais, ruinés par la crise de 1929, ses parents la retirent de l'école à l'âge de treize ans pour qu'elle serve de domestique à la maison. Ainsi commence l'histoire de cette Cendrillon juive de Nabeul... Pendant que ses frères étudient à Paris, Hannah fait le ménage au bled ; tandis qu'ils prospèrent, elle sombre dans la misère, devenant la parente pauvre de la famille. La malaimée aussi ; jalouse et rancunière. Quand elle émigre en France dans les années 1960 avec toute sa marmaille, on dirait qu'elle tient enfi n sa revanche. La République lui tend les bras. Mais le mauvais sort ne l'épargne jamais. Avec Ivresse du reproche, cruel roman familial, Marco Koskas va plus loin que jamais dans l'exploration subjective de l'histoire des juifs de Tunisie.
En lisant ces contes, vous rencontrerez une jeune et belle boulangère qui épouse un prince, un prince fils de cordonnier, un mendiant qui donne des leçons au Sultan, des pauvres qui ne le sont plus grâce à leur sagacité et leur imagination... Vous rencontrerez aussi Ch'ha, le fou-sage, cousin de Nasredine. Pauvreté, fortune, amour, humour, merveilleux tissent ce recueil de contes judéo-arabes.
Mais qu?est-ce qu?ils ont, les jeunes d?aujourd?hui, à vouloir être plus religieux que leurs parents?? Dans cette histoire, le père est un « juif buissonnier », le fils un juif aupied de la lettre. Et la mère? dira-t-on. Elle n?est pas du toutjuive, voilà quand même l?origine du problème. Alors pour devenir un juif à part entière, Fiston entame une conversion en bonne et due forme sous la houlette tatillonne du Consis-toire Israélite de Paris. Au bout de trois ans, les rabbins le déclarent enfin juif pour de bon et il s?en va poursuivre ses études en Israël. Dans une pension orthodoxe. À deux pas de Gaza. À portée de roquettes Quassam. Le père peut alors trembler tandis que Fiston s?épaissit le cuir? Que ce soit à Tel Aviv ou à Paris, les conflits ne manquent jamais entre l?« adorthodoxe » et son papa. L?amour non plus. Les fous-rires aussi, mais c?est plus rare? Pour raconter ce conflit, Marco Koskas a choisi la forme du Journal - une sorte de chronique quotidienne des questions existentielles. Arrivé en France à l?âge de 11 ans, Marco Koskas est l?auteur de nombreux livres souvent hantés par sa Tunisie natale. Il a reçu le Prix du Premier Roman 1979 pour Balace Bounel et a été pensionnaire à la Villa Médicis.
A l'automne de l'an mil, la tribu des Junkuja planta ses tentes à l'orée d'une haute montagne pour y passer l'hiver. Les beaux jours d'automne s'écoulèrent dans la joie, les danses et les chants. Un soir, alors que les hommes jouaient et chantaient devant leurs tentes, une pluie givrante et une tempête de neige interrompirent leurs réjouissances. Une superbe jeune femme apparut devant eux. Elle avait la peau blanche comme la neige, ses cheveux brillaient comme de l'or au soleil et ses yeux étaient bleus comme un ciel de printemps. Les hommes dévisagèrent avec émerveillement la femme sublime qui leur parla d'une voix cristalline : - Je suis la femme du Roi Brouillard, la Reine des Neiges. Je vis loin d'ici, au pays de la neige éternelle. On m'a appris qu'ici sur terre, les hommes connaissent l'amour qui peut rendre heureux ou malheureux. J'ignore ce que le bonheur, la douleur ou l'amour veulent dire. Je veux connaître le feu de la passion, même si la glace et le gel règnent dans mon corps, même si le froid endurcit mon coeur. Lequel d'entre vous saurait m'offrir son amour ? Un jeune homme de la tribu se leva et s'approcha de la belle dame : - Je veux t'aimer et tu m'aimeras aussi. Il prit la belle étrangère dans ses bras, mais desserra vite son étreinte, car elle était aussi glacée que la neige. Il l'embrassa sur les lèvres, qui étaient froides comme de la glace, la conduisit dans sa tente et, le lendemain, ils se marièrent.
Au temps jadis, bien avant que les hommes aient appris à domestiquer les rennes, un jeune Lapon était parti à la chasse. Il avait déjà chassé toute la matinée dans la montagne, quand un épais brouillard se leva, l'empêchant de voir à un mètre devant lui. Mais il entendait des cris de berger appelant ses bêtes, et le son de clochettes qui semblait venir d'un nombreux troupeau. Et quand le brouillard se leva, il aperçut une jeune fille belle comme le jour, revêtue d'une tunique bleue, endormie auprès d'une souche. Un troupeau de rennes domestiques paissait dans l'herbe auprès d'elle. Le jeune homme devina que c'était la Fille du Soleil, dont ses parents lui avaient souvent parlé. A l'état de veille, elle est invisible, mais quand elle dort, on peut la voir et la faire prisonnière, avec tout son troupeau. Si l'on s'y prend adroitement, on peut même la transformer en être humain et la garder auprès de soi. Mais il faut l'embrasser avant qu'elle ne se réveille. Elle est d'une beauté surnaturelle, comme d'ailleurs tous les rennes de son troupeau.