Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nuit, ombres et lumière. Les gendarmes sous l?occupation
Korsia Haïm ; Lewin Moïse
ROSIERS
18,00 €
Épuisé
EAN :9791090108080
Quelle fut la conduite de la gendarmerie pendant la Seconde Guerre mondiale ? Quel fut le comportement de ses hommes sous l'Occupation ? Il est temps d'oser affronter ce passé afin de pouvoir se projeter sereinement dans l'avenir. Cette réflexion sur le passé peut même éclairer le présent. En effet, attachée à ses deux composantes, police et gendarmerie, la France sait qu'aux heures sombres de son histoire, plus que les institutions, ce furent les individus qui agirent avec grandeur et discrétion, courage et force morale afin de sauver ce qui pouvait l'être, ou au contraire, se laissèrent aller à la faiblesse morale et au défaitisme. Nous savons maintenant que le même gendarme ou policier qui pouvait arrêter des juifs un jour, pouvait très bien en prévenir d'autres le lendemain, celui qui se taisait un jour pouvait une autre fois fournir des papiers, et celui qui obéissait aux ordres de ses supérieurs un jour, pouvait prendre tous les risques un autre moment pour aider des proscrits. Plus qu'une photographie de la gendarmerie au temps de l'Occupation, cet ouvrage nous invite à appréhender le rapport entre l'institution et le gouvernement de Vichy avec justesse et transparence et avec un souci de vérité, seules conditions à la construction d'une mémoire collective apaisée. S'y ajoutent des trajectoires et itinéraires personnels qui viennent bousculer l'idée selon laquelle tous les gendarmes étaient restés fidèles à l'Etat français. Les auteurs font preuve de vigilance et d'une grande honnêteté scientifique à l'égard de l'Histoire. Ils nous proposent une nouvelle grille de lecture et un véritable travail de vérité. L'ouvrage rend également hommage aux 18 gendarmes qui reçoivent le titre de " Juste parmi la Nation ".
Résumé : Ancien rabbin de la ville de Reims, aujourd'hui aumônier général israélite de l'armée de l'air française et secrétaire général de l' Association du rabbinat français, Haïm Korsia livre et commente la vision du judaïsme sur la sexualité. Eloignée de tout laxisme, s'appuyant sur la Torah et le Talmud, cette réflexion se fait le chantre d'une sexualité non duelle, qui ne dissocie plus le corps et l'esprit, mais qui pour être pleinement accomplie doit se transcender dans la spiritualité.
Résumé : Chaque année, depuis plus de vingt ans, le grand rabbin Haïm Korsia emmène à Auschwitz-Birkenau des jeunes, des personnalités politiques ou de la société civile, des imams, prêtres et pasteurs, accompagnés d'un survivant. De cette plongée dans le réel qui se conclut toujours par un temps de recueillement, chacun revient avec, en tête, des images d'après la cendre, silhouettes entraperçues ou devinées, portraits reconstitués, symboles redevenus, le temps d'un regard, traces poignantes d'une réalité inadmissible. Après l'un de ces voyages auquel elle participa, Adeline Baldacchino trouva les mots pour dire ce que Haïm Korsia cherchait depuis longtemps à formuler. Ensemble et à l'occasion de la commémoration du 80 ? anniversaire de la libération de ce camp, ils ont choisi quelques-unes des photos témoins de ces périples et des portraits de rescapés peints par l'artiste de l'UNESCO, Alain Husson-Dumoutier, comme autant de stèles sur la route de notre mémoire, tels ces petits cailloux que la tradition juive invite à de déposer sur des tombes qui n'existent pas hors notre âme. Un album, nous disent les auteurs, pour se convaincre de ne jamais clore le livre de leur vie et pour entendre à jamais résonner les mots de Vladimir Jankélévitch : "Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été".
Je crois à tout ce qui nous élève et nous rassemble. Je sais qu'il n'est pas besoin de se ressembler pour se rassembler : ce qui importe, c'est d'avoir assez en commun. C'est-à-dire en partage. C'est-à-dire aussi assez d'ambition pour désirer faire ensemble société. Mais il n'y a pas de foi, ni de savoir, sans espoir. Ou, plus exactement, sans espérance : ?Comme la vie est lente. Et comme l'espérance est violente?, disait le poète du Pont Mirabeau. Et comme il avait raison, Guillaume Apollinaire. La vie qui fait Histoire sous nos yeux paraît irrémédiablement lente, malgré ses sursauts, ses crises et ses à-coups. Un pays ne se réinvente qu'au long cours. Les révolutions n'apparaissent telles qu'au prisme du temps, qui racontera tout ce qui les préparait. Vienne la nuit, sonne l'heure, les jours s'en vont, nous demeurons : la France. Ce n'est donc pas de la violence des révolutions que je voudrais vous entretenir dans ce livre, mais de la seule qui vaille la peine d'être considérée : celle de l'espérance."Notes Biographiques : Haïm Korsia est grand rabbin de France et membre de l'Institut.
Qu'est-ce que la Kabbale ? C'est interpréter la parole de Dieu qui nous reste par 1es grands écrits. C'est suivre les pas de Moïse qui, selon la Tradition, aurait étudié tous les commentaires possibles de la Bible avec Dieu lui-même, constituant ainsi le premier maillon d'une chaîne de transmission des commentaires, chaîne au bout de laquelle se site l'homme d'aujourd'hui, soucieux de mieux comprendre le monde et ce que Dieu attend de chacun. La Kabbale est une méthode de lecture des textes, fondée sur leur aspect ésotérique ou caché, basée sur la connaissance de l'hébreu sa grammaire ainsi que sur celle des textes eux-mêmes : la Thora, le Midrash, premier livre commentaires, la Michna et le Talmud, compilations des discussions entre grands Maîtres,. et le Zohar qui contient l'analyse ésotérique et mystique de la Thora. Les Kabbalistes pratiquent des méthodes de décryptage qui utilisent les proximités phonétiques ou numériques des signes hébreux, dont la plus connue est la guématria, dans le but d'établir des relations entre les textes et les réalités de la vie. À la lecture de ce livre clair et simple, la kabbale vous apparaîtra comme une clé possible de compréhension du monde, à l'image de ces enseignements du Talmud énonçant : Viens et écoute et Sors et apprends , qui nous suggèrent d'écouter la parole des Maîtres puis de confronter notre savoir à la réalité. Il s'agit donc bien d'une vraie rencontre entre un écrit et l'être humain. L'auteur aborde à la lumière de ce qu'en disent ces textes les grandes notions comme celles de Maître, de foi et pratique, de libre-arbitre et volonté divine, d'ange et d'homme, de foi et de raison, l'image de l'échelle du Sinaï, l'éducation par l'exemple ou encore l'espérance. Ce qu'il nous montre ici, c'est une leçon de tolérance et que le vrai bonheur, c'est moins, de trouver des réponses que de les chercher. Car seul l'homme qui s'interroge se montre digne du projet divin concernant chaque être humain sur terre, sans distinction. . . Le Rabbin Haïm Korsia est aumônier général israélite de l'Armée de l'Air et des Armées. Secrétaire général de l'Association du Rabbinat français, il est aussi administrateur du Souvenir français et membre du Comité national d'éthique. Il est l'auteur de l'ouvrage Être Juif et Français : Jacob Kaplan, le rabbin de la République , paru en 2006.
1493, Gabriel arrive en Afrique du Nord après que sa famille ait subi, en Espagne, violences et massacres ordonnés par Isabelle la Catholique. Au fil des pages, on suit le parcours chaotique de ce petit homme fétu dans un Maghreb hostile. Ses descendants s’installent en Algérie et survivent tant bien que mal dans le monde islamique en subissant la loi du Dhimmi, jusqu’à l’arrivée de la France en 1830 qui leur rend leur dignité. 2043, Michael à Paris, décide de faire du rangement alors qu’il vient de prendre sa retraite et il retrouve dans sa cave un parchemin que lui avait offert son père Gabriel et les souvenirs remontent, remontent…Emotion, tendresse, bonheur, cruauté, peine jalonnent le livre. A travers une saga familiale on découvre sur cinq siècles l’histoire souvent méconnue des juifs d’Algérie.
Emeric Deutsch a beaucoup écrit mais il a peu publié. Il portait la méfiance traditionnelle du judaïsme à l'égard de l'écrit, qui risque de figer le sens, de le réifier, de le transformer en objet de culte. C'est pourquoi, à la demande de la famille d'Emeric Deutsch et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le grand rabbin Haïm Korsia nous présente cet extraordinaire travail de recherche et d'écriture qui reflète l'effort tenté par Emeric Deutsch, durant de nombreuses années, de saisir les événements du monde en les confrontant avec la pensée juive, pour les orienter vers un objectif vécu ou digne de l'être. On décèle, à travers la diversité des sujets abordés dans ces textes, deux thèmes dominants : communication et responsabilité. Ils éclairent l'ensemble de sa démarche et la retient aux sources profondes dont elle procède, l'étude du Talmud et la pratique psychanalytique. Emeric Deutsch conjuguait dans leur plénitude toutes les dimensions de l'intelligence et de la sagesse humaine : il lisait tout, il voyait toutes les expositions, comprenait l'art, avait une très belle voix ; c'était un merveilleux conteur, il mettait de l'humour même dans les propos les plus sérieux, il était amateur de foot, il avait un formidable don d'écoute des autres, ce qui faisait de lui un conseiller très précieux, il avait un sourire avenant soutenu par un regard bienveillant et une prestance naturelle. Il a été directeur du département psychologie du groupe Sema-Metra, il a participé à la fondation de la Sofres, pionnière des sondages et des études de marchés en France, en particulier en introduisant les études politiques, il en a été le PDG à partir de 1972. Il a été professeur de Psychologie sociale appliquée à Sciences-Po. Très actif dans ta communauté juive, président de la commission d'études politiques du CRIF et président de ta communauté Ohel Avraham de la rue de Montevideo à Paris, il était membre de la commission culture juive de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Emeric Deutsch était un des plus grands exégètes des textes du Talmud et un extraordinaire passeur de la pensée juive, en particulier lors des colloques des intellectuels juifs de France. Emeric Deutsch a été l'une des figures les plus importantes du judaïsme français avec sa façon unique de concilier culture française et Thora et d'en offrir le modèle à tous.
Le monde moderne est en proie à une crise majeure de civilisation. La doxa parlera de " perte des repères ", et les pouvoirs publics croient contenir les périls en multipliant les " comités d'éthique ", dans de nombreux secteurs d'activité à commencer par ceux des pratiques médicales et des recherches en biotechnologies. Mais encore cette crise porte sur les valeurs, les moeurs, la politique, l'économie, la violence, la criminalité, les médias, l'éducation, le sport, etc. À ne pas interroger plus en profondeur cette crise, ces divers comités d'éthique seront autant de " rustines " destinées à colmater en vain ce qui fait eau de toute part. Les questions sous-jacentes de l'éthique contemporaine portent sur les " limites ": "peut-on tout faire ?", "peut-on tout dire ?", "peut-on tout montrer ?", "peut-on rire de tout ?". Elles interrogent la formation et la condition du lien social, dans un contexte où la démocratie est une valeur inconditionnée. Thomas Jefferson en avait identifié le point de tension : " Le prix de la Liberté, c'est une vigilance éternelle ". Ce champ de réflexion appelle donc un croisement de disciplines : le droit, la sociologie, l'anthropologie, la philosophie, l'histoire, la psychanalyse, les sciences du comportement et des systèmes intelligents et robotiques, les sciences politiques, les sciences du vivant, les sciences de l'environnement. Sous la direction de Michel Gad Wolkowicz l'ouvrage réunit des intervenants de référence de toutes ces disciplines.
Des témoignages hors du commun comme La femme du Cohen qui raconte l'histoire bouleversante d'une jeune femme orthodoxe victime d'un viol. En plus de sa grande détresse, elle attend le jugement du tribunal rabbinique qui doit décider si son mari est obligé de la répudier, sachant que d'après la loi juive (halakha), l'épouse d'un "cohen" violée est "interdite à son mari". Des discussions plus larges autour du thème : "les monothéismes ( juif, chrétien musulman) sont-ils fondamentalement misogynes ?" par Joëlle Allouche-Benayoun. Elisabeth Dufourcq expose le point de vue catholique, Martine Millet celui du protestantisme, Janine Elkouby et Liliane Vana, chacune à sa manière celles du judaïsme. Une séance intitulée "Résonances juives dans le féminisme: identités, sionisme, antisémitisme", par Hélène Palma. Judith Friedlander, professeur au Hunter College (CUNY), remet en question le lien entre judéité et féminisme cher à ses collègues féministes juives américaines. Le rabbin Yeshaya Dalsace du mouvement massorti, apporte un regard nouveau au rapport entre judaïsme et féminisme. Alain Finkelkraut s’empare du sujet qui tourmente les français depuis plusieurs mois suite aux rebondissements de l'affaire DSK : il regrette la confusion entre vie privée et vie publique (point de réflexion central pour les féministes qui avaient lancé dans les années 1970 la fameuse formule : "le privé est politique"). Cette confusion nous fait-il remarquer, a pris des proportions gigantesques et a amené à des dérives incontrôlables, sous le prétexte de la "transparence" ?