Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Traité des bons sentiments
Korichi Mériam
ALBIN MICHEL
24,70 €
Épuisé
EAN :9782226314888
Que se cache-t-il aujourd'hui derrière l'expression " bons sentiments ", résolument péjorative et dépréciative, reflet d'un état d'esprit contemporain qui semble refuser toute place aux émotions et à la sensibilité ? Il est de bon ton, aujourd'hui, de parler à tout propos et pour s'en moquer de " bons sentiments ". Mériam Korichi s'interroge sur les raisons de ce rejet dans le monde des médias, des intellectuels, des historiens, des artistes, notamment. Afin de retracer et de cerner l'origine de ce sens négatif, elle entreprend un voyage dans l'histoire de la langue commune et philosophique : comment en est-on venu à donner à ces mots un sens contraire à ce que, littéralement, ils sembleraient vouloir dire. Le dénigrement systématique des bons sentiments par l'usage courant ? aujourd'hui la chose du monde la mieux partagée, de l'homme de la rue à l'Académicien, en passant par l'homme politique et le philosophe ? sonne comme une contradiction, un paradoxe que cette enquête stimulante se propose d'examiner, en redonnant sa juste place à la sentimentalité.
Dans Folioplus Classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'?uvre, est suivi de sa mise en perpective organisée en six points : Mouvement littéraire -La littérature engagée ; le genre et le registre -" Un court roman de moraliste " ; l'écrivain à sa table de travail -Un classicisme " instinctif " ; le groupement de textes -Personnages insoumis ; la chronologie -Albert Camus et son temps ; la fiche -Des pistes pour rendre compte de sa lecture.
Nous mentons tous - parfois avec scrupule, parfois avec un certain plaisir, parfois sans y penser - et cependant nous ne faisons pas du tout la même chose : nous pouvons exagérer, ne pas démentir, simuler, dissimuler, affabuler, délibérément ou dans le feu de l'action. "Mentir" recouvre tout cela, qui n'a pas la même gravité mais suscite toujours un malaise quand le mot surgit, car on le dit assez aux enfants : "Mentir, c'est mal." La philosophie est marquée par l'approche rigoriste et intransigeante d'Augustin et de Kant condamnant tout mensonge. Qu'en est-il de l'usage commun ? La condamnation morale du mensonge résiste-t-elle à la revendication bravache de la "post-vérité" et à l'irruption contemporaine des "faits alternatifs" ? Voici une réflexion pétillante, à hauteur d'individu, qui interroge le sens du mensonge à l'aune de la vie que nous imaginons toujours en partie, faisant de nous des êtres créateurs, à nos risques et périls.
Dans folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en cinq points : . LES MOTS DES TEXTES : Art, beau, génie, goût, sublime.. L'ESTHÉTIQUE DANS L'HISTOIRE DES IDÉES.. TROIS QUESTIONS POSÉES AUX TEXTES : L'art a-t-il une finalité? Le jugement de goût est-il mixte, à la fois sensible et intellectuel ? Esthétique, politique et éthique : quelle autonomie pour l'esthétique ?. GROUPEMENT DE TEXTES : Positions contemporaines.. PROLONGEMENTS.Mériam Korichi est agrégée de philosophie. En 2003, elle soutient une thèse sur Spinoza et fait, en 2005, l'édition commentée des lettres du philosophe avec Blyenbergh (Lettres sur le mal, Folioplus philosophie n° 80). En 2007, elle rédige pour La bibliothèque Gallimard un ouvrage sur le thème Penser l'histoire.. Christian Hubert-Rodier est ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé de philosophie. Il a vécu six ans à Venise et se partage actuellement entre l'enseignement de la philosophie à Saint-Cyr-l'École, la peinture, et des recherches sur les problèmes de la couleur.
Résumé : Amour fou ou souffrances du Christ en croix, goût pour un passe-temps ou obsession, le terme "passion" renvoie à des réalités très diverses, dont le seul point commun semble être l'excès. A la pensée rationnelle, qui assoit les jugements objectifs et motive les actes délibérés, s'opposent en effet les passions irrationnelles qui tourmentent l'esprit et agitent le corps. Pourtant, il n'est pas inutile d'envisager les passions autrement que sous la forme d'un rapport de force. Car sommes-nous aussi passifs que nous le croyons face à nos passions ? Ne sont-elles pas aussi l'expression d'une énergie vitale qui nous pousse à agir ? Devons-nous analyser la complexité des désordres qu'elles font naître ou bien les réprimer avant qu'elles ne troublent notre vie intérieure et sociale ? Faut-il les laisser s'exprimer ou au contraire les apprivoiser ? Si les passions sont quelquefois débordantes, elles sont aussi un moteur qui permet la sublimation artistique et qui rend possible le dépassement de soi. Cette anthologie rassemble les plus grands textes sur les passions, de Platon à Miscevic en passant par Aristote, Diogène Laërce, Cicéron, Machiavel, Montaigne, Descartes, Spinoza, Malebranche, Voltaire, Hume, Rousseau, Helvétius, Kant, Freud ou encore Bergson.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.