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Anthropologie de l'athlétisme en Afrique de l'Ouest. La condition d'athlète
Koné Yaya ; Rey Pierre Philippe
L'HARMATTAN
48,00 €
Épuisé
EAN :9782296561816
Comment peut-on être athlète en Afrique de l'Ouest ? Généralement, l'intérêt porté au phénomène sportif en Afrique se borne au football, à l'Ouest, et à l'athlétisme, à l'Est. Loin des récits épiques et des discours ataviques, cette étude anthropologique met en évidence les facteurs sociaux de la course à pied, de la course pensée à la technologie de la pratique. La course est une activité corporelle, qui varie selon le contexte culturel et les représentations des sociétés. Comment passe-t-on de la sédentarité à la course à pied régulière, et de la course informelle à l'athlétisme ? Là où nous cherchions à savoir, comment des sociétés africaines se représentaient la pratique, nos différents interlocuteurs nous renvoyaient à la question : pourquoi courir ? De prime abord, lorsqu'on évoque la course en Afrique, c'est l'athlétisme qui nous vient à l'esprit. L'enquête de terrain aux confins du Mali, du Burkina Faso et de la Côte d'Ivoire, nous renvoie à une autre idée de la course, celle vécue, celle subie, celle redoutée, une course en phase avec les réalités des habitants. La vie détermine la conscience athlétique, aussi, le courir est tantôt générateur de bien-être, volonté de mobilité sociale, désoeuvrement.
Peu d'études scientifiques portent sur les loisirs sédentaires et les activités sportives en Afrique. Pourtant, les contextes politiques, économiques et socioculturels des régions subsahariennes impliquent une approche singulière des loisirs. Cette étude, qui s'inscrit dans la tradition des cultural studies, contribue à mieux cerner la complexité de la vie sociale et culturelle dans les métropoles africaines. Des pratiques urbaines endémiques y apparaissent sous une forme hédonique ou utilitaire. On y retrouve les plus visibles comme le football et d'autres plus confidentielles, liées à un mode de vie particulier. C'est donc à ces moments ou tranches de vie citadines que l'étude ethnographique s'est intéressée. Elle se base sur un long travail de terrain mené dans les métropoles des zones sahéliennes, soudaniennes et guinéennes. Ces travaux qui questionnent le corps se focalisent sur la façon dont les habitants se divertissent. Comment se transforme-t-on à travers les loisirs ? Quel sens donne-t-on à sa pratique ? Ce que nous qualifions communément de délassement est pratiqué avec le plus grand sérieux par les jeunes des quartiers populaires. Ce qui relève du bien-être pour les hommes, comme l'injonction à une sexualité récréative, est aussi pour la gent féminine une question de survie voire un enjeu de respectabilité. Nous sommes donc à l'interstice entre l'évasion, l'urgence et le travail. Le rapport quotidien au vélo ou à la marche met en exergue les questions liées à la mobilité. Et la vie nocturne met en lumière les phénomènes dansants, les procédés de séduction ainsi que l'ensemble des interactions ayant cours dans ces contextes urbains.
Je revenais (...). Je revenais pour aider à l'émergence d'une Afrique nouvelle capable de retenir et de ramener à la maison ses fils, dont beaucoup avaient récemment péri dans les barbelés et les flammes de l'enfer occidental". Une imagination fertile... une actualité brûlante et des réalités poignantes... L'auteur a su nous livrer, dans un style caustique, sa vision d'une Afrique émergente et sa foi dans un monde meilleur.
Biographie de l'auteur Tiédaba Koné est né en Côte d'Ivoire dans une famille de guérisseurs traditionnels. Infirmier diplômé d'Etat depuis bientôt 30 ans, il a travaillé dans différentes structures et services : hôpital psychiatrique à Paris, établissements pour personnes âgées et CHU dont dix ans dans un service de cancérologie. Membre de l'Association internationale d'Ethnopsychanalyse, il est également Président de l'Association Amitiés Isère-Dagaba. Il travaille actuellement dans une structure pour personnes âgées à Grenoble.
Ai-je choisi de vivre dans une famille pauvre ? "Non, c'est simplement parce que tu es l'élu qui la sortira de la pauvreté", m'avais-tu répondu. Aujourd'hui, je crois que vivre c'est à peu près comme aller en guerre. On doit s'attendre à tous les coups. Le plus important est qu'il faut savoir refuser à la vie, la vie qu'elle nous exige de vivre. Mais plutôt lui imposer la vie que l'on souhaite vivre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.