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Les Soviétiques. Un pouvoir, des régimes
Kondratieva Tamara
BELLES LETTRES
40,00 €
Épuisé
EAN :9782251444055
En Union Soviétique, le mode de vie et l'organisation du travail dans les kolkhozes, les villes fermées, les unions des créateurs, les usines du complexe militaro-industriel étaient régis par une multitude de régimes particuliers. Dans ce livre, des historiens russes et français se penchent sur cette réalité largement ignorée et démontrent ainsi combien le régime soviétique était pluriel. Qualifié de totalitaire sous Staline puis d'autoritaire après sa mort, ce régime perd son caractère englobant quand on étudie de près les mondes clos des différentes catégories de sa population. Au-delà des divisions administratives, nationales, sociales ou professionnelles relativement connues jusqu'ici, les auteurs appréhendent la population à travers les manières dont elle réagit aux règles particulières imposées par les différents régimes en vigueur à l'époque. Ils montrent comment les Soviétiques n'existent pas en tant qu'entité pleine et entière niais sont composés de groupes d'individus distincts, identifiables presque individuellement. Contrairement à une opinion répandue à propos d'un consensus imposé par le pouvoir, ce livre montre un écart entre les stratégies individuelles et la norme collective qui s'est brusquement accrue dans les années 1970: ce déséquilibre a été provoqué en réaction à une pratique d'organisation sociale, mêlant des dogmes idéologiques acquis après 1917 à des usages séculaires de gouvernance. L objectif de l'ouvrage est de faire découvrir aux lecteurs la diversité des expériences vécues par les Soviétiques, selon la catégorie à laquelle ils appartenaient. En Union Soviétique, la ligne du Parti était certes prégnante mais son suivi était beaucoup plus lâche que ne le représente aujourd'hui encore une mémoire figée depuis la guerre froide.
Résumé : Si le même signifiant confond nourrir et gouverner (kormit'), la table et le trône (stol), c'est que la langue tend à l'historien un indice : une représentation du pouvoir perce à travers les temps indépendamment du régime politique. Quelle culture la soutend ? Quels effets s'y mêlent ? En Russie comme en URSS, on peut observer un écart considérable entre l'émergence institutionnelle de l'Etat moderne (XVIe-XXe siècles) et les pratiques courantes de l'exercice du pouvoir. Tamara Kondratieva part de l'hypothèse que les bolcheviks ravivent l'ancienne fonction nourricière du pouvoir. Réinvestissant le Kremlin désaffecté depuis le XVIIIe siècle, ils organisent une hiérarchie de nomenklatura dont le réseau de ravitaillement rappelle le don en nourriture pratiqué aux XVIe-XVIIe siècles à la cour tsarienne. L'étude de la similarité entre deux époques éloignées illustre une rencontre capitale entre le passé et le futur contenu dans le projet révolutionnaire. L'observation de certaines pratiques telles que la rémunération des fonctionnaires, la tutelle seigneuriale ou étatique aux XVIIIe et XIXe siècles, éclaire le problème de la nature des régimes politiques en Russie tsariste et soviétique. Bien qu'ils soient incarnés par des structures d'Etat différentes, force est de constater qu'ils émanent du même type de représentations que la pensée politique qualifie de " domestiques ". Le modèle domestique fonctionne si clairement que les formules habituelles telles que " le despotisme de l'Etat autocratique " ou " l'omniprésence de l'Etat totalitaire " deviennent du coup très opaques. L'idéologie communiste n'était certainement pas seule aux commandes des conduites et des choix des dirigeants soviétiques.
Se procurer cet ouvrage unique enfin traduit en français revient à soutenir les intellectuels tués pour leurs idées, partout à travers le monde et à travers l'Histoire. En effet, s'il est rare de dénombrer des économistes morts pour leurs théories, Nikolaï Kondratiev (Kondratieff en français) est de ceux-là ! Fusillé le 17 septembre 1938, à 46 ans, sur le sol soviétique. L'oeuvre de Nikolaï Kondratiev n'est pas seulement l'aboutissement de plus d'un demi-siècle de réflexion sur les cycles économiques, c'est la découverte de la nature profondément fractale des cycles humains. L'enjeu de l'étude des cycles de Nikolaï Kondratiev est aujourd'hui considérable, et plus nécessaire que jamais. Ce que Joseph Schumpeter nomma plus tard comme le cycle-K, ce sont des cycles longs d'une durée comprise entre 4 et 6 décennies dans lesquels la diffusion de l'innovation joue un rôle absolument central. Découvrez cette oeuvre traduite et préfacée par Thomas Andrieu, le nouveau spécialiste français des cycles économiques. Les Atemporels, c'est une collection qui réunit des oeuvres qui ne vieillissent pas, qui ont une date de publication mais pas de date de péremption. Car elles seront encore lues et relues dans un siècle.
Andrieu Thomas ; Kondratiev Nikolai ; Schumpeter J
Voici un livre unique et exceptionnel qui ravira les étudiants en économie, les professeurs, les chercheurs, ainsi que tous les lecteurs passionnés par la problématique des cycles économiques. Thomas Andrieu, jeune économiste, étoile montante de la finance, est passionné depuis son plus jeune âge par la notion de cycles en général et de cycles économiques en particulier. Dans ce volume, il a rassemblé pour la première fois en langue française plusieurs textes écrits par les plus grands penseurs qu'on enseigne dans les universités du monde entier : Kondratiev, Schumpeter, Juglar et Kitchin. Ces textes, rédigés au XXe siècle, sont atemporels car ils révèlent un phénomène humain observable à toutes les époques : le phénomène des cycles. Les textes sont illustrés par Yoann Laurent-Rouault, maître diplômé des Beaux-Arts de Rennes, qui a illustré de nombreux livres sur différents sujets dans le fonds littéraire international Memoria Books. Thomas Andrieu a choisi, rassemblé et compilé les textes des quatre auteurs en question. Pour certains, il les a traduits ; il nous livre de plus son analyse sur ces textes et nous parle de l'utilisation des cycles pour la prévision économique.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.