Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Reprendre le voir. Etudes critiques sur les images entre genre et islam
Kolly Maryam ; Leclère Anaïs ; Bracke Sarah
PU SAINT LOUIS
50,00 €
Épuisé
EAN :9782802805472
Reprendre le voir est un titre à double vocation. Reprenons les choses depuis le début...". Avec cette première signification du verbe "reprendre", nous poursuivons l'objectif de formuler les enjeux de la visualité dans la filiation des études critiques qui portent sur les structures visuelles du pouvoir. Cet ouvrage collectif s'inscrit ainsi dans le prolongement des niches de la pensée francophone sur le voir et, surtout, des champs institutionnalisés des visual studies anglo-saxonnes. "Reprendre" doit ensuite être saisi au sens de "Rendez-moi la vue" dans la mesure où nous aspirons à une sorte d'objectif de restauration visuelle. Cette seconde signification constitue dès lors un appel à imaginer sans les images dominantes qui rendent beau le pouvoir guerrier colonial, raciste, patriarcal et capitaliste. Dans cet ensemble d'études critiques sur les images entre genre et islam, des contributeur·ice·s non-académiques (artistes, militant·e·s) et académiques enquêtent sur l'"image de l'Humain" et de celleux que l'"imagination" a déshumanisé·e·s, ici en particulier, les hommes et surtout les femmes musulman·e·s. Pour répondre de l'urgence des temps présents, la rencontre des auteur·ice·s s'articule autour d'une question : qu'est-ce qui peut fournir matière à un contre-ordre visuel, à l'esthétique et aux images d'un autre monde ?
Le chemin d'Angélique a été tortueux. Les hommes, les enfants, l'argent, le sexe, le bon dieu, elle avait fait un sacré mélange et en même temps tout séparé, pensant que ces différents aspects de sa vie étaient inconciliables. Mais la bête avait fini par prendre toute la place. Alors elle l'a d'abord perçue puis elle l'a traquée, domestiquée, apprivoisée, tolérée pour finalement la diluer en elle, la honte.
Pédagogues majeurs du XXe siècle, Maria Montessori, Elise et Célestin Freinet sont paradoxalement méconnus aujourd'hui. On parle beaucoup à leur place, on les oppose de façon souvent caricaturale, voire on les instrumente pour des raisons lucratives. Il est temps que l'on revienne aux sources pour retrouver la source de l'entreprise éducative. Qu'on se penche sur les oeuvres fondatrices pour en saisir le sens et la portée. Qu'on les interroge à la lumière des défis que nous devons relever. C'est ce que font admirablement Henri Louis Go et Bérengère Kolly dans cet ouvrage. Le premier est un fin connaisseur de Elise et Célestin Freinet, la seconde une spécialiste de Maria Montessori. Ils confrontent ici leurs travaux et leurs visions en un dialogue qui n'élude aucune des questions que le lecteur pourrait se poser. Loin des lieux communs et des récupérations en tous genres, ils nous livrent un texte d'une extraordinaire richesse. Avec un souci permanent de la rigueur historique et intellectuelle mais sans jargon inutile, ils conjuguent ensemble, bien plus qu'ils n'opposent, les oeuvres de ces grands pédagogues. Sans rien céder sur leurs désaccords mais sans jamais céder, non plus, à la polémique. Ce livre aide à comprendre et suscite la réflexion. Il décourage toute caricature et invite à cheminer avec les auteurs pour saisir ce qui se joue dans toute entreprise éducative mais aussi les choix qui nous y sont offerts. Décidément, c'est une boussole indispensable pour naviguer par gros temps.
Arrête tes imbécillités, c'est ridicule. " / " C'est bon, il te suffit d'arrêter ! " / " Pourquoi tu fais tous ces trucs ? " Ces phrases jalonnent le parcours des personnes atteintes de TOC, les rendant encore plus vulnérables. Estelle Kolly propose un voyage à coeur ouvert dans un quotidien de Tocée, qui, elle l'espère, permettra à des souffrants de se sentir moins seuls et à des aidants de comprendre un peu mieux la maladie de l'intérieure.
Qui se souvient de Jacques Haas décédé il y a un peu plus de cinquante ans ? Son nom reste pourtant gravé dans les trois paroisses qu'il a fondées, Saint-Joseph à Lausanne quand il avait 26 ans, puis les paroisses du Saint-Esprit et du Bon Pasteur à Prilly. Mais Jacques Haas, né Luxembourgeois en 1908, fils du pâtissier de la rue Saint-Jean à Nyon dans le canton de Vaud en Suisse, reste surtout une figure exemplaire du monde des médias. Il intervient à Radio-Lausanne dès 1936. Il fonde le Centre catholique de Radio et Télévision (CCRT en 1958. Son aura internationale est telle qu'il est élu président d'UNDA (Association catholique internationale pour la radio et télévision) de 1962 à 1968. On le retrouve à l'Expo 64 de Vidy-Lausanne, au concile Vatican II et au Synode 72, chaque fois dans des rôles qui font date. Il devient l'interprète naturel et privilégié de tous les grands moments de l'histoire catholique et du monde, y compris lors de la venue des premiers hommes sur la lune. D'un accueil affable envers chacune et chacun, y compris les plus modestes, il est l'un des prêtres suisses qui a croisé le plus de papes, de présidents, de princes et d'acteurs de la vie culturelle. Epuisé peut-être, n'ayant pas atteint 65 ans à son décès, ses funérailles le 1er mars 1973 ont vu affluer un nombre impressionnant d'évêques, de prêtres et d'amis. Chanoine honoraire de l'Abbaye de Saint-Maurice et de la cathédrale de Monaco, il était prélat de la Maison pontificale et portait donc avec plaisir le titre de Monseigneur.
Dans les écrits dédiés à l'arbitrage international, la neutralité est frappée du sceau de l'évidence. Elle est ce mot des premières pages, des premiers chapitres, intégré aux développements énumérant les avantages de l'arbitrage et destiné à expliquer l'opportunité d'y recourir, à justifier de son succès, à le légitimer, à le promouvoir à l'image d'un argument publicitaire au-delà de ses frontières initiales, ou encore pour l'ériger en mode de règlement des litiges par défaut. Contrairement aux autres avantages supposés de l'arbitrage international, la neutralité est un allant de soi qui ne saurait être discutée. Elle est une parole, un discours, une représentation qui échappe prodigieusement à toute critique. Malgré la virulence et le bien-fondé des reproches qui lui sont directement adressés, la neutralité ne cesse d'être invoquée tantôt comme bouclier tantôt comme bélier par les membres de la communauté arbitrale désireux de protéger l'arbitrage comme de favoriser son expansion. Le chercheur ou la chercheuse analysant les discours de l'arbitrage international est inévitablement intrigué par la force d'une représentation qui met en échec toute critique et qui véhicule l'illusion d'une impossible remise en cause. Afin d'en comprendre les raisons et les opérations, le présent ouvrage propose d'enquêter au coeur de ce qu'est la neutralité de l'arbitrage international : un mythe.
Van Meerbeeck Jérémie ; Bailleux Antoine ; Bernard
En 2019 paraissait un ouvrage de droit positif consacré a la distinction entre droit public et droit privé, issu d'une collaboration entre les centres de droit privé (Cepri) et de droit public (Circ) de la Faculté de droit de Saint-Louis. Le Séminaire interdisciplinaire d'études juridiques a choisi de poursuivre et d'approfondir la réflexion, sur le terrain de la théorie du droit, mais également d'ouvrir le champ de recherche aux enjeux interdisciplinaires de la distinction public/prive. Le cycle s'est terminé en septembre 2021, par un colloque consacré aux brouillages, innovations et influences croisées de la "distinction (droit) public (droit) privé". Le présent ouvrage reprend non seulement les contributions écrites de ce colloque, mais également celles de plusieurs séances du séminaire consacré a ce thème. Afin de repenser cette division a la fois nécessaire et impossible, très ancienne et pourtant toujours recomposée sous des formes nouvelles, il s'imposait de croiser les regards de juristes, de criminologues, d'anthropologues du droit et de philosophes. Le résultat est foisonnant et ouvre des perspectives originales. Sont ainsi convoqués tour a tour Arendt et le droit européen, Kant et le droit pénal, les indicateurs de prospérité et le droit du travail, les finances publiques et l'intime, les big data et le droit des marches publics, les communs et le droit subjectif. Au-delà de la binarité rassurante de ces deux piles structurants de la pensée occidentale, les différents angles d'analyse convergent sur un point : si le sujet n'est pas neuf, il n'a rien perdu de son actualité. Le présent volume a l'ambition d'avoir contribué a en dévoiler quelque peu la complexité.
Clippele Marie-Sophie de ; Cornu Marie ; Ost Franç
La charge normative du patrimoine culturel, reposant dans le droit actuel essentiellement sur les épaules du propriétaire (public ou privé), aurait augmenté à mesure de l'intervention de l'autorité publique dans le droit de propriété. Après une analyse historique (partie 1) et une évaluation (partie 2) de l'inflation de la charge en droit belge du patrimoine culturel, cet ouvrage propose des réflexions prospectives quant à une répartition plus équilibrée de celle-ci (partie 3). Le modèle de la propriété culturelle d'intérêt partagé est ainsi développé, reprenant non seulement les droits et les intérêts du propriétaire et de l'autorité publique, mais accueillant aussi ceux de l'acteur collectif (individu, communauté). L'autre versant du modèle repose sur la responsabilité partagée du patrimoine culturel, permettant de mieux répartir la prise en charge du patrimoine entre ces trois acteurs. Ce modèle de protection patrimoniale bicéphale est opérationnalisé par des outils de droit privé (contrat, fondation, trust), ainsi que par des modalités de financement alternatif.