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Education inclusive et dignité de l'enfant en situation de handicap
KOHOUT-DIAZ/GBEBE
L'HARMATTAN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782336489766
Comment définir une éthique fondée sur la dignité de l'enfant en situation de handicap pour favoriser le développement de l'éducation inclusive en Afrique et plus spécialement dans des contextes traditionnellement discriminants comme la communauté éwé au Togo, où le sujet handicapé est qualifié de "corps vivant malformé" et exclu ? Quelles sont les sources des discriminations ? Quels sont les facteurs à promouvoir ? Les enjeux principaux de cet ouvrage sont liés à l'identification des processus de stigmatisation en contexte traditionnel éwé, à une redéfinition du concept de "dignité" et à un éclairage des processus de l'éducation inclusive. Ils sont aussi relatifs aux mécanismes de transfert de ces processus dans les pratiques sociopolitiques et à l'inclusion socioprofessionnelle des personnes en situation de handicap. L'auteur démontre que face à la personne en situation de handicap, la dignité de son corps peut l'emporter sur sa déficience, de sorte que l'expression "Toh ? su" ou "corps vivant malformé" se vide de son sens. L'utilisation de cette expression devient une injure. L'anthropologie appliquée au champ de l'éducation fournit un cadre pertinent pour saisir une vision dynamique de l'humain en lien avec les principes de l'éducation inclusive et qui contraste avec le stigmate réifié dans la langue et réifiant.
L'éducation inclusive est un objet épistémologique riche et polymorphe mais aussi un ensemble d'expériences concrètes les plus singulières et les plus inventives. Entre théories et pratiques, il peut être circonscrit de nombreuses façons : de décrets, circulaires et dispositifs institutionnels en recommandations de santé, de demandes sociales en pratique d'éducation, de soin ou de parole, il cristallise des questionnements pluridisciplinaires toujours délicats pour l'école. Comment prendre en compte la spécificité de chacun dans un contexte institutionnel normatif ? Comment ne pas l'exclure en l'enfermant dans ses différences ? Comment ne pas dissoudre sa singularité dans le vague tous pareils de la diversité globale, source d'injustices et d'inégalités ? Notre rapport personnel à la norme et à ce qui est jugé en dehors, les liens que nous établissons entre le même et l'autre, la mesure que nous prenons de ce qui est pour tous et de ce qui vaut de n'être que pour un seul ne cessent de nous interpeller au plus intime de nous-mêmes. L'ouvrage esquisse à la fois des axes d'analyses conceptuelles et suggère, sans jamais les imposer, des pistes d'action à partir de cas singuliers qui sont autant de rencontres uniques. Il propose au lecteur de s'interroger sur ce qui, dans chaque situation, a été le ressort d'un raccrochage à l'éducation a contrario des méandres socioéducatifs ou sanitaires de l'action publique où le jeune sujet peut parfois se perdre.
La publication est issue d'un congrès international organisé à Bordeaux en octobre 2022 sur le thème de l'éthique inclusive, envisagée comme nouvel horizon éducatif pour les enseignants et pour l'enseignement. Cette recherche esquisse les contours conceptuels d'une approche éthique de l'éducation dite inclusive, entre conceptions de l'homme dans son rapport au savoir et enjeux des idéaux démocratiques. Ce livre étudie également de singulières exceptions à la norme éducative, que les contextes ne manquent pas de charrier, qu'il s'agisse d'environnements sociaux, géographiques ou de nosographies de santé. La réflexion sur la dimension éventuellement ségrégative du travail de dénomination et de catégorisation de la différence amène progressivement les auteurs à l'épineuse question des réponses éducatives et pédagogiques adaptées à ces situations singulières. Au coeur du processus, des propositions de nouveaux outils, de nouvelles stratégies ou de nouvelles approches sont dépliées , non sans une mise en l'épreuve scientifique de leur pertinence dans la continuité dans le temps et les espaces culturels
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.