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Un vampire sur le divan
Kohn Max
MJW
20,00 €
Épuisé
EAN :9791090590137
Que représente un vampire ? Pourquoi occupe-t-il une telle place dans la culture ? Le vampire est un invariant culturel avec des différences culturelles. Ce livre part d'exemples littéraires pris comme des situations cliniques, de Dracula de Bram Stoker (1897) et d'Entretien avec un vampire d'Anne Rice (1977). Le vivant est un non mort (undead) et le non mort est encore vivant. D'un point de vue psychanalytique, quel est donc ce rapport aux dents et à la morsure qui contamine, qui fait que l'autre devient aussi un vampire ? Le vampire est un bébé qui mord et qui a un désir ambivalent d'immortalité. Le lait maternel est vital comme le sang pour le vampire. Le vampirisme concerne aussi la généalogie et les ancêtres. Le vampire concentre et canalise en lui en tant que puissance, figure et image, fantasme et mythe, signifiant et témoin d'un entre deux mondes, tout ce qu'il y a d'indétermination en nous dans la distinction entre la vie et la mort. Le vampire et la vampirisation sont des symboles d'une série de constructions et destructions psychiques interminables.
Que reste-t-il d'une langue quand l'usage a disparu? Les mots qui reviennent à l'esprit et se transmettent aux enfants et aux petits-enfants rappellent toute une culture et son histoire. En ce début de XXIe siècle, le monde yiddish a été presque complètement détruit. Le monde yiddish, la yiddishkeyt comme lien social a été détruit, mais la langue existe. C'est une des voix du peuple juif. La parler procure de la tendresse pour le langage et le lien social, même si une partie du peuple juif est en cendres et de s'en rappeler est douloureux. Pourtant les traces restent et produisent des effets inconscients. Cet ouvrage suit ces traces etscrute le désir de conserver cet héritage culturel. Dans le prolongement de ces considérations, on peut évaluer si la culture yiddish est en train de mourir ou si elle a encore un avenir. Il existe un effet de yiddish préanalytique dans l'histoire de la psychanalyse. Prenez n'importe quel mot d'esprit yiddish et analysez-le, vous trouverez l'enseignement de Freud sur le rapport de l'analyse du transfert à celle d'une langue: Quelle langue parlez-vous? Vous ne savez pas. Où est une langue? Dans le transfert. Nous ne parlons pas la même langue et nous ne savons pas où elle est. Une langue nous traverse inconsciemment. Est-ce que je cherche une langue ou est-ce une langue qui me trouve? "- C'est mon nouveau petit frère", s'est vantée une petite fille de cinq ans à son amie. "- Comme il est mignon, comment s'appelle-t-il? - Je ne sais pas. Je ne comprends pas un mot de ce qu'il dit."
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
Le lecteur découvrira les thèmes aussi variés que la finesse diagnostique (par exemple sur le délire et la paranoïa ou sur la maladie fonctionnelle ou encore sur la méthodologie des essais cliniques), les travaux de fond (par exemple sur l'Endon chez Tellenbach au sujet de l'origine dite endogène ou du pouvoir d'un médicament psychotrope) et les aspects cliniques de la psychopathologie entrant dans l'exercice du psychiatre (par exemple l'annonce du cancer, le médecin malade, la fonction du lit en milieu hospitalier chez le malade psychique, etc.), tous chers à Arthur Tatossian, car ceux-ci permettent d'aborder le vécu de l'être humain, les notions de phénomène, de vulnérabilité, d'intersubjectivité, d'autonomie et de liberté et aussi les difficultés de communication dans de nombreuses circonstances. Après un rappel de l'incidence des évènements vitaux sur le déclenchement des troubles psychiques, en relation avec le vécu du sujet, ce vécu est étudié dans des situations diverses. Le cas du sujet atteint de cancer en phase pré-terminale, face à la souffrance et à la mort permettent de comprendre les difficultés de communication entre le sujet et autrui - entourage, famille, soignants, médecins compris -, le stress du patient dont le corps n'est plus que corps-objet mais aussi celui de ceux qui l'entourent souffrant de leur difficulté à exprimer leur empathie et, pour les soignants, de leur impuissance face à la maladie qu'ils vivent comme un échec. Ceci se retrouve, à des nuances près, chez les malades mentaux, psychotiques en particulier, les membres de leur famille et le psychiatre, lequel par l'approche phénoménologique pourra accéder au vécu de son patient et ainsi choisir la thérapeutique lui assurant une autonomie aussi importante que possible en tenant compte de ses possibilités restantes même si elles sont minimes, le but étant de lui assurer une vie la plus proche de la vie normale hors de l'hôpital. La phénoménologie de la dépression et celle du corps sont abordées à la fois sur les plans historique, théorique et pratique et il en est de même pour la physiopathologie de la paranoïa et la personnalité paranoïde ainsi que pour les délires, lesquels sont rarement chroniques actuellement grâce aux psychotropes permettant un recours limité aux hospitalisations, toujours les pus courtes possibles, même si elles doivent être répétées, le but étant de ne pas infantiliser le malade en le privant de toute autonomie et de lui permettre de retrouver une place effective dans sa famille.
Il est des lieux où souffle le vent du malheur et de la déshérence ; il est des lieux où souffle le vent salvateur de l'ironie et de la rage. Il est des lieux où l'on perd la tête et où l'on est censé plus ou moins essayer de la retrouver... A partir de quatorze variations sur le séjour en hôpital psychiatrique, Le Vent noir évoque les limites ? oues entre la folie et la normalité, le désespoir et la révolte, l'emprisonnement et la liberté ; car on peut être prisonnier des murs de l'asile, prisonnier de sa propre tête, et laisser souffler en soi, comme un éclat de rire, un vent démystificateur. Alternant récits de vie bousculées par la maladie mentale et saynètes du quotidien hospitalier, Le Vent noir tente de poser des mots sur le sentiment de décalage, l'impression de n'être pas tout à fait d'ici, et sur le regard distancié qu'une telle position, bien que subie, permet de poser sur les petites et grandes absurdités du réel.