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La conscience interne de la langue. Essai phénoménologique
Koblizek Tomas ; Imbert Claude
LAMBERT-LUCAS
18,00 €
Épuisé
EAN :9782359353082
Husserl et Merleau-Ponty traitent de la façon dont les vécus subjectifs sont exprimés au moyen de la langue qui, elle-même, est censée disparaître de la conscience du locuteur : "C'est bien un résultat du langage de se faire oublier, dans la mesure où il réussit à exprimer", dit Merleau-Ponty dans La prose du monde. En s'inscrivant dans une perspective critique à l'égard de la phénoménologie husserlienne et merleau-pontienne, ce livre propose un renversement de son dispositif en abordant la langue comme ce qui est au contraire constamment expérimenté par celui qui parle, phénomène qui sera nommé la "conscience interne de la langue". Une série d'analyses montrera que la langue est vécue comme acte qui introduit le sujet parlant dans une situation donnée et qui lui permet de figurer d'une façon spécifique et de se positionner par rapport aux autres. Cette approche de la langue comme activité vécue nous amène à l'idée d'intersubjectivité linguistique et débouche vers une éthique du langage.
Le statut de plus en plus complexe des didascalies dans le théâtre contemporain rend difficiles la définition et la délimitation de ces unités textuelles longtemps considérées comme secondaires par rapport aux dialogues. D'où l'intérêt de s'interroger en termes linguistiques sur leurs fonctions et sur leur fonctionnement selon qu'elles appartiennent à un état passé ou présent de la production dramatique. Après une mise au point sur la nature, les formes et les fonctions des didascalies, on s'interroge sur la voix qui s'exprime à travers elles. Est-ce celle de l'auteur de la pièce ou relève-t-elle d'un narrateur, le didascale, interne à la fiction ? On étudie ensuite différentes classes de didascalies : les didascalies spatio-temporelles dont la fonction majeure est de préciser le contexte et le cadre dans lesquels se déroulent les interactions entre les personnages ; les didascalies gestuelles qui permettent d'inférer les identités, les qualités, les états affectifs des personnages, éclairant ainsi le sens de leurs relations et de leurs interactions. La deuxième moitié de l'ouvrage s'attache à rendre compte du style didascalique de Bernard-Marie Koltès puis analyse les relations syntagmatiques entre les différentes classes de didascalies présentes dans En attendant Godot de Beckett. Traitant à la fois de poétique et de stylistique, l'ouvrage s'adresse tant aux linguistes qu'aux littéraires.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.