EditorialÀ l'approche de Chambéry, les panneaux d'autoroute annoncent fièrement «Cité des ducs, capitale historique de la Savoie». Belle accroche, certes. Mais ce rappel d'un glorieux passé suffit-il à définir la préfecture savoyarde? C'est à un décryptage des apparences que s'attache ce numéro de L'Alpe, qui interroge l'histoire de la ville pour mieux comprendre ce qui fait, aujourd'hui, la spécificité de ce carrefour alpin.Carrefour en effet, de par sa situation privilégiée entre les Alpes et le couloir rhodanien. En s'implantant au croisement de voies menant vers l'Italie par de grands cols, les comtes et ducs de Savoie ont affirmé leur puissance en tant que «portiers des Alpes». Autour du château, la ville est ainsi devenue un centre alpin d'importance. Malgré le glissement du pouvoir vers Turin, elle a conservé son rôle administratif, attirant une élite aristocratique qui a durablement marqué les lieux, comme en témoignent notamment les nombreux hôtels particuliers.Qui dit carrefour, dit aussi confluences culturelles, artistiques, intellectuelles, gastronomiques. Ici se sont rencontrés pendant des siècles des hommes et des idées, à mi-chemin entre Europe du Nord et monde méditerranéen. Et si la réunion de la Savoie à la France semblait une évidence géopolitique en 1860, il flotte toujours ici un délicieux parfum d'outremonts qui participe au charme de la cité. Dans une architecture qui doit beaucoup aux Piémontais, dans la collection de son musée des Beaux-Arts ou encore dans les délicates saveurs de sa cuisine. Mais aussi dans l'apport d'une population venue de la péninsule, qui a contribué au développement économique et qui perpétue de nos jours de chaleureuses relations avec sa voisine.Ce rôle de carrefour s'est vu confirmé dès l'arrivée du chemin de fer, par la volonté du roi de Piémont-Sardaigne qui a imaginé de mettre Chambéry au centre d'un réseau ferroviaire transalpin. Plus d'un siècle et demi avant la nouvelle liaison express Lyon-Turin! Cette ouverture au monde n'a toutefois pas occulté les liens que la ville entretient avec la montagne. Bien au contraire. Aux portes de deux parcs naturels régionaux, siège du premier parc national français, elle (ré)affirme avec force aujourd'hui son alpinité. En accueillant des institutions européennes et grâce à un vaste programme d'événements. Dans un monde élargi, la petite capitale historique se place désormais au coeur d'un réseau alpin. Pour preuve, à Chambéry, 2013 sera entièrement dévolu à la montagne!Dominique Vulliamy, rédactrice en chef adjointe
Massif immense, vaste comme le monde et le temps, aux innombrables plis et sommets dont de nombreux itinéraires restent à gravir et à transcrire. La ligne de crêtes qui partage les eaux des neiges éternelles de celles de l'écriture reste à cartographier. On l'aura compris, cette traversée littéraire en territoire d'altitude ne se déroule pas sur les chemins de la montagne mais sur ceux, tout aussi difficiles et combien innombrables, qui fulgurent ou jaillissent de l'imaginaire de l'homme pour rejoindre l'océan du coeur. Quel rapport la littérature entretient-elle avec la montagne ? La réponse est simple, c'est tout un ! Toute oeuvre ne représente-t-elle pas une ascension périlleuse et toujours mortelle vers des sommets jamais atteints et des gouffres d'espérance infinie ?Géomètre des mots, le poète lève jour après jour la topographie et les points géodésiques de cette montagne plus intime que l'intime de lui-même, condamné à ne jamais atteindre l'aube d'une crête qui toujours se dérobe. De l'Olympe grecque au Mont-Inaccessible de l'utopie chère à Restif de la Bretonne, de la Montagne magique au Mont analogue, l'écriture reste la plus grande aventure humaine, celle qui jamais ne s'achève quand tous les champs du possible ont été gravis. André du Bouchet, l'un des grands poètes de notre temps récemmentdisparu, trace de sa plume déroutante et altière une question essentielle à l'énigme posée à l'homme par une nature abrupte et hostile : neige glace eau si vous êtes des mots, parlez... Il était un lecteur assidu du Obermann d'Etienne Pivert de Senancour et de Ramond de Carbonnières, arpenteur inspiré du Voyage au Mont Perdu, et la montagne fut, sa vie durant, la source secrète de cette voix si nouvelle. La poésie, dira-t-il, force les mots à livrer leur ciel. Belle et juste définition pour l'écriture du rêve qui cherche inlassablement une ultime voie de salut par le haut et les mots. André Pitte
En face de la citadelle imprenable de Troie se tient l'armée grecque. Une terrible guerre s'annonce... Pour Ménélas, roi de Sparte, c'est une question d'honneur suite à l'enlèvement de sa femme Hélène par Pâris, prince de Troie. Agamemnon, le frère de Ménélas, y trouve le prétexte de faire tomber la cité mythique pour étendre son empire. Achille, le plus grand des guerriers, voit là l'occasion d'entrer dans la légende. Mais ces hommes, si puissants soient-ils, ignorent qu'ils ne sont que des pions. Que Troie forme le plateau d'une funeste partie d'échec dont seuls les dieux sortiront vainqueurs...Avec cette série en trois tomes, redécouvrez L'Iliade, l'un des récits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. À la fois riche et passionnant, il incarne à lui-seul tout ce qui fait l'essence de la mythologie grecque, évoquant l'hybris (cette folle tentation des hommes de se mesurer aux dieux), la confrontation entre mortels et immortels ou les querelles divines qui se matérialisent dans le destin des hommes.
Il aura fallu deux ans d'un travail acharné aux commandements britanniques et américains pour planifier ce qui sera le "jour le plus long". Dans une opération qui mobilise la plus grande flotte d'invasion de l'Histoire, les armées alliées vont réussir à débarquer en masse en Normandie et à franchir les murs apparemment imprenables de la "Forteresse d'Europe". Appuyées par des unités aéroportées et des bombardements massifs, les armées parviennent, dès le premier soir, à assurer quatre têtes de pont. C'est le début de l'Opération Overlord, une offensive sanglante et laborieuse qui ne s'arrêtera qu'à la victoire finale. Les succès remportés par les Alliés témoignent du courage et de la rage de vaincre des soldats. Ecrit par un historien militaire, ce livre fournit un aperçu de l'une des actions militaires les plus significatives de l'époque contemporaine. Superbement illustré de photographies tirées des archives alliées et allemandes ainsi que de cartes explicatives, il nous plonge en plein c?ur de la lutte pour la libération de l'Europe.
Revue de presse Kaio est en proie à une peur sans précédent : Un Super Saiyen a dévasté la galaxie sud, et il demande à Goku d’enquêter sur cette affaire. De son côté, Vegeta se voit approché par deux survivants du peuple Saiyen qui lui demandent de devenir le fier souverain de la Nouvelle Planète Vegeta, dans le but de restaurer la suprématie de leur peuple. Mais Paragus et son fils Broly cachent de noirs secrets… Sorti en 1993 dans les cinémas japonais, le huitième film de Dragon Ball Z (et le onzième de toute la saga des boules de cristal) a pour particularité d’être l’un des métrages les plus appréciés des fans, si ce n’est leur préféré. Les raisons sont simples. Souvenez-vous du combat contre Freezer, le tyran craignant un Super Saiyen qui naîtrait une fois tous les mille ans. Goku devint ce guerrier, puis Vegeta, puis Trunks, puis Gohan… faisant du Super Saiyen un produit de masse. Ce film apporte une véritable justification à ce propos, car il existe bel et bien un Super Saiyen redoutable unique, et il porte le nom de Broly. Vous l’aurez compris, le principal attrait de cette nouvelle histoire est son scénario. L’histoire est prévisible, et il ne faut pas longtemps au lecteur pour deviner l’identité du guerrier légendaire, mais toute la fortification de la mythologie Saiyen nous permet d’être passionnés durant toute la lecture. Guerrier invincible au design complètement exagéré et réussi, Broly fait partie de l’un des adversaires les plus impressionnants de Goku et ses amis. Tout n’est cependant pas exempt de défaut. Si l’histoire de Broly et Paragus est passionnante et très bien expliquée par le biais de flash-back, on regrette certaines facilités… si faciles qu’elles en deviennent risibles. Par exemple, le motif de la haine de Broly envers Goku est criant d’absurdité et crée un certain décalage avec la dimension dangereuse du combat qui se profile. Si dans un titre il convient qu’un personnage vienne à en détester un autre à cause d’un quiproquo ou une trahison, le Super Saiyen légendaire se contente de détester notre héros pour… l’avoir empêché de dormir à cause de ses pleurs lorsqu’il était enfant. Néanmoins, ce détail digéré, l’histoire se savoure sans difficulté aucune. A grand adversaire, grand combat, et ce huitième volet nous propose un affrontement réunissant les plus grands guerriers du cycle des cyborgs. Même Kame-Sennin obtient son petit rôle dans ce volet et permet d’intégrer une touche d’humour là où le sujet se veut grave. Bien entendu, nos ne retrouvons jamais l’intensité de la version animée de cette histoire ainsi que sa bande originale furieuse et son thème épique qui concluait l’affrontement entre Goku et Broly. Néanmoins, on ressent sur ce tome l’effort des créateurs pour découper l’action le mieux possible, et nous retrouvons ainsi nombre d’illustrations phares du film avec une bonne qualité visuelle. Si tous les films de Dragon Ball Z ne se valent pas, de même pour les anime comics dont la réalisation diffère d’un ouvrage à un autre, ce volume est exemplaire de par l’histoire qu’il raconte et le soin qui est apporté au découpage de l’action. Le combat contre Broly est l’un des meilleurs des longs métrages de la saga, et nous le retrouvons avec un certain plaisir nostalgique ici, bien que ce soit dans l’animation dantesque et les musiques épiques de l’anime. Gageons aussi que ce film inaugurait une trilogie autour du personnage de Broly, mais il faudra attendre le dixième volet avant de retrouver le plus grand ennemi cinéma de Goku. (Critique de www.manga-news.com)
Résumé : Au royaume de Trézène, le jeune, beau et brillant Thésée apprend qu'il n'est pas que le fils de Poséidon, mais aussi celui d'Égée, souverain d'Athènes. Alors qu'il se rend à pied à la cité mythique, il terrasse en chemin une multitude de monstres, devenant une légende avant même d'atteindre son but. Mais lorsqu'il rencontre enfin son père, il découvre que celui-ci est la proie d'un odieux chantage. Tous les neuf ans, Minos, roi de Crète, exige d'Égée un sacrifice pour lui épargner la colère de Zeus : sept jeunes hommes et sept jeunes filles doivent être jetés en pâture au Minotaure au c?ur du Labyrinthe. Pour y mettre un terme, Thésée est prêt à affronter la redoutable créature. Son plus grand défi l'attend...