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Les Doublures.. Manuscrits du Souffleur et autres documents
Klossowski Pierre ; Perrier Guillaume ; Carrive Je
ISMAEL
20,00 €
Épuisé
EAN :9791097450052
Les Doublures - titre provisoire du roman Le Souffleur ou le Théâtre de société publié chez Jean-Jacques Pauvert en 1960 - est une plongée dans les manuscrits et les archives de Pierre Klossowski, disparu il y a vingt ans, dont l'oeuvre inclassable, écrite et picturale, traverse le XXâe siècle. Comment les personnages du roman se dédoublent au gré de la folie du narrateur, quelles personnalités du monde littéraire et de sa vie privée ont inspiré l'auteur, quels rapports la fiction entretient avec l'histoire et l'actualité (résistance et collaboration, guerres coloniales, coup d'Etat des généraux, prise du pouvoir par de Gaulle, révolution des moeurs...), comment le personnage de Roberte devient maîtresse du jeu et instigatrice d'une utopie néo-Afouriériste, après avoir été victime d'un époux pervers dans les deux premiers volumes de la trilogie, Roberte ce Soir et La Révocation de l'Edit de Nantes : c'est ce que l'on découvrira en lisant ce volume constitué d'inédits et de textes introuvables, brouillons, lettres, fragments d'entretiens, textes de circonstance, et d'un dossier de presse. Dans les manuscrits, où tous les possibles narratifs sont encore ouverts, on croisera la silhouette fantomatique d'André Gide, déjà reconnaissable dans le prologue du Souffleur, mais aussi les figures de Gilberte Lambrichs, Pierre Leyris, Gabriel Marcel, Jean Paulhan, peut-être Georges Bataille et Jacques Lacan, et surtout Jean Carrive, "proprement le souffleur" , jeune poète surréaliste devenu érudit et traducteur, écrivain sans oeuvre dont l' "âme violente" inspire ces "Nouveaux Mystères de Paris" . "âQui me lisant, qui m'écoutant, pourra jamais me suivre dans le genre de nostalgie que je vais tenter de dépeindreâ? Qui de nous n'a pas connu la joie d'un attachement, n'a pas senti les forces lui revenir dans les pires détresses dès que le visage aimé en se penchant vers lui apportait la sourde promesse de ressources inespérées ? Mais en est-il deux ou trois qui aient connu le souci insensé de faire partager à autrui l'émotion particulière que leur procurait le visage de la compagne élue, et ce souci, comment peut-il devenir à la longue aussi indispensable que la sensation que procure la dilapidation à pleines mains du trésor que l'on possèdeâ? â" (Pierre Klossowski, Projet de préface.)
Résumé : Les digressions qui composent Le bain de Diane ont pour point de départ le maléfice d'une vision que résume l'exhortation d'Ovide : Nec videamus labra Dianae ! Ce qu'il en coûte d'avoir vu comme par hasard les lèvres "infernales" de la déesse, c'est ce qu'illustre la scène décrite et méditée dans cet opuscule - perpétuée, est-il besoin de le rappeler, par la peinture et la statuaire occidentales sous le titre de deux noms : Diane et Actéon. L'homme, un chasseur, au gré d'une poursuite de quelque fauve, surprenant fortuitement la nudité divine, du coup métamorphosé en cerf, d'un geste de pudeur de la déesse, et déchiqueté par sa propre meute. Mais dans le présent texte, loin de nous paraître, comme chez Ovide, l'innocente victime d'une fatalité aussi choquante, nous voyons Actéon projeter de façon prémonitoire sa propre légende comme une vocation, le prédestinant à dévoiler les mystères prétendus de Diane, quitte à divulguer, par son propre sacrifice, les secrets d'une divinité aussi contradictoire que provocante. La manière dont il s'y prépare, abandonnant l'exercice du chasseur pour celui spirituel de l'anachorète, nous le montre égaré, hors de l'espace du mythe, dans les antinomies de la conscience ratiocinante, déjà traqué par le dilemme du libre- (ou du serf-) arbitre. Coupable - non coupable ? Plaider coupable c'est expier le non-voulu fortuit pour se l'approprier comme voulu. Plaidant coupable, Actéon révèle du même coup le sens occulte du geste, apparemment punitif, de la déesse. S'il guette ce geste comme le moment propice d'une extase sacrilège, que signifie que l'homme soit châtié dans le Cerf, le fauve par excellence consacré à la déesse ? Si ce n'est que Diane, réduisant l'homme au silence de l'animal, lui accorde la possession bestiale de sa divinité. Exercice spirituel qui, à défaut de résoudre le dilemme du libre - et du serf-arbitre, tourne à la délectation morose de la "cervitude volontaire".
«Quel est donc notre propos - si toutefois nous en avons un ? Mettons que nous ayons écrit une fausse étude. Parce que nous lisons Nietzsche dans le texte, que nous l'entendons parler, peut-être le ferions-nous parler pour "nous-même" et nous mettrions à contribution le chuchotement, le souffle, les éclats de colère et de rire de cette prose la plus insinuante qui se soit encore formée dans la langue allemande - la plus irritante aussi ? Pour qui sait l'écouter, la parole de Nietzsche acquiert une vertu d'autant plus percutante que l'histoire contemporaine, que les événements, que l'univers commencent à répondre de façon plus ou moins divagante aux questions que Nietzsche a posées, voici quelque quatre-vingts ans. La façon dont Nietzsche interrogeait le proche ou lointain avenir qui maintenant est devenu notre actualité quotidienne - qu'il prévoyait convulsive, jusqu'à caricaturer sa pensée dans nos convulsions mêmes - l'interrogation de Nietzsche, nous essayerons de comprendre en quel sens elle décrit ce que nous vivons maintenant.» Pierre Klossowski.
«Au sortir d'une période où je fus ramené trois fois de suite au même thème dont résultèrent trois variations, le phénomène de la pensée me revient, tel qu'il s'était produit, avec ses hausses, ses chutes et ses absences, lorsqu'un jour, ayant cherché à relater quelques circonstances de ma vie, il m'arriva d'être bientôt réduit à un signe.La persistance d'un nom qui en forme le prétexte rend compte à elle seule d'un fond de pensée monotone. [...]Fasciné par le nom de Roberte en tant que signe, alors que j'étais dans le jardin sans plus rien voir de l'ensoleillée verdure autour de moi, n'ayant d'autre vision que la pénombre insituable où se jouait la lueur de sa main dégantée - je me décide à décrire ce qui doit se passer dans cette pénombre, ici illusoire. Je réfère au nom de Roberte ce que je vois et que je ne verrais point à défaut de ce nom.»Avant de donner lieu à une méditation, le signe unique est pour Pierre Klossowski une révélation expérimentale.Ce prénom, sans lequel il ne pourrait ni voir ni écrire, présente une absolue qui s'appelle la pensée.Maurice Blanchot commente ainsi Les lois de l'hospitalité : «Les pages les plus dramatiques qu'une écriture abstraite puisse nous donner à lire aujourd'hui.»
Chacé Étienne ; Souvarine Boris ; Bataille Georges
Première édition critique des écrits de Colette Peignot, faite directement sur les manuscrits. Cette édition comprend non seulement l'ensemble des manuscrits connus dont elle est l'auteur (y compris les différentes versions d'un même texte), mais également l'édition critique de textes enrichissant la compréhension de la vie et de l'oeuvre de Colette Peignot, écrits par : la famille Peignot, Boris Souvarine, Jean Bernier, Georges Bataille, Simone Weil, Jeanne Maurin, et bien d'autres. Tous les textes sont organisés par ordre chronologique, sans distinction de genre/forme. Chaque série de textes comprend une introduction éditoriale, donnant une courte biographie de Colette Peignot pour la période en question, et présentant les circonstances dans lesquelles furent rédigés les textes présentés. La provenance et l'aspect matériel de chaque texte sont de surcroît méticuleusement décrits, et la datation justifiée (lorsque hypothétique). Toutes les transcriptions sont faites sur les originaux, en respectant les idiosyncrasies de chaque manuscrit. Edition prévue en plusieurs volumes. Editeur : Etienne Chacé. Publication prévue : 2022
Gusmão João maria ; Paiva Pedro ; [sébastien Jalla
Publication n°4. Livret de 56 pages ; format 13x21 ; illustré ; couverture souple ; cousu. Traduction originale du portugais ("Teoria do indiscernível" texte figurant dans le vol. "Abissologia - Teoria do Indiscernível", Lisboa - 2012). Edition bilingue portugais-français. Publication : 3 mars 2018 (imprimé, 315 ex. + 35 ex. H. C.) ; 3 septembre 2018 (numérique). Prix : 7 ? (imprimé) ; gratuit (numérique). ISBN : 979-10-97450-02-1 L'édition papier de ce livre a été tirée à 350 exemplaires dont 35 hors commerce, numérotés de 1 à 350. Elle se présente sous la forme d'un seul cahier, sans dos, cousu à la machine Singer. Elle est ornée en frontispice de Jonah Thrown to the Whale, gravure de Hans Sebald Beham (1500-1550), et d'une reproduction noir et blanc de Ventriloquism, oeuvre des auteurs. Le livre a été achevé de composer (en caractères Adobe Caslon, Modula ot, Mrs Eaves, Essonnes, Arno pro, et Im Fell double Pica) dans une demeure riveraine du Tage, et d'imprimer, en offset digital, en la ville blanche par la Gráfica Guide, sur un papier Munken Pure 100g pour l'intérieur, et un Arjowiggins Pop' Set Sky Blue 240 g pour la couverture, le 2 mars deux mille dix-huit. Ceci en constituant le premier tirage. L'éditeur remercie chaleureusement pour leur participation Natxo Checa, la Galeria Zé dos Bois, Nuno Faria, Frédéric Duarte, Ana Leão (Antalis), Xenon Cruz, Catarina Santos, Carlos Godinho et Mariana Ferreira. Le livre fut lancé le samedi 3 mars 2018 à 18h, à la galerie Zé Dos Bois (Rua da Barroca, 59, Lisboa), avec une sérigraphie originale de Catarina Santos faite spécialement pour la publication du livre, et tirée à 50 ex.
Résumé : Le 7 germinal an VIII (28 mars 1800), disent les registres de Mirepoix, Ariège, un certain Jean Dabail et sa bande, qui ont terrorisé la contrée de Mirepoix (Ariège) au temps de la Révolution française, tentent d'assassiner le gendarme Rives, qui se rend de Mirepoix à Pamiers en compagnie d'un marchand, nommé Abraham Louis. J'ai voulu en savoir plus sur cet Abraham Louis (1744-1829), dit "le Juif" , qui, venant de Bordeaux, a été marchand à Mirepoix (Ariège) de 1792 à 1812, qui s'y est illustré par la vigueur de son engagement républicain, qui est retourné ensuite à Bordeaux, et dont la trajectoire de vie demeure finalement énigmatique à bien des égards. Quand certains hommes ou femmes se font connaître par des faits, que l'histoire retient, d'autres passent sur la terre sans laisser grosso modo d'autres traces que les actes religieux ou civils correspondant aux trois grandes étapes de l'existence commune : naissance, mariage, décès. Ceux-là ne peuvent faire l'objet que d'une enquête généalogique, seule propre à les inscrire dans le plan d'une histoire plus longue qui, une fois éclairée, donne sens à leur incognito, partant, aux heures de leur vie. L'exégèse juive distingue de façon essentielle l'? ??? ? ?? (historia), ou l'histoire des faits, telle qu'on l'entend depuis l'antiquité gréco-romaine, et le ??? ? ??? (toledot), ou l'histoire des engendrements, telle qu'on la trouve dans les listes généalogiques bibliques. C'est cette histoire-là que j'ai envie de raconter, dans le continuum de ses générations obscures ; et c'est dans le cadre de cette histoire-là que j'ai tenté déjà d'éclairer la figure d'Abraham Louis, qui, à partir de son identité marrane, se réclame des hommes "justes, honnêtes et de bonne foi" , comme dit Spinoza, et nous renvoie ainsi à la question de l'universel, aujourd'hui plus actuelle que jamais Il y a une esthétique des généalogies qui tire son modèle de la Bible et de la tradition gréco-latine. Outre qu'elle nous reconduit aux fastes poétiques de l'Orient ancien, elle nous relie au monde des engendrements, grands ou misérables, qu'elle célèbre ou plaint dans la profondeur du temps. Les généalogies relèvent d'une sorte de pacte de lecture qui annonce ou révèle au lecteur, même si celui-ci saute les noms ou les dates, comment il convient de prendre l'histoire du personnage considéré. Les généalogies du marranisme montrent qu'une telle histoire procède à la fois d'une longue suite de médiations humaines qui tend à se constituer en destin, et d'une part de contingence qui permet éventuellement à l'individu de se saisir d'une espérance nouvelle et de nourrir à la clarté de cette dernière le possible d'une liberté. Edition papier imprimée le 19 juin 2017 à Lisbonne ; couverture à rabats 6cm, sur papier Rives Tradition Pale Cream 250g ; intérieur imprimé en offset, cahiers cousus, dos carré collé, sur papier Coral Book Creme 1. 65 90g ; une couleu