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Alain Kleinmann. Une oeuvre, de la mémoire à la transmission
Wolkowicz Michel Gad ; Kleinmann Alain
HERMANN
35,15 €
Épuisé
EAN :9791037031679
Comment représenter le travail du temps, "celui qui érige et celui qui efface" ? C'est l'une des questions que pose l'oeuvre d'Alain Kleinmann : elle met l'humain face à son destin, à sa finitude, à l'Histoire. Quarante personnalités (artistes, philosophes, psychanalystes, écrivains...) analysent cette oeuvre autant plastique que métaphysique. Avec les textes de : Louis ARAGON, Eliette ABECASSIS, Alexandre ARCADY, Patrick BANTMAN, Florence BEN SADOUN, Claude BIRMAN, Bernard CAZENEUVE, Elisabeth DE FONTENAY, Richard DEMBO, Alain FINKIELKRAUT, Ivry GITLIS, André GLUCKSMANN, Martin GRAY, Marek HALTER, HASTAIRE, Vladimir JANKELEVITCH, Elie KORCHIA, Haïm KORSIA, Rivon KRYGIER, Diane KURYS, Jack LANG, Marcel MARCEAU, Daniel MESGUICH, Charles MOPSIK, Thibault MOREAU, Georges MOUSTAKI, Tobie NATHAN, Marc-Alain OUAKNIN, Amos OZ, André PARINAUD, Richard Prasquier, Pierre RESTANY, Daniel SIBONY, Laurence SIGAL, Steve SUISSA, Sandrine SZWARC, Jean-Pierre WINTER, Gérard XURIGUERA, Michel Gad WOLKOWICZ, Elie WIESEL.
A l'instar des visages, les noms nous identifient, ils portent l'histoire des ancêtres et se portent, voire se transportent de génération en génération: transmission du patronyme, du nom dit de famille. Les noms "collent à la peau" et à vouloir s'en séparer, ils reviennent comme des signifiants de l'origine. Dans la tradition juive, le nom apparaît comme vecteur de sens. Le premier acte d'Adam, écrit la Genèse, est de nommer tous les animaux et tous les oiseaux que Dieu avaient créés, puis de nommer sa femme Eve. A faire la route (de l'exil), nombreux sont les juifs qui ont changé un "nom à coucher dehors" car ce nom, parfois difficilement prononçable, les identifiait comme venant d'ailleurs, risquant de freiner leur intégration et leur promotion sociale. Avec l'espoir que franciser son nom pourrait éviter de nouvelles persécutions. Comment les noms nous identifient-ils? De quels lieux sont-ils l'écho? De quelle manière nous approprions-nous nos noms? Et quel regard les autres portent-ils, au fond, sur notre patronyme?
Comment penser la sexualité aujourd'hui ? Nouvelles sexualités, sexualité sur internet, nouvelles législations... Face à ces mutations des auteurs renommés font le point. A l'heure d'une crise de la représentation, de la transmission, d'une quête identitaire, cet ouvrage interroge la place du sexuel aujourd'hui ? Il questionne le fantasme du tout possible, de la jouissance immédiate dans le désaveu de la réalité, du manque, des limites. Qu'en est-il dans ce contexte du féminin ? De la figure du père ? Et que deviennent dans ces nouvelles configurations les repères freudiens qui sont défiés : l'inconscient, la sexualité infantile, le conflit de la différence des sexes... ? Parmi les thèmes abordés : sexe, sexualité, genre à l'adolescence ; sexuel versus narcissisme ; le sexuel dans le couple ; l'amour et le sexuel ; l'effacement du père ; la féminité ; la tendresse ; l'emprise perverse dans l'inceste ; le genre et la question du neutre ; fertilité et transsexualité ; la procréation médicale... Face à ces mutations, que reste-t-il du sexuel et de l'avenir du complexe d'oedipe dans le travail de culture, dans l'humour ? Qu'en est-il de la pensée clinique, du transfert, du rêve, du sexuel, de l'interprétation, dans la cure psychanalytique ?
Wolkowicz Michel Gad ; Moreau Thibault ; Nouss Ale
Schibboleth : mot de passe, "épi" en hébreu, produit du travail de culture des hommes, ressource de vie et de transmission, mot de la signifiance du Langage et, de la Bible à Paul Celan en passant par Derrida et Freud, symbole de l'altérité. La collection Schibboleth - Actualité de Freud -, s'inscrit dans le sillage d'Imago, la première revue freudienne. Lieu de recherches et d'échanges transdisciplinaires, elle invite le lecteur à un débat ouvert mené par des auteurs et des acteurs de référence dans les domaines de la science, de l'art, de la société ici réunis pour réfléchir, témoigner, discuter autour des questions-clefs que pose notre monde en crise. L'esprit, le programme et le défi de la collection Schibboleth - Actualité de Freud - : décider du travail de civilisation et de culture à partir du monde tel qu'il est, non tel qu'on voudrait qu'il soit. Il était naturel de s'intéresser d'abord à la psychologie de masse, comme phénomène et comme notion, comme voie d'accès privilégiée au coeur de notre époque. La psychologie de masse, pouvant s'appliquer à toute structure sociale, représente une réalité essentielle pour chaque être humain (quant à son individuation) et pour l'espèce humaine (quant à sa perpétuation). Parce qu'on se construit dans un rapport aux autres, parce qu'il n'y a pas de pensée sans échange, parce qu'il n'y a de sujet, aujourd'hui et maintenant, qu'inscrit dans une filiation.
Résumé : Cet ouvrage interroge la transmission comme processus psychique, décision, éthique. Et l'analyse aussi en creux au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques. La transmission est au coeur de tous les discours : mémoire, histoire, valeurs, savoirs. Elle est d'abord un processus psychique, une décision, une éthique politique et culturelle, avant de représenter des contenus. La transmission est essentiellement abordable en négatif, au travers ses échecs, ses avatars, ses formations pathologiques, individuelles et collectives. Elle est aussi au centre d'une clinique du contemporain, se manifestant en symptômes que cet ouvrage se propose d'analyser. Problématiques anorexiques, addictives, états paranoïaques marqués par le déni, idéologies totalitaires et génocidaires, rejet de l'altérité... Il s'agirait d'interroger la transmission, en creux, dans l'entre-deux, des sexes, des générations, comme processus infini engageant symbolisation, conflictalisation des identifications, individuation... Groucho Marx demandait " Pourquoi ferais-je quelque chose pour les générations suivantes, car qu'ont-elles fait pour moi ? ", disant sous la forme de l'humour la responsabilité réciproque, l'ambivalence et le libre-arbitre, participant du processus de la transmission. Cette thématique convoquera les divers champs disciplinaires, la psychanalyse et la psy-chopathologie, le droit, l'histoire et les sciences géopolitiques, l'anthropologie et les sciences humaines, sociales et du vivant, la littérature et les arts plastiques et cinématographiques...
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.