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Yves Klein USA
Klein-Moquay Rotraut ; Pincus-Witten Robert
DILECTA
28,01 €
Épuisé
EAN :9782916275598
Ce livre, préparé en collaboration avec les Archives Yves Klein, raconte en images, pour la première fois, l'histoire de la relation intense entre Yves Klein (1928-1962), artiste majeur de l'après-guerre, et l'Amérique: fascination, influences réciproques, rencontres réussies ou manquées, échanges avec des artistes, voyages... De très nombreux documents d'archives (photographies, correspondances, etc.), souvent inédits, témoignent en quatre grandes étapes (Paris, New York, Los Angeles, Paris) des liens qu'Yves Klein a tissés avec les Etats-Unis. On croise ainsi au fil des pages de grandes figures de la scène artistique américaine: Leo Castelli, Robert Rauschenberg, Jasper Johns, Marcel Duchamp, Virginia Dwan, Ed Kienholz... Cet album exceptionnel s'ouvre par un entretien avec Rotraut Klein-Moquay, qui évoque son voyage avec Yves Klein aux Etats-Unis en 1961, suivi d'une chronologie du travail d'Yves Klein. Il comporte également un essai inédit de l'historien d'art américain Robert Pincus-Witten qui a personnellement connu les protagonistes de cette histoire. Cet ouvrage, essentiel du point de vue de l'histoire de l'art du XXe siècle, fournit en outre plusieurs documents d'archives dans leur intégralité, comme le texte du Chelsea Hotel Manifesto.
Une personne en proie à un tourment physique, psychologique, mental, social, existentiel, ne peut souvent s'y attaquer, en rechercher les significations cachées, les résolutions possibles. L'art-thérapeute propose un détour par l'expression artistique. Il ne dévoile pas ce que veut dire inconsciemment sa production (signification des couleurs par exemple) mais accompagne vers une création forte (arts plastiques, arts de la scène, arts musicaux ou de l'écriture) dont l'évolution fera dynamisme. Cette approche nouvelle, inventée par un peintre anglais tuberculeux en 1942, est maintenant reconnue officiellement par l'État (titres professionnels de médiateur artistique ou d'art-thérapeute, master universitaire). Elle s'exerce en service hospitalier, maison de retraite, prison, quartier à violence, école, associations pour toxicomanes, sidéens, aides à la fin de vie, ou en libéral en développement personnel, et même en coaching et en entreprise. Le livre explore les origines de l'art-thérapie, son dispositif, son fonctionnement avec de nombreux exemples commentés. Cette pensée déborde le cadre professionnel et pose les questions de la relation à soi, à l'autre et à la société de façon ni explicative, ni jugeante mais expérientielle.
Résumé : A première vue, physique et philosophie sont difficilement conciliables : elles n'ont ni les mêmes objets d'interrogation, ni la même manière de les aborder. D'ailleurs, lorsqu'ils s'adressent à leur auditoire, les physiciens parlent debout, alors que les philosophes, eux, restent assis ! Pourtant, ces deux disciplines partagent une ambition commune : celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la "connaissance" au sens large. Et sont-elles, au fond, si étrangères l'une à l'autre ? Avec cet essai de "philo-physique", Etienne Klein les fait dialoguer avec bonheur ; de cette fructueuse rencontre naissent de nouveaux outils pour mieux penser le vide, la causalité, la matière, le statut du réel... Autant de questions où les prodiges de la physique peuvent nous aider à appréhender les vertiges de la métaphysique ? et inversement !
Résumé : "L'air du temps, en accusant la science de n'être qu'un récit parmi d'autres, l'invite à davantage de modestie. On la prie de bien vouloir gentiment "rentrer dans le rang" en acceptant de se mettre sous la coupe de l'opinion". Etienne Klein La philosophie des Lumières défendait l'idée que la souveraineté d'un peuple libre se heurte à une limite, celle de la vérité, sur laquelle elle ne saurait avoir de prise : les "vérités scientifiques", en particulier, ne relèvent pas d'un vote. La crise sanitaire a toutefois montré avec éclat que nous n'avons guère retenu la leçon, révélant l'ambivalence de notre rapport à la science et le peu de crédit que nous accordons à la rationalité qu'il lui revient d'établir. Lorsque, d'un côté, l'inculture prend le pouvoir, que, de l'autre, l'argument d'autorité écrase tout sur son passage, lorsque la crédibilité de la recherche ploie sous la force de l'événement et de l'opinion, comment garder le goût du vrai - celui de découvrir, d'apprendre, de comprendre ? Quand prendrons-nous enfin sereinement acte de nos connaissances, ne serait-ce que pour mieux vivre dans cette nature dont rien d'absolu ne nous sépare ?
Résumé : Chose déroutante, décidément, que le temps. Nous en parlons comme d'une notion familière et évidente, voire domestique, "gérable". Les physiciens, eux, l'ont couplé à l'espace, en ont fait une variable mathématique, qu'ils intègrent dans des théories si complexes qu'elles sont difficiles à traduire en langage courant. Quant aux philosophes, ils ne cessent depuis plus de deux millénaires de s'interroger : est-il une sorte d'entité primitive, originaire, qui ne dériverait que d'elle-même ? Procède-t-il au contraire d'une ou plusieurs autres entités plus fondamentales ? Le temps s'écoule-t-il de lui-même ou a-t-il besoin des événements qui s'y déroulent pour passer ? Et au fait, le temps a-t-il eu un commencement ? Aucune discipline ne parvient à épuiser, à elle seule, la question du temps. C'est pourquoi nous avons croisé les regards des philosophes avec ceux des physiciens. Et que se passe-t-il ? Sans aucun doute de belles et troublantes choses...
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Préparant l'exposition "Esprit es-tu là ? ", laquelle s'apparente à une tentative de rétrospective augmentée de documents et de sources d'inspiration, je me suis replongé dans des travaux anciens. J'ai alors constaté, à peine surpris, que dès mes premières années d'artiste, avant même ma sortie de l'école des Beaux-Arts, certaines "obsessions" (je ne trouve pas immédiatement d'autre mot) se sont faites jour, qui n'ont cessé d'être présentes". Arnaud Labelle-Rojoux Artiste, essayiste et historien de la performance, Arnaud Labelle-Rojoux est une personnalité atypique formée à l'Ecole des beaux-arts de Paris. Il vit et travaille à Paris et enseigne actuellement à l'Ecole nationale supérieure d'art de la Villa Arson à Nice. Il est représenté par la galerie Loevenbruck à Paris. On notera les expositions suivantes : 2016, Villa Tamaris, Toulon ; 2014, "Tombe la neige" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2013, "Le surréalisme et l'objet" , MNAM/CCI Centre Pompidou, Paris ; 2011, "L'oignon fait la sauce" , galerie Loevenbruck, Paris ; 2008, "Ne pas jouer avec des choses mortes" , Centre d'art de la Villa Arson, Nice.