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Les Européens dans les ports en situation coloniale. XVIe-XXe siècle
Klein Jean-François ; Marnot Bruno
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753535329
Depuis le XVe siècle jusque dans la seconde moitié du XXe siècle, un certain nombre de pays européens ont été des puissances coloniales. A cet égard, les espaces portuaires situés dans les différentes régions du monde où les Européens se sont installés ont constitué des marchepieds stratégiques de leur présence puis de leur emprise progressive sur les territoires ultramarins. Ces ports ont reçu plusieurs formes et été investis de différentes fonctions, parfois spécialisées, parfois cumulatives : militaire, commercial, administrative, centre de transit des travailleurs déportés, etc. Pour ces diverses raisons, ils se sont imposés comme des lieux d'implantation privilégiés des Européens servant ou travaillant aux colonies. A bien des égards même, ils se sont imposés comme des espaces de centralité des empires en construction et en développement. Les articles présentés dans ce numéro proposent donc, à travers certaines études de cas, de considérer les différentes formes d'instrumentalisation par les Européens de ces espaces que sont les ports en situation coloniale.
Résumé : Du règne de Louis XV à la IIIe République triomphante, la maison de commerce Desgrand père & fils traverse les évolutions et les révolutions qui marquèrent la France mais, aussi, l'histoire globale. Ses réussites comme ses déboires illustrent, à travers l'exemple de ces hommes oubliés et méconnus, des stratégies usant de pratiques marchandes et d'alliances qui permettent qu'en deux générations, cette dynastie de patrons d'Annonay en Ardèche passe de la boutique où se négocient sur le comptoir pièces d'étoffes et calicots aux comptoirs et autres agences commerciales dispersées entre l'Amérique latine, l'Australie, le Levant ottoman, la Chine et le Japon. Ces variations scalaires, du Haut-Vivarais puis de Lyon, capitale européenne de la soierie de luxe, aux échelles du monde, permettent de reconstituer, par le biais d'archives privées inédites, des pratiques et des stratégies commerciales qui sont la marque de la mondialisation partielle du XIXe siècle. Cousins des ingénieurs Seguin et des Montgolfier, les Desgrand furent, eux aussi, des hommes de leur temps, celui des révolutions, qu'elles soient politiques ou économiques, tout en restant les héritiers d'une culture et de tactiques qui passèrent le cap de ces bouleversements en prolongeant au-delà du Second Empire un long XVIIIe siècle. Puisant dans la boîte à outils de l'histoire des entreprises et celle des réseaux tout en s'inscrivant résolument dans celle de l'histoire connectée, la saga commerciale de ces maîtres du comptoir est une fenêtre ouverte sur un monde dont la modernité est encore, par bien des aspects, la nôtre.
Bal Danielle ; Klein Jean-François ; Mourer Roland
Résumé : Les quatre tableaux de Zurbaràn conservés à Grenoble sont, à juste titre, considérés comme un des sommets de la collection d'art ancien du musée.0n ignore souvent qu'ils furent donnés par un personnage marquant de son histoire et pas uniquement pour ce don exceptionnel, le général de Beylié. De fait, Léon de Beylié fut et demeure le plus important mécène que le musée de Grenoble ait connu. Grâce à lui, non seulement un ensemble de peintures et de scùlptures de très haute qualité entra dans les collections, mais aussi des pièces d'archéologie antique et près de deux mille oeuvres et objets provenant d'Extrême-Orient. À partir de 1900, une salle puis un musée du Général de Beylié furent créés au sein du musée de Grenoble, qui réunissaient l'essentiel de ses dons. Un ensemble qui fut retiré des cimaises un demi-siècle plus tard... Le centième anniversaire de sa disparition offre au musée l'opportunité de rendre hommage à cette personnalité hors du commun et de montrer à nouveau au public la grande diversité et la richesse des collections constituées par ce militaire amateur d'art et collectionneur impénitent.
Reflétant le profond renouveau historiographique de ces vingt dernières années autour du « moment colonial », la question de concours en histoire contemporaine, pour la première fois, invite résolument à décentrer le regard et à quitter la vieille Europe pour considérer les sociétés coloniales par elles-mêmes. Le sujet est immense, tous les empires coloniaux (britannique, français, allemand, japonais, belge, néerlandais) sont concernés ainsi que les principales aires culturelles (Asie, Antilles, Afrique) où se développe la colonisation lors du grand siècle impérial, la période 1850-1950. En faisant appel à de nombreux spécialistes qui ont tous contribué à redéfinir ce champ, ce manuel a l'ambition de rester un ouvrage de référence au-delà des questions actuelles de concours. Il propose, à travers plus de vingt chapitres, une dizaine de dissertations et d'exercices corrigés, un point sur les connaissances et les débats récents en histoire sociale de la colonisation.
Singaravélou Pierre ; Klein Jean-François ; Surema
En plus de 130 cartes et infographies, voici le premier atlas historique mondial qui aborde l'ensemble des empires coloniaux du XIXe au milieu du XXe siècle. Un projet d'histoire globale: des grands empires, français et britannique, à des empires plus petits, non européens ou continentaux. Dynamiques, conflits, révoltes et résistances: une emprise coloniale inégale et discontinue. Une analyse des sociétés coloniales à différentes échelles, locale, impériale et mondiale. Une attention particulière portée aux colonisés et à leurs interactions avec les colonisateurs, loin des stéréotypes. Valorisant les apports les plus récents de l'historiographie, cet atlas présente une histoire coloniale et impériale totalement renouvelée par trois spécialistes de la question.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.