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La fin de l'asile ? Histoire de la déshospitalisation psychiatrique dans l'espace francophone au XXe
Klein Alexandre ; Guillemain Hervé ; Thifault Mari
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753573949
Au cours des années 1960, les pays occidentaux s'engagèrent, avec des rythmes et des conceptions variés, dans un processus politique, médical et administratif visant à sortir les malades des hôpitaux psychiatriques. En opposition au modèle asilaire développé au XIXe siècle, cette désinstitutionnalisation valorisait une prise en charge de la maladie mentale fondée sur les ressources communautaires et les services ambulatoires. Mais est-ce pour autant la fin de l'asile ? En retraçant l'histoire des modalités de sortie de l'asile dans le monde francophone du XXe siècle, cet ouvrage constate la nature mythique de la désinstitutionnalisation. Si on a bien fermé quelques asiles et libéré des malades mentaux pour les réintégrer dans la communauté, on était loin d'atteindre les ambitions des réformateurs de l'après-guerre. En Europe comme en Amérique du Nord, la déshospitalisation s'est en effet déployée tardivement par rapport aux proclamations théoriques et aux injonctions légales, à des rythmes différents selon les régions et de manière souvent conflictuelle. C'est sur les enjeux et les conséquences de ce phénomène historique majeur pour nos sociétés que revient cet ouvrage. Avec le soutien de l'université du Mans
Depuis les débuts de la psychiatrie, les infirmières et infirmiers ont toujours été au coeur de la prise en charge des patients et patientes, comme de la gestion des centres de soins. Or, l'histoire s'est peu intéressée à eux. Minorité travaillant dans un domaine stigmatisé, au sein d'une profession longtemps considérée comme subalterne, les infirmières et infirmiers psychiatriques sont restés dans les placards de l'histoire, souvent dans l'ombre des grands médecins. Pourtant, il est impossible de comprendre les soins de santé mentale et leur évolution sans prendre en compte ces professionnels et professionnelles à part entière et le rôle central qu'ils y jouent. C'est ce que fait cet ouvrage, en présentant une série d'essais historiques sur le travail et les réalisations des infirmières et infirmiers psychiatriques dans le monde francophone. Qu'ils soient hommes ou femmes, laïques ou religieux, gardiens ou soignants, gestionnaires ou enseignants, les infirmiers et infirmières psychiatriques ont, selon les lieux et les époques, des visages multiples dont nous vous proposons ici les portraits.
Le présent ouvrage regroupe quelques-unes des contributions collectées lors du colloque initié dans le cadre de la quatrième et dernière édition de la Biennale du Bijou Contemporain de Nîmes, à l'automne 2005. L'objet bijou y est interrogé dans une perspective pluridisciplinaire, et plus particulièrement celui créé par les artistes contemporains qui s'en sont emparés. En effet, loin d'être un seul objet usuel le bijou pose nécessairement la question du corps en tant qu'il l'orne, le protège, voire le révèle, soulignant des éléments de sa mémoire, de son appartenance... Pourtant, il est aussi un objet matériel, répondant à des préoccupations techniques, esthétiques, influencé par des courants, des modes, des traditions, une histoire, des producteurs - industriels, artisans ou artistes. Il s'agit ici d'étudier plus particulièrement les diverses formes d'incorporation d'objets, de statuts ou d'usages. Volontairement très larges, les points de vue adoptés émanent tant d'historiens que de sociologues, d'anthropologues ou de philosophes, sans pour autant omettre de laisser toute leur place aux objets littéraires ou artistiques.
Jacky Klein est une historienne de l'art britannique, spécialiste du XXe siècle et de l'art contemporain. Sa soeur, Suzy Klein, est journaliste culturelle. Elle présente une émission sur la radio anglaise BBC 3 et écrit des articles sur l'art dans The Guardian et le magazine New Statesman.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour