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LES DICTIONNAIRES SURREALISTES (1924-1976). ALPHABET ET DERAISON. 2 VOL
KLEIBER PIERRE-HENRI
CHAMPION
150,00 €
Épuisé
EAN :9782745324993
La tentation du dictionnaire fut constante dans le surréalisme. Le genre, propriété des académiciens, des censeurs, des professeurs de morale et de légalité linguistique, fut capté à des fins novatrices. Des origines à la fin du mouvement, on retrouve le même culte de la déraison par alphabet et le même détournement du fonds lexicographique. "Cheval de Troie à l'intérieur de l'enceinte sacrée" du vocabulaire et de ses monuments officiels, les dictionnaires surréalistes exploitent avec une extraordinaire fécondité les potentialités d'une forme inépuisable. Lexicographie de poètes ou encyclopédisme amusant ? Pas seulement, loin s'en faut. Ces oeuvres incarnent entre toutes d'un côté l'"opération de grande envergure portant sur le langage" que Breton associe à l'entreprise surréaliste, de l'autre la révolution épistémologique qu'elle entend accomplir.
Editions DUCULOT Ce recueil d'articles offerts à Robert Martin par ses collègues, élèves et amis présente une vue panoramique stimulante de la linguistique d'aujourd'hui, dans sa diversité et sa vitalité: * par les matières concernées, linguistique française, linguistique médiévale et linguistique générale; * par une ouverture théorique et méthodologique qui fait écho à la tolérance et à l'absence de dogmatisme chères à Robert Martin; * par une prise en compte des dimensions synchroniques et diachroniques; * par un parcours disciplinaire varié qui réunit, chose assez rare aujourd'hui pour être soulignée, sémantique, lexicologie, lexicographie, pragmatique, philologie et poésie; * par un mélange de thèmes et de sujets qui reflète bien l'ouverture et le foisonnement actuels des études linguistiques.
Si vous retrouvez la signification du monde dans la plénitude d'une langue, l'emprise totalitaire ne pourra plus vous menacer" , déclarait Julia Kristeva lors d'une soirée reprenant, en guise d'intitulé, la question posée par Hölderlin : "A quoi bon des poètes en temps de détresse ? " , et organisée au Théâtre de la Colline le 7 novembre 2016 en commémoration des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. A l'automne 2016 également, un colloque réunissait à l'Institut d'études avancées de l'université de Cergy, des poètes, des universitaires et des revuistes autour d'une question analogue sur la poésie "en temps de détresse" : en quoi les revues publiant aujourd'hui de la poésie font-elles acte de résistance ? Cette question en appelait deux autres qui étaient à l'horizon de toutes les contributions : à quels territoires et à quelle légitimité la poésie peut-elle prétendre dans notre monde ? Une enquête en trois questions fut en outre menée auprès des intéressés autour des raisons, des conditions et des perspectives de la poésie en revue dans le monde actuel. Cette entreprise qui visait à interroger les rapports entre la poésie et le contemporain à travers le support toujours actuel des revues, dessine au bout du compte les directions et les lignes de fuite d'une revue : le présent volume n'est ni un bilan, ni un morceau d'histoire littéraire, ni une synthèse ; il s'agit moins d'y circonscrire un territoire littéraire dont, pesants ou légers sur la balance de la renommée, oeuvres et auteurs dessineraient les contours, que d'y sonder, à travers l'expérience de publications périodiques, la genèse et la fonction de la poésie à notre époque. Avec le soutien des laboratoires AGORA (EA 7392) et LT2D (EA 7518) de CY Cergy Paris Université.
Résumé : La sémantique du prototype a actuellement le vent en poupe. Les linguistes s'en saisissent, écrit C. Hagège, " comme d'un nouveau talisman ", susceptible d'apporter un remède à tous les maux de la sémantique lexicale classique. Il manque toutefois à cette faveur dont jouit le nouveau courant l'étai d'une réflexion approfondie sur sa réelle validité. Cet ouvrage propose en ce sens une évaluation de la sémantique du prototype en tant qu'alternative aux théories classiques du sens, avec un double objectif : montrer les avantages et inconvénients de ce que l'auteur appelle la version standard et mettre en relief l'existence de conceptions notablement différentes : d'une part, les glissements de définitions à l'intérieur de la version standard, d'autre part, le passage, par l'intermédiaire de la notion de ressemblance de famille, à une version étendue, qui amène, in fine, à une vision prototypique multiple, dans laquelle aussi bien la notion de prototype que celle de catégorie n'ont plus exactement la même portée que celle qui est la leur dans la version standard. L'ensemble de l'ouvrage constitue ainsi une première présentation critique d'une théorie dont l'influence s'étend, par monts et par vaux, à tout le paysage linguistique.
Glossaire j'y serre mes gloses de Michel Leiris a tout d'une œuvre fondatrice : premier ouvrage d'importance d'un jeune auteur qui prend ses marques poétiques définitives, véritable acte d'entrée dans l'aventure surréaliste (le Glossaire paraît d'abord dans la revue du groupe, La Révolution surréaliste, en 1925-1926), projet de fonder non un nouveau langage mais une nouvelle identité des mots. Commencer à écrire en se dotant de son propre dictionnaire, voilà qui, dans la perspective de son auteur, ne vidait pas la question, particulière et générale, du langage, mais ne pouvait guère prendre que la forme d'un départ : l'ambition de Leiris lexicographe franc-tireur eût conduit idéalement l'œuvre à prendre les dimensions du lexique et à fournir ainsi, pour la première fois, un répertoire personnel de la langue française. Mais il y a davantage : le Glossaire est de la nature de ces œuvres qui misent sur leur écho, dont il est attendu quelque initiation d'importance. Il s'agit bien ici de montrer que le travail mécaniste des mots repose sur la postulation, la recherche - et pour ainsi dire la tentation - de valeurs poétiques inouïes. Il présente à ce titre cette extraordinaire particularité, dont toute une modernité récalcitrante à l'œuvre close pourrait se réclamer, d'apparaître non seulement comme le répertoire des trouvailles d'un écrivain mais comme un véritable protocole d'invention poétique. Rien d'étonnant que l'envergure de ce petit ouvrage inaugural ait abondamment retenu la critique (M. Riffaterre, G. Genette, R. Lejeune,...). Ce livre, le premier sur le Glossaire, entend à la fois en rendre compte et éclairer l'abécédaire leirisien de nouvelles lumières.