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Glossaire j'y serre mes gloses de Michel Leiris et la question du langage
Kleiber Pierre-Henri
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738480965
Glossaire j'y serre mes gloses de Michel Leiris a tout d'une œuvre fondatrice : premier ouvrage d'importance d'un jeune auteur qui prend ses marques poétiques définitives, véritable acte d'entrée dans l'aventure surréaliste (le Glossaire paraît d'abord dans la revue du groupe, La Révolution surréaliste, en 1925-1926), projet de fonder non un nouveau langage mais une nouvelle identité des mots. Commencer à écrire en se dotant de son propre dictionnaire, voilà qui, dans la perspective de son auteur, ne vidait pas la question, particulière et générale, du langage, mais ne pouvait guère prendre que la forme d'un départ : l'ambition de Leiris lexicographe franc-tireur eût conduit idéalement l'œuvre à prendre les dimensions du lexique et à fournir ainsi, pour la première fois, un répertoire personnel de la langue française. Mais il y a davantage : le Glossaire est de la nature de ces œuvres qui misent sur leur écho, dont il est attendu quelque initiation d'importance. Il s'agit bien ici de montrer que le travail mécaniste des mots repose sur la postulation, la recherche - et pour ainsi dire la tentation - de valeurs poétiques inouïes. Il présente à ce titre cette extraordinaire particularité, dont toute une modernité récalcitrante à l'œuvre close pourrait se réclamer, d'apparaître non seulement comme le répertoire des trouvailles d'un écrivain mais comme un véritable protocole d'invention poétique. Rien d'étonnant que l'envergure de ce petit ouvrage inaugural ait abondamment retenu la critique (M. Riffaterre, G. Genette, R. Lejeune,...). Ce livre, le premier sur le Glossaire, entend à la fois en rendre compte et éclairer l'abécédaire leirisien de nouvelles lumières.
Résumé : Première monographie consacrée à l'anaphore associative, cet ouvrage vise avant tout à décrire la dimension sémantique de ce remarquable processus de pontage indirect. La thèse principale défendue est que l'anaphore associative ne met pas seulement en jeu, comme tout phénomène anaphorique, des processus cognitifs liés à la connaissance et des stratégies interprétatives guidées par la géographie saillancielle du discours, mais implique également, et de façon cruciale, un niveau sémantique, qui se manifeste par des contraintes sur les expressions employées, l'orientation du processus, le type d'entités impliquées, les relations " associatives " autorisées, etc. Outre qu'il permet de montrer que, contrairement aux idées discursivo-cognitives en vogue, le contexte ne peut pas tout - le discours n'est pas omnipotent - ce parti-pris linguistique débouche sur un double résultat. Un résultat attendu, à savoir une meilleure connaissance du phénomène général de l'anaphore associative et, corollairement, la mise sur pied d'une typologie des anaphores associatives. Et un résultat inattendu, un gain appréciable sur la sémantique des noms elle-même et sur les relations lexicales (notamment, celle de partie-tout). L'ouvrage s'adresse à tous ceux qui se retrouvent au carrefour interdisciplinaire que constitue l'anaphore associative. Il concerne ainsi, non seulement les linguistes (lexicologues, pragmaticiens et sémanticiens en tête), mais également et de façon cruciale, d'un côté, par l'aspect cognitif, les psycholinguistes, les logiciens, les informaticiens et spécialistes de l'intelligence artificielle, et de l'autre, par la dimension textuelle, les narrativistes et textualistes de toute obédience.
La crise écologique du monde contemporain peut conduire à une catastrophe universelle. Cette crise a surtout son origine dans la volonté de puissance de l'homme moderne. Or une certaine théologie occidentale de la création a pu apporter sa caution religieuse à cette totale domination de l'homme sur l'univers. Dans ce traité " écologique " de la création qui fait suite à sa doctrine " sociale " de la Trinité, le théologien allemand J. Moltmann formule de façon nouvelle la foi chrétienne en la création, de telle sorte que celle-ci ne continue pas à être elle-même un facteur de la crise écologique, mais devienne un facteur de paix avec la nature. Il s'agit d'une doctrine " chrétienne " de la création, c'est-à-dire qu'elle prend au sérieux le temps messianique qui a commencé avec Jésus et qui tend vers la libération des hommes, la pacification de la nature et la délivrance de notre environnement à l'égard des puissances du négatif et de la mort. Mais inséparablement, il s'agit d'une doctrine " trinitaire " de la création. L'insistance sur la création " dans l'Esprit " et pas seulement par la parole nous invite à dépasser une conception typiquement moderne de la subjectivité et de la domination mécaniste du monde. Ecologie signifie la science de la " maison " (" oikos "). Une telle doctrine de la création est une théologie de l'inhabitation de Dieu par son Esprit dans l'ensemble de la création. Comme dans ses ouvrages précédents, Moltmann adopte une méthode largement oecuménique. Non seulement il interroge les grands précurseurs théologiques et scientifiques d'une doctrine de la création, Augustin, Thomas, Calvin, Newton, mais il chercher à dialoguer avec les représentants de la cosmologie moderne et des sciences non mécanistes de la nature. On sera d'autre part sensible à la manière remarquable dont il recueille l'héritage de " sagesse de la création " de la tradition de l'Eglise orientale et de la théologie et de la praxis juives du " sabbat ". La création n'est pas seulement " l'oeuvre des six jours ". Seul le sabbat est l'achèvement et le couronnement de la création. Le Dieu créateur, c'est aussi le Dieu qui se repose, le Dieu qui fête, le Dieu qui se réjouit de sa création...
Si vous retrouvez la signification du monde dans la plénitude d'une langue, l'emprise totalitaire ne pourra plus vous menacer" , déclarait Julia Kristeva lors d'une soirée reprenant, en guise d'intitulé, la question posée par Hölderlin : "A quoi bon des poètes en temps de détresse ? " , et organisée au Théâtre de la Colline le 7 novembre 2016 en commémoration des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. A l'automne 2016 également, un colloque réunissait à l'Institut d'études avancées de l'université de Cergy, des poètes, des universitaires et des revuistes autour d'une question analogue sur la poésie "en temps de détresse" : en quoi les revues publiant aujourd'hui de la poésie font-elles acte de résistance ? Cette question en appelait deux autres qui étaient à l'horizon de toutes les contributions : à quels territoires et à quelle légitimité la poésie peut-elle prétendre dans notre monde ? Une enquête en trois questions fut en outre menée auprès des intéressés autour des raisons, des conditions et des perspectives de la poésie en revue dans le monde actuel. Cette entreprise qui visait à interroger les rapports entre la poésie et le contemporain à travers le support toujours actuel des revues, dessine au bout du compte les directions et les lignes de fuite d'une revue : le présent volume n'est ni un bilan, ni un morceau d'histoire littéraire, ni une synthèse ; il s'agit moins d'y circonscrire un territoire littéraire dont, pesants ou légers sur la balance de la renommée, oeuvres et auteurs dessineraient les contours, que d'y sonder, à travers l'expérience de publications périodiques, la genèse et la fonction de la poésie à notre époque. Avec le soutien des laboratoires AGORA (EA 7392) et LT2D (EA 7518) de CY Cergy Paris Université.
Résumé : La sémantique du prototype a actuellement le vent en poupe. Les linguistes s'en saisissent, écrit C. Hagège, " comme d'un nouveau talisman ", susceptible d'apporter un remède à tous les maux de la sémantique lexicale classique. Il manque toutefois à cette faveur dont jouit le nouveau courant l'étai d'une réflexion approfondie sur sa réelle validité. Cet ouvrage propose en ce sens une évaluation de la sémantique du prototype en tant qu'alternative aux théories classiques du sens, avec un double objectif : montrer les avantages et inconvénients de ce que l'auteur appelle la version standard et mettre en relief l'existence de conceptions notablement différentes : d'une part, les glissements de définitions à l'intérieur de la version standard, d'autre part, le passage, par l'intermédiaire de la notion de ressemblance de famille, à une version étendue, qui amène, in fine, à une vision prototypique multiple, dans laquelle aussi bien la notion de prototype que celle de catégorie n'ont plus exactement la même portée que celle qui est la leur dans la version standard. L'ensemble de l'ouvrage constitue ainsi une première présentation critique d'une théorie dont l'influence s'étend, par monts et par vaux, à tout le paysage linguistique.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.