Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La mansarde. Poème satirique
Kis Danilo ; Delpech Pascale
GRASSET
17,85 €
Épuisé
EAN :9782246387213
Ce livre est un roman d'amour, et en même temps une parodie du genre. Le narrateur, qui se nomme lui-même Orphée, recherche évidemment l'amour idéal : Eurydice. Cet Orphée moderne et urbain vit dans une mansarde, dans d'épais nuages de fumée et entouré de saleté, mais aussi de l'{Ethique} de Spinoza, de la Bible, de {Don Quichotte}, du {Manifeste} de Breton. Peuplant sa solitude des créations de son imagination bouillonnante, écrivant enfin un roman sur... la mansarde qui est comme la satire de son propre idéalisme, il partage son royaume avec son ami Bouc le Savant qui est son contraire : cynique, déçu et sans illusions. Ce texte nous promène dans l'univers bohème de notre rêveur : les livres, les voyages, des aventures imaginaires, des expériences amoureuses, des beuveries à coups de cocktails explosifs, des discussions passionnées sur les grandes questions de l'existence et les problèmes de la création littéraire - bref tout un parcours initiatique au terme duquel le narrateur finira par descendre de sa mansarde pour se mêler à la vie réelle.
Résumé : Ce recueil rassemble essentiellement des textes de jeunesse de Danilo Kis écrits et publiés au cours de ses années d'études en littérature comparée et de la première décennie de son activité d'écrivain (1954-1970) : des articles, qui reflètent le climat artistique de l'époque (métier d'écrivain, goûts du public, réflexions socio-esthétiques) ; des essais, où se dessine clairement la Figure du rebelle confronté au " statut ontologique du monde " et où la poésie occupe une place importante ; des nouvelles, esquisses de ses futurs romans ; des interviews, qui soulignent la sensibilité de Kis aux phénomènes de violence idéologique de notre temps, en particulier à l'antisémitisme. Aux lecteurs familiers de son oeuvre, ces textes offrent un subtil " portrait de l'artiste en jeune homme ". Aux autres, ils donneront envie de découvrir ce qu'a produit une telle énergie intellectuelle chez un jeune écrivain libre et radical, à une époque troublée de l'histoire de cette partie de l'Europe.
Résumé : "... Et voici venir une génération pour laquelle l'univers hitlérien n'est plus un vécu, une matière de témoignage, fut-il transposé, mais bien un vague souvenir d'enfance, une légende noire transmise par les aînés ou tout simplement imaginée. Et c'est ici qu'en connaissance de cause je suis heureux de rendre hommage à Danilo Kis et à son Sablier qui est un exploit, un haut fait de poésie comme il est des hauts faits de guerre. Je ne connais personne avant lui qui aurait tenté d'aborder ce sujet immense, le destin juif sous Hitler, avec les seules armes dignes d'un poète : la maîtrise souveraine du langage. Saisir les tripes mêmes de l'Etre, saisir et montrer le germe du devenir, d'un devenir psychologique, historique, anthropologique... Peu de romans et, je dirais, peu d'oeuvres d'art de ces dernières années, quel que soit leur genre, peuvent rivaliser sur ce plan avec Sablier. D'un abord difficile, déconcertant à première vue, lorsque à la seconde lecture tombent les voiles et apparaissent ses harmoniques profondes, Sablier s'affirme comme une oeuvre grandiose, puissamment charpentée et qui fera date dans l'histoire des lettres contemporaines." Piotr Rawicz.
Jardin, cendre est le portrait d'un personnage mythique, le père, l'inoubliable Édouard Sam, juif de Hongrie. Faisant une encyclopédie d'un indicateur des chemins de fer, entraînant sa famille dans l'errance et la misère, pris pour un sorcier, disparaissant peu à peu pour réapparaître après la guerre, ce personnage extravagant, très fou, atteint la vérité poétique.
Ecrites entre 1980 et 1986, les six nouvelles posthumes qui constituent le Luth et les cicatrices (augmentées ici d'un texte laissé sans titre par l'auteur, " A et B ") ont été retrouvées puis rassemblées à partir des manuscrits inédits de Danilo Kis . Tels la nouvelle-titre (unique récit belgradois dans l'oeuvre de Kis), certains de ces textes sont autobiographiques. D'autres se sont attachés à ressusciter en protagonistes romanesques des célébrités choisies de la littérature centre-européenne ; ainsi nous faut-il identifier, plus ou moins distinctement au gré d'intrigues imaginaires ou historiquement attestées, les figures d'Odön von Horvarth et d'Endre Ady (" L'apatride "), d'Ivo Andric, prix Nobel yougoslave (" La dette "), ou bien encore de Piotr Rawicz. Sur fond délibéré de régimes oppresseurs et d'exils politiques slaves, sur fond également de destins tragiques, du souvenir, on retrouvera comme conjonction essentielle de toutes ces nouvelles le thème littéraire privilégié entre tous de la mort et l'écriture : la mort comme coïncidence allégorique ou comme acte volontaire symbolique selon les cas, et l'écriture comme sa conjuration absolue et imprenable, l'écriture comme seule survivance possible. Danilo Kis (1935-1989), écrivain yougoslave, a passé les dix dernières années de sa vie à Paris. Styliste remarquable, il aborde dans son oeuvre, tantôt par le biais de l'autobiographie, tantôt dans ses récits de " fiction document ", les grands thèmes de ce siècle, en particulier l'oppression totalitaire, tant dans le nazisme que dans le communisme. Il a reçu en 1980 le Grand Aigle d'Or de la ville de Nice. Parmi ses oeuvres, citons : Un tombeau pour Boris Davidovitch ; Sablier ; Jardin, cendre ; Chagrins précoces ; Encyclopédie des morts ; la Mansarde ; Homo poeticus ; la Leçon d'anatomie ; le Résidu amer de l'expérience.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.