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Quand on a longtemps vécu seul
Kinnell Galway ; Drouet Pascale
ESCAMPETTE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782356080936
Galway Kinnell, décédé en octobre 2014, est une grande voix de la poésie américaine. Dans la lignée de Walt Whitman, sa poésie s'accomplit non dans l'imaginaire mais dans une relation passionnée à la vie des gens, à leurs douleurs, à leurs plaisirs. Elle est traversée d'un sentiment puissant de la beauté ordinaire et de la solitude. Ses textes ont ainsi l'étrange pouvoir, au-delà de la forte émotion qu'ils suscitent, d'inquiéter et rassurer à la fois, comme la voix d'un mineur fraternel au fond d'un boyau sombre. Prix Pulitzer de poésie, ce grand voyageur né en Providence (Rhode Island), engagé dans le mouvement des droits civiques et contre la guerre au Vietnam, fut l'ami d'Yves Bonnefoy et le traducteur en anglais de poètes aussi différents que François Villon et Rainer Maria Rilke. Ce recueil, inédit en français, est un concentré de son art. On y voit venir à la lumière, révélée dans le bain des mots, nos visages troublants de vivants douloureux.
Bindloss Joe ; Cooke Joanna ; Haddad Sam ; Kinsell
Le livre indispensable pour voyager au bon moment en famille Où emmène-t-on les enfants cette année ? Pour répondre à cette question qui concerne tous les parents, cet ouvrage propose 300 destinations et expériences avec des enfants. Le découpage par mois permet de trouver rapidement l'inspiration selon la période de voyage. Activités de plein air ou visites urbaines, cuisine ou art, incontournables ou road trips, il y a de quoi satisfaire toutes les envies, quel que soit l'âge des enfants. Parmi les propositions : en août, voir les macareux en Islande ou apprendre à surfer au Portugal ? En avril, le Japon pour visiter le musée Ghibli ou Séville et ses fêtes pascales ? Et pourquoi pas un séjour en Inde en décembre pour observer les tigres ? Où partir quand avec des enfants est là pour aider les parents à concocter un voyage inoubliable avec eux. Des diagrammes ludiques pour trouver la meilleure idée, le calendrier des fêtes du monde entier et de superbes photos : voici le guide qui manquait, et il y en a pour tous les goûts et tous les budgets.
La recherche du nom et de l'identité, la crédibilité de l'homme dans le monde, sont les préoccupations majeures de ce livre grave aux images parfois oniriques, et non dépourvu d'un certain humour. Biographie: Abraham Elishama est né à Nancy. La découverte, puis l'approfondissement de son identité juive l'amènent très vite à s'installer à Jérusalem, où il adopte la nationalité israélienne. Actuellement, il réside à Toulouse avec sa famille.
La première fois que j'ai vu Batia, c'était à Jérusalem en automne. Jérusalem qui est en pays d'Israël, Israël qui est une terre et un peuple, une terre qui vit de pluies célestes et de paroles, qui a soif de bénédictions, une terre qui entend nos paroles, qui boit nos paroles, qui absorbe nos paroles dans son grain, une terre qui compte les pas de tous et les noms de chacun, qui nous regarde du dedans de son Livre et nous offre le sens, c'est là que j'ai vu Batia pour la première fois, Batia qui est un visage particulier du peuple et une lettre du Livre, un visage qui respire l'âme du peuple, et pour conquérir cette femme il faut mériter cette âme, et aussi la Loi de cette âme qui est le Livre. Batia est une partie de la terre et du peuple, et vouloir cette femme, c'est vouloir l'une et l'autre, et si l'on a dit oui à la terre et au peuple qui sont véritablement Israël, alors on voit Batia qui vient vers soi, toute seule, et s'offre comme une rose tendue. Mais si l'on dit non à l'une et à l'autre et à la Loi de l'âme qui les unit, on ne peut rien connaître du secret de Batia qui se ferme comme la nuit.
Il y a aussi dans la palourde et étrangement pour moi plus que dans tout autre bivalve, du petit coffre naturel, extrait de l'ombre, un coffre abritant un secret sur lequel la main, dans une sorte de protection redoublée, se referme entièrement. C'est la raison pour laquelle elle demeure liée si fortement aux anciennes cérémonies du don enfantin quand l'autre, les yeux fermés, devait deviner. L'autre souvent, c'était la petite fille qu'on aimait. Une scène rêveuse et lente, un peu somnambulique, à la Delvaux... Comme si c'était cette part en soi, incommunicable, obscure, mais infiniment précieuse aussi qu'on voulait offrir: un gage secret, le signe d'une reconnaissance ou, à l'instar de la coquille du saint de Compostelle, d'une élection. Brillant exercice de style et savante leçon de choses, cette réhabilitation de la palourde est une introduction digressive et détournée à la meilleure des littératures.
Sylvie Fabre G. interroge son expérience amoureuse, parfois au plus intime du corps ; elle cherche à donner sa vraie place à l'amour dans "le champ grand ouvert de l'existence". Elle trouve des réponses dans le secret de la poésie. Ainsi, tout au long de ce Corps subtil, l'amour et la poésie seront les deux noms d'une même vérité. "Nous sommes dans la séparation, pays premier. C'est ainsi que s'expriment les amants, au détour du poème. Peu importe que 1a voix entendue soit celle de l'homme ou de la femme. L'un et l'autre partagent, dans la douleur de fond, la même certitude, celle qui les a conduits, hors d'eux-mêmes en eux-mêmes, jusqu'au point de rencontre où leurs destins ont fusionné, et celle qui, si essentiellement liés qu'ils soient, par le désir, par l'attente et par la communion, les rappelle à tout moment à cette dure réalité de l'existence qui a valeur d'une loi de nature : Nous sommes dans la séparation, pays premier. Nous y sommes, au termes comme au commencement, et il semble que nous n'y soyons jamais sortis. "