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Mon Lapin Quotidien N° 15, hiver 2020
Killoffer Patrice ; Faucompré Quentin
ASSOCIATION
6,50 €
Épuisé
EAN :9782844148056
Lapin est la revue de L'Association depuis 1992. Son labo, sa danseuse, son terrain de jeu. Au fil de ses diverses formules, une foule d'auteurs, aujourd'hui acclamés par la critique et réclamés par le public, a pu y faire (outre nombres d'entrechats, bonds spectaculaires, et autres sauts périlleux) des premiers pas de géants pour l'humanité. Avec Mon Lapin Quotidien, c'est un nouveau paradigme. Tout en restant, techniquement, une revue, Mon Lapin Quotidien ressemble à s'y méprendre à un journal... qui parait tous les trois mois. Et qui ne se contente plus de la bande dessinée. MLQ, sur ses 12 ou ses 16 pages grand format (41 x 58 cm), s'est ouvert tous azimuts et notamment à ce que la littérature compte de plus huppé en termes de plumes. Dans ce chaos apparent - mais parfaitement maitrisé par un Rocco aux manettes de la maquette - le lecteur, sidéré par ce déferlement jubilatoire de textes, de typos, de dessins et de bandes dessinées, aura toutes les peines du monde, dorénavant, à faire encore confiance à ses yeux... On en a plein les mains, on en prend plein la gueule, on ne saurait en sortir indemne. Quentin Faucompré et Killoffer en sont les rédacteurs en chef.
Résumé : Deuxième livre "d'images" de Killoffer. A la différence du premier, qui proposait en couverture un titre énigmatique sans autres références, celui-ci se présente sous les auspices d'une composition abstraite et muette, bien en accord avec cet artiste qui refuse opiniâtrement de reproduire... Compilation de deux expositions : "Mauvais plis" à la galerie Anne Barrault et "Charbons" au musée de l'abbaye Sainte-Croix aux Sables d'Olonne, Charbons propose un enfoncement dans l'univers à la fois sombre et scintillant, céleste et souterrain de cet artiste qui cherche le ciel en creusant. Chaque chose se retournant et chaque page se tournant indéfiniment. A la mine de plomb ou au crayon, chaque dessin est comme un joyau tombé au fond d'un trou. A charge pour le spectateur "d'inventer" un trésor...
Désespéré de n'avoir pu faire passer son caca pour du bon chocolat, Léon songe au suicide, lassé de sa vie insipide... Un texte savoureux pour une histoire pleine d'humour, illustrée par un dessin minimaliste.4e de couverture : Désespéré de n'avoir pu faire passer son caca pour du bon chocolat, Léon songe au suicide, lassé de sa vie insipide... Un texte savoureux pour une histoire pleine d'humour, illustrée par un dessin minimaliste.
Pour Killoffer, ce n'est pas tous les jours faciles d'être Killoffer. Il faut pouvoir assumer, se construire un personnage et surtout briller en société. Bref, " faire Artiste ". C'est pour cela que Killoffer se donne de grands airs. Mais voilà, Killoffer a beau être un génie des temps modernes, il n'en reste pas moins un être humain comme les autres. Il mange, il pleure, il boit, il chie et tout le reste aussi... Killoffer a également des peines, des tourments et des questionnements. Autocentré et désinvolte, vous apprendrez à l'aimer ou à le détester. L'ouvrage devait s'appeler " KILLOFFER, en long, en large et en travers " puis " KILLOFFER, en long et en large " pour finalement se nommer En KILLOFFER. Un titre simple, efficace et ingénieux, à l'image de son créateur. Plus qu'un recueil des planches mensuelles parues dans la revue Le Tigre, En KILLOFFER est une plongée dans la psyché, ô combien compliquée de l'auteur. A noter que la moindre anecdote relatée aurait été vécue par l'intéressé. Que demander de plus à ce virtuose de la ligne noire ? On ne le présente plus, Killoffer est exposé en galerie, Killoffer est un illustrateur de renom, Killoffer est membre de l'Oubapo, Killoffer est un des fondateurs de L'Asso. Et c'est pour cela que Killo est parfois " un petit peu " mégalo. Merci KILLO-FIER !
Ce sera l'évènement éditorial et arithmétique de l'année : votre (lapin) quotidien préféré passe à deux chiffres (aux nombres, en somme). Votre trimestriel favori est en marche vers son numéro 10 ! Et pour ce numéro un-zéro, à paraitre en mai, il sera question de chaussures. On est maintenant habitués à ces " idées " typiquement émèlquiennes... Un numéro (un nombre) dans lequel on pourra trouver toute une gamme de trains à botter, une foule de machins à saboter, une folle farandole de coups de pied au cul, et autres gueules écrasées à coups de tatanes. Maniaques de la godasse, épris d'escarpins, fétichistes du talon, fondus des lacets, toqués de la socque, accros aux crocs et autres gros sabots : laissez-vous emporter dans l'univers merveilleux de la grolle ! Ou pas. Car, comme toujours avec MLQ, si la chaussure n'avait pas l'heur de vous seoir, rassurez-vous : il y sera aussi question de toute autre chausse. Avec, au grand complet, notre habituelle et prestigieuse équipe de socque, gonflée à bloc !
C'est la fête au squelette à L'Association. Démarré en 2003 dans l'éphémère revue Black (Coconino), Le Mort détective est un feuilleton composé uniquement des têtes de ses chapitres. Chaque page contient un titre, une (sublime) illustration, et une phrase " extraite " d'un texte auquel nous n'aurons pas accès. C'est tout. Guidés par les indices que David B. nous fournit, c'est à nous, lecteurs, de deviner, d'imaginer ce qu'il se passe entre les moments clefs. Loin de nous perdre, c'est avec ferveur qu'on suit les péripéties du Mort Détective, de la Fille aux Mille Poignards, du Poulpe Géant et de tous ces personnages étranges, effrayants ou grotesques, qui peuplent l'univers graphique de l'auteur. On retrouve avec bonheur le trait noir précis et puissant de David B, et on partage avec lui le plaisir d'animer ces infatigables gargouilles. Avec Le Mort Détective, David B pousse l'ellipse de l'espace inter-iconique à son paroxysme, mais c'est bien à vivre une incroyable épopée plutôt qu'à un exercice de style qu'il nous convie.
Fraîchement non diplômé des Arts-déco de Strasbourg, et toujours célibataire, Tofepi est de retour chez ses parents en Vendée dans une petite ville de 6 000 âmes. Sa carrière de dessinateur est au point mort et ses parents s'exaspèrent de son manque d'activité. L'offre d'emploi pour un poste de correspondant local dans " L'Hebdo " tombe à pic : une nouvelle carrière s'offre à lui, peut-être qu'il deviendra journaliste et rencontrera l'âme soeur ! Appareil photo, dictaphone, stylo, gomme et agenda, c'est parti pour une série de reportages sur des sujets aussi palpitants qu'un départ à la retraite, une fête à la crèche ou un concours de belote. C'est aussi l'occasion d'évoquer son quotidien dans sa famille, ses amourettes imaginaires et un poil incarné récalcitrant. En (vieille) voiture, en vélo (de papi) ou à pied, c'est par une sorte de lent road-movie empreint d'humour et de nostalgie qu'il nous invite à visiter ce nouvel épisode de son passé.
Juin 2005. Un diagnostic est enfin posé : sa mère souffre de démence fronto-temporale précoce, affection cousine de la maladie d'Alzheimer. Septembre 2005. Son fils Emile naît prématurément. Il est atteint de trisomie. A quelques mois d'intervalle, Morvandiau doit faire le deuil de la mère qu'il a connue et de l'enfant qu'il avait attendu. C'est l'occasion pour lui de revenir, avec pudeur et poésie, sur l'histoire de sa famille et plus particulièrement celle de sa mère, femme très pieuse au fort caractère, alliant conformisme et fantaisie. C'est aussi le récit du difficile apprentissage de la vie auprès d'un enfant handicapé, du regard porté par les autres, de la jungle administrative qu'il doit affronter. A travers le regard tantôt amusé, tantôt agacé qu'il porte sur les incongruités de la différence et ce qui l'entoure, Morvandiau évoque avec tendresse l'intensité des émotions d'un père et d'un fils face à la maladie, et finalement, le bonheur d'être en vie.