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Le Kwilu à l'épreuve du pluralisme identitaire 1948-1968
Kiangu Sindani ; M'Bokolo Elikia
L'HARMATTAN
41,50 €
Épuisé
EAN :9782296094444
Le bassin du Kwilu, dans l'ouest de la République Démocratique du Congo, par sa mise en valeur fondée sur l'exploitation du caoutchouc puis de l'huile de palme, son administration par la Compagnie du Kasaï puis l'Administration coloniale belge, et son évangélisation par les Jésuites et les Oblats de Marie Immaculée, a connu un cheminement spécifique. L'organisation de ce bassin hydrographique en district (1954) puis en province (1962) du Kwilu fut une apothéose que la Deuxième République ne put gommer en 1966 quand furent supprimées les provinces politiques au profit d'entités purement administratives pour mieux les mettre sous tutelle. La Constitution congolaise de 2006 n'a pas renié ce cheminement en remettant en selle cette province. Cette unité historique ne peut occulter les identités particularisantes ayant conduit jusqu'à des conflits mortifères. Dès lors, la question ultime adressée aux nouvelles élites kwiloises est celle du " Comment faire " pour que la conscience régionale soit une pierre angulaire du combat pour le développement de la nouvelle province et un relais d'intégration dans la nation.
Cet ouvrage rend compte, à partir des événements vécus par l'auteur aux Etats-Unis entre 1990 et 2008, de la longue lutte de certaines compostantes du peuple américain pour acquérir la capacité de s'autodéterminer, de peser sur leur destin. Ce particularisme s'exprime sans renier un vouloir-vivre-ensemble fondé sur la foi commune en quelques caractéristiques fondamentales de la société américaine. Cette foi représente finalement le vrai visage du melting-pot, elle permet aux Etats-Unis de ne pas subir la conscience régionale et ethnique qui, sous d'autres cieux, est devenue un élément de division.
Certes des Pères du Concile firent preuve de vues larges et même audacieuses pour acheminer le monde vers le regroupement de tout le troupeau mystique de Jésus tout en s'interdisant un enfermement dans la sécurité que procure l'immobilisme. Mais Vatican II fut plein d'intrigues et de bavardages tournant en dérision les paroles de lumière, de paix et de réconfort que Jean XXIII avait fait espérer dans son discours d'ouverture. L'Eglise post-conciliaire en paie le prix, car son écartèlement entre progressistes et conservateurs, entre une mémoire victimaire et une autre héroïque, fait écran à l'aggiornamento tant recherché.
Le parcours de Didier Mumengi depuis la mosquée de la rue Usoke jusqu'à l'Ecole de Journalisme de Paris, en passant par le collège jésuite de Kimwenza, l'Athenée de Mbanza-Ngungu et l'Université de Nanterre, ressort d'une épopée qui ne peut laisser indifférent tout Congolais de bonne foi. Cette instruction, prolongée par une formation auprès de Mabika Kalanda et une autodidaxie librement consentie, fondèrent sa vie sur une catharsis visant à exorciser la société congolaise du fatalisme qu'il décriait dans ces lignes : "Le Congolais adopte une image négative de lui-même. La compétence devient subversion. L'intelligence est vanité. L'assiduité au travail ou d l'école est perçue comme bouffonnerie. Toute réussite est miracle. Oser faire des projets est aberration. Croire aux vertus devient absurdité. L'échec ou la maladie résulte d'une malédiction ou d'un envoûtement, mais jamais la conséquence de la paresse ou de l'inaction, de l'inattention ou de la passivité. La jeunesse ne rêve que de l'oisiveté gratifiante rubis sur ongle en lieu et place du travail, de l'effort ou du mérite" (Extrait du Livre Bleu, 2015, p.119). Ainsi préparé, Didier Mumengi devint, après Lumumba, Mulele et Mzee Laurent Désiré Kabila, un des météores politiques les plus engagés de la RDC. Avec ses éloquents discours et son action lors de l'invasion de la République Démocratique du Congo par les troupes étrangères en 1998, Mumengi en était arrivé à incarner pour les Congolais désemparés, l'espoir du mieux-vivre et d'indépendance. Dans cette biographie, Sindani Kiangu donne de lui un portrait qui plonge le lecteur dans la source de son inspiration, à savoir ses mentors s révolutionnaires " et sa propre expérience faite, à parts quasi égales, de la célébrité et de la traversée du désert, de l'adversité et de la résilience, de la reconnaissance et de l'ingratitude, comme ne peut imaginer le public.
Mimbu Kilol hippolyte ; Kiangu Sindani ; Diouf Abd
Comment amener les sciences humaines, l'histoire et l'école à avoir un impact sociopolitique significatif sur le cours de l'histoire et le développement humain en RDC ? Isidore Ndaywel è Nziem faisait le constat suivant : "Si l'enseignement est le plus beau fleuron de l'évolution moderne du pays de la période coloniale à nos jours, on ne peut s'empêcher de s'interroger si cette élite a été à la hauteur de sa tâche, si elle a mesuré l'enjeu de sa responsabilité et si elle a été capable de baliser les pistes de l'avenir. Il existe à ce propos un réel malaise". Sciences humaines, histoire et école doivent être à même de comprendre le processus de transformation rapide de la vie nationale en crise, d'y participer et de s'y engager sur le plan politique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.