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Didier Mumengi. La vie comme une guerre
Kiangu Sindani ; Mutamba Makombo Jean-Marie
L'HARMATTAN
36,50 €
Épuisé
EAN :9782343140421
Le parcours de Didier Mumengi depuis la mosquée de la rue Usoke jusqu'à l'Ecole de Journalisme de Paris, en passant par le collège jésuite de Kimwenza, l'Athenée de Mbanza-Ngungu et l'Université de Nanterre, ressort d'une épopée qui ne peut laisser indifférent tout Congolais de bonne foi. Cette instruction, prolongée par une formation auprès de Mabika Kalanda et une autodidaxie librement consentie, fondèrent sa vie sur une catharsis visant à exorciser la société congolaise du fatalisme qu'il décriait dans ces lignes : "Le Congolais adopte une image négative de lui-même. La compétence devient subversion. L'intelligence est vanité. L'assiduité au travail ou d l'école est perçue comme bouffonnerie. Toute réussite est miracle. Oser faire des projets est aberration. Croire aux vertus devient absurdité. L'échec ou la maladie résulte d'une malédiction ou d'un envoûtement, mais jamais la conséquence de la paresse ou de l'inaction, de l'inattention ou de la passivité. La jeunesse ne rêve que de l'oisiveté gratifiante rubis sur ongle en lieu et place du travail, de l'effort ou du mérite" (Extrait du Livre Bleu, 2015, p.119). Ainsi préparé, Didier Mumengi devint, après Lumumba, Mulele et Mzee Laurent Désiré Kabila, un des météores politiques les plus engagés de la RDC. Avec ses éloquents discours et son action lors de l'invasion de la République Démocratique du Congo par les troupes étrangères en 1998, Mumengi en était arrivé à incarner pour les Congolais désemparés, l'espoir du mieux-vivre et d'indépendance. Dans cette biographie, Sindani Kiangu donne de lui un portrait qui plonge le lecteur dans la source de son inspiration, à savoir ses mentors s révolutionnaires " et sa propre expérience faite, à parts quasi égales, de la célébrité et de la traversée du désert, de l'adversité et de la résilience, de la reconnaissance et de l'ingratitude, comme ne peut imaginer le public.
Certes des Pères du Concile firent preuve de vues larges et même audacieuses pour acheminer le monde vers le regroupement de tout le troupeau mystique de Jésus tout en s'interdisant un enfermement dans la sécurité que procure l'immobilisme. Mais Vatican II fut plein d'intrigues et de bavardages tournant en dérision les paroles de lumière, de paix et de réconfort que Jean XXIII avait fait espérer dans son discours d'ouverture. L'Eglise post-conciliaire en paie le prix, car son écartèlement entre progressistes et conservateurs, entre une mémoire victimaire et une autre héroïque, fait écran à l'aggiornamento tant recherché.
Cet ouvrage rend compte, à partir des événements vécus par l'auteur aux Etats-Unis entre 1990 et 2008, de la longue lutte de certaines compostantes du peuple américain pour acquérir la capacité de s'autodéterminer, de peser sur leur destin. Ce particularisme s'exprime sans renier un vouloir-vivre-ensemble fondé sur la foi commune en quelques caractéristiques fondamentales de la société américaine. Cette foi représente finalement le vrai visage du melting-pot, elle permet aux Etats-Unis de ne pas subir la conscience régionale et ethnique qui, sous d'autres cieux, est devenue un élément de division.
Mimbu Kilol hippolyte ; Kiangu Sindani ; Diouf Abd
Comment amener les sciences humaines, l'histoire et l'école à avoir un impact sociopolitique significatif sur le cours de l'histoire et le développement humain en RDC ? Isidore Ndaywel è Nziem faisait le constat suivant : "Si l'enseignement est le plus beau fleuron de l'évolution moderne du pays de la période coloniale à nos jours, on ne peut s'empêcher de s'interroger si cette élite a été à la hauteur de sa tâche, si elle a mesuré l'enjeu de sa responsabilité et si elle a été capable de baliser les pistes de l'avenir. Il existe à ce propos un réel malaise". Sciences humaines, histoire et école doivent être à même de comprendre le processus de transformation rapide de la vie nationale en crise, d'y participer et de s'y engager sur le plan politique.
Le bassin du Kwilu, dans l'ouest de la République Démocratique du Congo, par sa mise en valeur fondée sur l'exploitation du caoutchouc puis de l'huile de palme, son administration par la Compagnie du Kasaï puis l'Administration coloniale belge, et son évangélisation par les Jésuites et les Oblats de Marie Immaculée, a connu un cheminement spécifique. L'organisation de ce bassin hydrographique en district (1954) puis en province (1962) du Kwilu fut une apothéose que la Deuxième République ne put gommer en 1966 quand furent supprimées les provinces politiques au profit d'entités purement administratives pour mieux les mettre sous tutelle. La Constitution congolaise de 2006 n'a pas renié ce cheminement en remettant en selle cette province. Cette unité historique ne peut occulter les identités particularisantes ayant conduit jusqu'à des conflits mortifères. Dès lors, la question ultime adressée aux nouvelles élites kwiloises est celle du " Comment faire " pour que la conscience régionale soit une pierre angulaire du combat pour le développement de la nouvelle province et un relais d'intégration dans la nation.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.