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L'islamisme et la mort. Le martyre révolutionnaire en Iran
Khosrokhavar Farhad
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782738437938
Le martyre révolutionnaire en islam nous réserve des surprises. Le cas iranien est exemplaire à plus d'un titre. Ce qui s'est passé en Iran chiite pendant la révolution et en particulier pendant la guerre contre l'Irak (1980-88), ce qui se passe dans les territoires palestiniens (le Hamas), en Algéne (GIA et différents groupes armés) et en Egypte (l'aile armée de la Gemaa Islamiya) où de jeunes sunnites acceptent de gaieté de coeur le martyre repose le problème de cette mort sacrée dans de nouveaux termes. L'essentiel est de comprendre ce qui se passe dans la tête de ces jeunes, dans leur imaginaire. Par le martyre, ils sacralisent leur désespoir de vivre la modernité par leur exclusion du champ politique mais aussi de la consommation. Le martyre est aussi le signe de la sécularisation de l'islam où chacun s'attribue le droit d'accéder au sacré par la mort, le maniement du Sacré n'étant plus du ressort exclusif des ulémas ou des saints. Enfin, le martyre des jeunes est aussi la politisation du religieux sous une forme radicalisée, exprimant par là-même l'avortement de la modernisation des sociétés musulmanes par les pouvoirs despotiques en place et l'envie d'en découdre avec des Etats illégitimes qui refusent la participation de la société au politique. Lorsque le martyre révolutionnaire est pris en charge par un Etat islamiste comme en Iran, il se transforme en entreprise de légitimation d'un pouvoir qui manipule cette mort sacrée pour dominer la société. Le cas iranien nous aide à comprendre l'étrange destin de cette nouvelle figure de la mort qui, sous couvert de la tradition est en réalité un néo-martyre. En lui s'affirme un sujet fragile, se laissant aussitôt manipuler par le nouveau pouvoir.
Réalisés auprès de prisonniers par un sociologue musulman, ces entretiens cherchent à comprendre les motivations d'islamistes, maghrébins ou français, accusés d'appartenir à Al-Quaïda. Ainsi, il apparaît que l'islamisme radical se situe souvent à la croisée d'une histoire personnelle et d'une situation sociale et politique globale. Pour la première fois, des djihadistes confirmés révèlent leur conception du monde actuel et les raisons de leur combat. Un document exceptionnel.Directeur d'études à l'EHESS, Farhad Khosrokhavar est philosophe de formation. Spécialiste des formes radicales d'islamisation, il est l'un des meilleurs experts internationaux, et a publié Le Foulard et la République (La Découverte, 1995) et Les Nouveaux Martyrs d'Allah (Flammarion, 2002).
Résumé : Les attentats de 2001 ont mis en lumière un des aspects de l'islamisme radical : le martyre qui suscite l'horreur par le nombre élevé de victimes innocentes qu'il fait périr en toute connaissance de cause. Il est donc essentiel de comprendre ce qui motive les nouveaux candidats à la mort sacrée. Deux types de martyrs peuvent être distingués : les jeunes déshérités, exclus des bienfaits de la modernité qui vivent dans un sentiment de dépossession de soi, et une minorité d'immigrés qui vivent au c?ur même de l'Occident, nouvelles classes moyennes prises entre l'Orient et l'Occident. C'est à ce deuxième type qu'appartenaient les pilotes de l'attentat contre le World Trade Center. Ces " néo-martyrs " s'identifient à une communauté fantomatique de musulmans opposée à une communauté tout aussi fantomatique de mécréants. On insiste beaucoup sur les réseaux déterritorialisés qui président à ce type d'activisme religieux, mais on néglige encore trop de s'interroger sur les formes de subjectivité qui gouvernent ce genre d'engagement suicidaire exigeant un degré inouï d'abnégation et d'aveuglement.
Résumé : Les thèmes politiques et moraux n'appellent pas nécessairement l'écriture de livres compacts, de traités systématiques. Alain Touraine et Farhad Khosrokhavar adoptent ici la démarche inverse, celle du dialogue. Elle permet à Alain Touraine de pousser sa réflexion sur le sujet, travail qu'il avait initié dans Critique de la modernité (1992) et Pourrons-nous vivre ensemble ? (1997). Farhad Khosrokhavar l'accompagne dans son cheminement, n'hésitant jamais à exprimer réserves et inquiétudes. L'un et l'autre constatent que, face aux philosophies de l'histoire en ruines, à la pression de l'intérêt personnel et à l'autosatisfaction des tenants de l'ordre économique, l'individu d'aujourd'hui, pour retrouver le sens de sa vie, se tourne délibérément vers lui-même - et non plus vers le passé, l'avenir ou le présent comme ce fut longtemps le cas. C'est en lui qu'il découvre le désir de se construire comme sujet de sa propre existence. Dès lors, l'action collective s'incarne dans des mouvements plus culturels que sociaux. On l'aura compris, c'est plus de l'individu que de la société dont parlent ici les sociologues, hantés par une question qui traverse tout le livre : la recherche de soi peut-elle nous apprendre à vivre ?
C'est au sein d'une jeunesse frustrée, façonnée par une modernisation intolérante et une consommation inaccessible, qu'il faut chercher le groupe actif des révolutionnaires qui porta Khomeiny au pouvoir et lui confia un rôle de substitution. L'intervention du clergé est marquée par ce contexte social. Pour l'auteur de ce livre, il est essentiel de distinguer le discours de rejet de l'Occident qui accompagne le processus révolutionnaire du refus de la modernité. Prenant ses distances avec la thèse qui tend à présenter les ingénieurs islamistes comme l'élément le plus important du changement politique, Farhad Khosrokhavar insiste sur le rôle des intellectuels de second rang issus des paysans "dépaysannés". Il lie l'évolution du mouvement au vécu de ses acteurs : il les a longuement interrogés dans les premières années de la révolution. Ce travail de sociologue est aussi une réflexion sur la révolution, où les rêves occupent une place prépondérante avant de se transformer en cauchemars. Il aidera à mieux comprendre les dynamiques à l'oeuvre dans l'Iran des années 80 mais aussi dans d'autres pays d'islam, comme le Maghreb ou l'Egypte.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.