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Anthropologie de la révolution iranienne. Le rêve impossible
Khosrokhavar Farhad
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738447364
Ce travail entend proposer une interprétation anthropologique de la révolution islamique en Iran. Comment les thématiques révolutionnaires se sont-elles transcrites dans un idiome islamiste, comment les formes de mobilisation sociale ont-elles pu se définir dans un registre religieux ? Ces phénomènes ne se limitent nullement au cas iranien même si la spécificité chiite ne doit pas être perdue de vue. Dans de nombreuses régions où l'islam est la religion dominante, des processus similaires sont en oeuvre qui donnent un sens révolutionnaire à l'islam et un sens islamique à la révolution. Des mots d'ordre comme l'unité révolutionnaire, la prise de conscience politique, la libération du joug d'un pouvoir oppressif, la lutte contre l'injustice sociale et le rejet de l'Occident se traduisent aisément selon l'idiome islamiste en faisant appel à l'unité d'une communauté musulmane mythique, à la "justice" islamique, à la djihad, à la lutte contre les "orgueilleux" (mostakbérin) et au combat contre la Superbe mondiale (estékbâré djahâni, l'équivalent islamiste de l'impérialisme). La conscience des jeunes acteurs révolutionnaires est en même temps le siège d'un appel à la modernité qui devient, en pleine crise révolutionnaire, la surenchère dans la radicalisation jusque dans la mort (on aspire au martyre). Ces faits s'inscrivent dans un malaise urbain qui, par sa perpétuation après la révolution, contribue à saper la légitimité de l'islamisme révolutionnaire. Des sentiments comme la peur ou des motifs comme "faire la révolution ensemble" s'en trouvent profondément transformés chez les jeunes. L'anthropologie de la révolution iranienne rend intelligible, jusque dans leur différence, des mouvements comme l'islamisme radical en Algérie ou dans d'autres régions où cette forme de mobilisation a le vent en poupe.
Réalisés auprès de prisonniers par un sociologue musulman, ces entretiens cherchent à comprendre les motivations d'islamistes, maghrébins ou français, accusés d'appartenir à Al-Quaïda. Ainsi, il apparaît que l'islamisme radical se situe souvent à la croisée d'une histoire personnelle et d'une situation sociale et politique globale. Pour la première fois, des djihadistes confirmés révèlent leur conception du monde actuel et les raisons de leur combat. Un document exceptionnel.Directeur d'études à l'EHESS, Farhad Khosrokhavar est philosophe de formation. Spécialiste des formes radicales d'islamisation, il est l'un des meilleurs experts internationaux, et a publié Le Foulard et la République (La Découverte, 1995) et Les Nouveaux Martyrs d'Allah (Flammarion, 2002).
Résumé : Le jihadisme est un fait social total, résultant de facteurs urbains, sociaux, anthropologiques, politiques, mais aussi psychopathologiques. De l'Europe à l'Amérique du Nord, en passant par l'Australie et l'Afrique du Nord, Farhad Khosrokhavar a analysé les situations "jihadogènes" qui favorisent la radicalisation. Son enquête au coeur des cellules terroristes, dans les villes et les banlieues, révèle les points communs entre ces candidats occidentaux au jihad - adolescentes et adolescents, jeunes à problèmes psychosociaux, convertis et recruteurs - mais aussi leur incroyable diversité... Dans cet état des lieux complet, fruit de dix ans de recherche, l'auteur décrypte l'environnement et le profil de plus d'une centaine de jihadistes occidentaux pour comprendre l'origine de leur haine et le moteur de leur passage à l'acte. De cette formidable somme de faits et de témoignages ressort un constat sans appel : le succès du jihad chez les jeunes met en lumière la crise de nos démocraties, en quête de sens et de savoir-vivre ensemble. Cette crise est profonde, ses conséquences risquent d'être durables.
Des attentats dans le RER à l'affaire Khaled Kelkal, en passant par la question du foulard, aujourd'hui l'islam fait peur. Mais il existe un islam méconnu, spécifiquement français, qui se développe dans les banlieues depuis la fin des années quatre-vingt. Cet islam, à l'opposé de l'islam radical et souvent contre lui, offre aux jeunes un discours permettant de lire positivement une réalité qui leur est hostile. Ta Ferrari, tu l'emportes pas au paradis! affirment les jeunes qui apprennent à mettre à distance leur envie de consommation immédiate. Ils trouvent à travers le prosélytisme une raison de vivre et la possibilité d'échapper au ghetto social et géographique de leur quartier. Témoin de cette double identité, française et musulmane, le foulard. Loin de marquer une volonté de rompre avec la République, il offre souvent aux jeunes filles qui le portent une occasion de se soustraire à la coercition d'un milieu familial exerçant à leur encontre les restes d'une autorité en lambeaux. C'est à la rencontre de cet islam des jeunes que F. Khosrokhavar nous convie. Il ne s'agit pas ici d'un enjeu mineur. Sans remettre en cause les principes de l'Etat républicain, on doit voir aujourd'hui que ceux-ci sont, dans la réalité, remis en question par de nouvelles formes sociales. De notre capacité à tirer parti d'un dialogue avec ce nouvel islam dépendra la solidarité de notre tissu social, autrement soumise à une tension constante, et l'efficacité de la lutte contre le terrorisme.
Résumé : Les attentats récents ont mis en lumière l'un des aspects de l'islamisme radical : le martyre qui soulève l'horreur par le nombre élevé des victimes innocentes qu'il fait périr en toute connaissance de cause. Il est donc essentiel de comprendre ce qui motive ces nouveaux candidats à la mort sacrée. Deux types de martyrs peuvent être distingués : les jeunes déshérités, exclus des bienfaits de la modernité qui vivent dans un sentiment de dépossession de soi, une minorité d'immigrés qui vivent au c?ur même de l'Occident, nouvelles classes moyennes prises entre l'Orient et l'Occident. C'est à ce deuxième type qu'appartenaient les pilotes du World Trade Center. Ces " néo-martyrs " s'identifient à une communauté fantomatique de musulmans opposée à une communauté tout aussi fantomatique de mécréants. On insiste beaucoup sur les réseaux déterritorialisés qui président à ce type d'activisme politico-religieux mais on néglige encore trop de s'interroger sur les formes de subjectivité exigeant un degré inouï d'abnégation et d'aveuglement.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.