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L'islam des jeunes
Khosrokhavar Farhad
FLAMMARION
18,60 €
Épuisé
EAN :9782080674098
Des attentats dans le RER à l'affaire Khaled Kelkal, en passant par la question du foulard, aujourd'hui l'islam fait peur. Mais il existe un islam méconnu, spécifiquement français, qui se développe dans les banlieues depuis la fin des années quatre-vingt. Cet islam, à l'opposé de l'islam radical et souvent contre lui, offre aux jeunes un discours permettant de lire positivement une réalité qui leur est hostile. Ta Ferrari, tu l'emportes pas au paradis! affirment les jeunes qui apprennent à mettre à distance leur envie de consommation immédiate. Ils trouvent à travers le prosélytisme une raison de vivre et la possibilité d'échapper au ghetto social et géographique de leur quartier. Témoin de cette double identité, française et musulmane, le foulard. Loin de marquer une volonté de rompre avec la République, il offre souvent aux jeunes filles qui le portent une occasion de se soustraire à la coercition d'un milieu familial exerçant à leur encontre les restes d'une autorité en lambeaux. C'est à la rencontre de cet islam des jeunes que F. Khosrokhavar nous convie. Il ne s'agit pas ici d'un enjeu mineur. Sans remettre en cause les principes de l'Etat républicain, on doit voir aujourd'hui que ceux-ci sont, dans la réalité, remis en question par de nouvelles formes sociales. De notre capacité à tirer parti d'un dialogue avec ce nouvel islam dépendra la solidarité de notre tissu social, autrement soumise à une tension constante, et l'efficacité de la lutte contre le terrorisme.
Résumé : Farhad Khosrokhavar a mené cinq ans d'enquête exceptionnelle dans quatre grandes prisons françaises : Fleury-Mérogis, Fresnes, Lilles-Sequedin et Saint-Maur. Il dresse un état des lieux en forme de réquisitoire sur le milieu carcéral français. Le sociologue est parvenu à se faire ouvrir toutes les portes, à rencontrer détenus (du petit délinquant au criminel dangereux), surveillants et directeurs pénitentiaires. A tous, dans ce livre unique, il donne pour la première fois la parole. Du Blanc (comprendre français d'origine non-immigrée) aux jeunes de banlieues en passant par les " fous " et les braqueurs vedettes, la population carcérale est aussi représentée dans sa diversité sociale. Au coeur de l'enquête, l'auteur montre comment la prison constitue un terreau fertile pour les apprentis jihadistes et un vivier de recrutement pour les plus aguerris. Tandis que les attentats terroristes et les départs pour le jihad se multiplient, le sociologue met au jour les puissants processus de radicalisation en prison, et explique en s'appuyant sur les divers récits comment l'enrôlement se produit. Stupéfiant.
Résumé : Comment la compréhension mutuelle des uns et des autres est-elle possible dans nos sociétés à culture plurielle ? Comment réfléchir sur les malentendus entre le soi et les autres, mais aussi, entre soi et soi, et plus radicalement encore, entre la vie que l'on mène et la mort qui survient, ou la joie que l'on éprouve et la rupture intérieure qui peut se faire sentir à tout moment ? Comment comprendre l'impersonnalité du monde et le sentiment de perte de soi au sein de la même culture ou dans l'échange entre plusieurs sous-cultures ? Comment être européen d'un côté français, allemand, italien ou anglais tout en étant breton, alsacien, bavarois, écossais ou sicilien ? Enfin, comment comprendre le travail, les idéalités mathématiques, la domination sociale, les fusions affectives dans la foule en transe et les religiosités multiples dans notre modernité tardive ? Toutes ces questions sont susceptibles d'un traitement philosophique à partir de l'analyse de l'ego, en s'inspirant des acquis de la tradition transcendantaliste, phénoménologique, intersubjectiviste et spiritualiste de la pensée spéculative. L'auteur tente de construire un sujet pur qui puisse relever le défi des multiples appartenances auxquelles est exposé l'homme moderne. Celui-ci est déchiré, mais il est aussi à même de vivre sa vérité en tant que homo viator.
Résumé : Les attentats de 2001 ont mis en lumière un des aspects de l'islamisme radical : le martyre qui suscite l'horreur par le nombre élevé de victimes innocentes qu'il fait périr en toute connaissance de cause. Il est donc essentiel de comprendre ce qui motive les nouveaux candidats à la mort sacrée. Deux types de martyrs peuvent être distingués : les jeunes déshérités, exclus des bienfaits de la modernité qui vivent dans un sentiment de dépossession de soi, et une minorité d'immigrés qui vivent au c?ur même de l'Occident, nouvelles classes moyennes prises entre l'Orient et l'Occident. C'est à ce deuxième type qu'appartenaient les pilotes de l'attentat contre le World Trade Center. Ces " néo-martyrs " s'identifient à une communauté fantomatique de musulmans opposée à une communauté tout aussi fantomatique de mécréants. On insiste beaucoup sur les réseaux déterritorialisés qui président à ce type d'activisme religieux, mais on néglige encore trop de s'interroger sur les formes de subjectivité qui gouvernent ce genre d'engagement suicidaire exigeant un degré inouï d'abnégation et d'aveuglement.
Réalisés auprès de prisonniers par un sociologue musulman, ces entretiens cherchent à comprendre les motivations d'islamistes, maghrébins ou français, accusés d'appartenir à Al-Quaïda. Ainsi, il apparaît que l'islamisme radical se situe souvent à la croisée d'une histoire personnelle et d'une situation sociale et politique globale. Pour la première fois, des djihadistes confirmés révèlent leur conception du monde actuel et les raisons de leur combat. Un document exceptionnel.Directeur d'études à l'EHESS, Farhad Khosrokhavar est philosophe de formation. Spécialiste des formes radicales d'islamisation, il est l'un des meilleurs experts internationaux, et a publié Le Foulard et la République (La Découverte, 1995) et Les Nouveaux Martyrs d'Allah (Flammarion, 2002).
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)