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L'olympe des infortunes
Khadra Yasmina
POCKET
7,40 €
Épuisé
EAN :9782266205290
Après sa trilogie politique autour des conflits du Moyen-Orient (Les Hirondelles de Kaboul, L’Attentat, Les Sirènes de Bagdad), après un grand roman d’amour (Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d’une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues. Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé « le Musicien » parce qu’il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s’initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs: argent, travail, famille. Refusant jusqu’à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu’une affection, souvent plus profonde qu’il n’y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d’ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s’avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n’en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l’esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l’individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l’univers des clochards en un monde hautement poétique, où l’onirisme surgit derrière les détritus. On l’aura compris, L’Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu’il livre n’est pas flatteur: les âmes perdues ne sont pas celles que l’on croit. Et l’enfer, lui, n’est jamais où on l’attend.
Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. A l'hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d'origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l'attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d'urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s'agit de sa propre femme. Comment admettre l'impossible, comprendre l'inimaginable, découvrir qu'on a partagé, des années durant, la vie et l'intimité d'une personne dont on ignorait l'essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...
Alger, fin des années 1980. Parce que les islamistes qui recrutaient dans l'énorme réservoir de jeunes gens vulnérables ont su l'accueillir et lui donner le sentiment que sa vie pouvait avoir un sens; parce que la confusion mentale dans laquelle il était plongé l'a conduit à s'opposer à ses parents, à sa famille, à ses amis et à perdre tous ses repères; parce que la guerre civile qui a opposé les militaires algériens et les bandes armées islamistes fut d'une violence et d'une sauvagerie incroyables, l'abominable est devenu concevable et il l'a commis.
Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s'y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrase le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d'incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l'honneur ne sont pas des mots vides de sens. Et quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu'un Bédouin a de plus sacré, alors s'ouvre le temps de la colère et de la riposte. Une vengeance terrible, sans merci, car désormais seul le sang pourra laver ce qui a été souillé...
Le mollah lève une main majestueuse pour apaiser le hurleur. Après la récitation d?un verset coranique, il lit quelque chose qui ressemble à une sentence, remet la feuille de papier dans une poche intérieure de son gilet et, au bout d?une brève méditation, il invite la foule à s?armer de pierres. C?est le signal. Dans une ruée indescriptible, les gens se jettent sur les monceaux de cailloux que l?on avait intentionnellement disposés sur la place quelques heures plus tôt. Aussitôt, un déluge de projectiles s?abat sur la suppliciée qui, bâillonnée, vibre sous la furie des impacts sans un cri. Mohsen ramasse trois pierres et les lance sur la cible. Les deux premières faillissent à cause de la frénésie alentour mais, à la troisième tentative, il atteint la victime en pleine tête et voit, avec une insondable jubilation, une tache rouge éclore à l?endroit où il l?a touchée. Au bout d?une minute, ensanglantée et brisée, la suppliciée s?écroule et ne bouge plus. Sa raideur galvanise davantage les lapideurs qui, les yeux révulsés et la bouche salivante, redoublent de férocité comme s?ils cherchaient à la ressusciter pour prolonger son supplice. Dans leur hystérie collective, persuadés d?exorciser leurs démons à travers ceux du succube, d?aucuns ne se rendent pas compte que le corps criblé de partout ne répond plus aux agressions, que la femme immolée gît sans vie, à moitié ensevelie, tel un sac d?horreur jeté aux vautours.
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.
Résumé : Utilisant des sources palies, sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître spirituel, restitue la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur humanité. Mêlant les principaux " sutras " au récit des événements, il nous livre une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. Mais il est aussi un merveilleux conteur : avec l'histoire du jeune bouvier Svasti, qui quitte sa famille pour suivre Siddharta, le récit prend une dimension romanesque qui séduira les lecteurs les plus jeunes comme les plus avertis.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre. Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête? Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté.
Marivaux Pierre de ; Lisle Isabelle de ; Beauthier
Résumé : A la suite d'une violente tempête, Iphicrate et Euphrosine, deux maîtres accompagnés de leurs esclaves, Arlequin et Cléanthis, échouent sur une île : l'île des esclaves. Ses habitants - des esclaves révoltés qui ont fui la Grèce antique - ont pour coutume de réduire en esclavage les maîtres et de rendre leur liberté aux esclaves. C'est donc un monde à l'envers que découvrent alors nos quatre naufragés, contraints d'échanger leurs habits, mais aussi leur condition... Au-delà du simple ressort comique, cette inversion nous invite à regarder sous un jour nouveau la société du xviiie siècle, mais aussi toute forme de hiérarchie sociale. - Le texte intégral annoté - Cinq questionnaires d'analyse de l'oeuvre - Une présentation de Marivaux et de son époque - Le genre de l'oeuvre et sa place dans l'histoire littéraire - Une rubrique " Portfolio " pour la lecture d'images - Un dossier Spécial bac sur le thème " Maîtres et valets au théâtre "
Bernanos avait été chargé de composer les dialogues d'un scénario cinématographique, lui-même tiré de la célèbre nouvelle de Gertrud von Le Fort, La Dernière à l'échafaud, ayant pour thème la marche au martyre de seize carmélites de Compiègne qui furent guillotinées en place de Grève le 17 juillet 1794. Mais l'oeuvre de Bernanos est profondément différente du récit allemand. Ne serait-ce que parce que Bernanos se trouvait lui-même à la veille de sa propre mort.
Résumé : Cécile a dix-sept ans. En vacances avec son père, veuf qui se satisfait d'une aventure sans lendemain avec la jolie Elsa, elle découvre l'amour dans les bras de Cyril, un charmant étudiant. Mais l'arrivée d'Anne, une femme belle et intelligente, vient déranger ces délicieux moments d'insouciance. Avec une écriture moderne et un charme troublant resté intact, Françoise Sagan brosse le portrait d'une jeunesse en quête de liberté et de plaisir, jouant avec les sentiments comme on joue avec le feu. Le texte intégral annoté ; Des questionnaires au fil du texte ; Des documents iconographiques exploités ; Une présentation de Françoise Sagan et de son époque ; Un aperçu du genre romanesque ; Un groupement de textes : "Mensonges et manipulations".
Ce Bibliocollège regroupe 7 nouvelles réalistes de Maupassant, en lien avec le thème au programme de 4e « La fiction pour interroger le réel » : Aux champs (questionnaire : la place de l'argent au XIXe siècle), La parure (questionnaire : un conte de fée cruel), Clochette (questionnaire : le secret d'une vie), Boitelle (questionnaire : le triomphe des préjugés ?), Le papa de Simon (questionnaire : seul face au groupe), Le trou (questionnaire : une farce noire) et Toine (questionnaire : un ogre de farce). Cet ouvrage propose également : une annotation de chaque nouvelle ; une biographie de Maupassant ainsi qu?une présentation de son époque à travers le mouvement du réalisme ; une présentation du genre de la nouvelle réaliste ; un groupement de textes intitulé « Scènes de la vie parisienne », qui entre en écho avec un autre thème du programme de 4e « La ville, lieu de tous les possibles ? » ; Des lectures d?images basées sur des tableaux issus des courants du réalisme et de l?impressionnisme. Anne-Laure Chat, professeur certifiée de Lettres modernes enseignant au collège.