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Der Stürmer, instrument de l'idéologie nazie. Une analyse des caricatures d'intoxication
Keysers Ralph ; Benguigui Yamina
L'HARMATTAN
40,50 €
Épuisé
EAN :9782296962583
Fidèle à son programme de recherche (cf L'Intoxication nazie de la jeunesse allemande, L'Harmattan, 2001), Ralph Keysers nous fait découvrir dans ce nouvel ouvrage l'hebdomadaire le plus nauséabond de l'époque nazie : Der Stürmer, édité à partir de 1923 à Nuremberg par Julius Streicher. Né en 1885, cet instituteur, connu pour faire de la propagande antisémite auprès de ses élèves, avait adhéré à la NSDAP en 1921 et participé au "putsch de la brasserie" ; révoqué, il jouera désormais un rôle majeur au sein du mouvement national-socialiste en tant que député au Reichstag, Gauleiter de Franconie, et président du comité central pour l'agitation antijuive. Bien qu'ayant perdu tout crédit auprès du Führer en février 1940 en raison de malversations, il sera autorisé à poursuivre la publication du Stürmer jusqu'en 1945 ; il sera condamné à mort par le tribunal de Nuremberg. A noter que le Stürmer ne fut pas un "journal du Parti" : conçu sous la seule responsabilité de Julius Streicher avec lequel collaboraient quelques journalistes - au nombre desquels, de 1934 à 1938, le juif Jonas Wolk qui signait Fritz Brand - et des caricaturistes tel Phillip Rupprecht, alias Fips, sa diffusion fut d'importance : de 20 000 exemplaires en 1933, on atteignit les 600 000 en 1940 ; en 1944. il se vendait encore à plus de 390 000. Le but exclusif du Stürmer était de démontrer que "Les juifs" étaient à l'origine de tous les malheurs de l'Allemagne. Pour ce faire, ainsi que le montre Ralph Keysers, l'abjection ne connaissait aucune limite.
Manso Christian ; Keysers Ralph ; Vautravers Alexa
Il y a 85 ans, la guerre civile espagnole prenait fin. Elle avait duré trois ans - du 17 juillet 1936 au 1er avril 1939 - et fait un demi-million de victimes. Marqué par les interventions des puissances totalitaires, le conflit prit une dimension internationale qui touche le continent européen encore de nos jours, la France en particulier. Des premières dépêches annonçant le franchissement de la frontière française par l'ex-ministre conservateur espagnol J. M. Gil Robles jusqu'aux photos des grandes parades des nationalistes franquistes vainqueurs et de leurs alliés allemands et italiens, les auteurs de cet ouvrage plongent leur lecteur dans " ce flot continu " de nouvelles qui faisaient l'actualité. Par leurs commentaires C. Manso et R. Keysers éclairent ce qui échappait alors, soulignent le jeu des propagandes, l'évolution des médias dont l'un - autrichien - reflète immédiatement, avec l'Anschluss, la mainmise nazie, livrent enfin un riche ensemble factuel auquel contribue une impressionnante iconographie.
Résumé : Pour réussir de belles photos et vidéos aériennes avec un drone, il faut maîtriser à la fois les techniques de pilotage et de prise de vue, mais aussi faire preuve de créativité. Ce livre écrit par un professionnel de l'image vous fournira tous les conseils pratiques tirés de sa grande expérience pour choisir le drone et les accessoires qui correspondent le mieux à vos attentes, perfectionner et adapter votre pilotage à la prise de vue, déterminer les meilleurs réglages photo et vidéo, réaliser les plus beaux mouvements de caméra et les meilleurs cadrages en fonction des sujets, exploiter toutes les possibilités de votre drone, opérer en toute sécurité et en toute légalité... Une fois que vous aurez lu cet ouvrage très illustré, l'image aérienne n'aura plus de secrets pour vous !
Keysers Ralph ; Ladmiral Jean-René ; Prignitz Gisè
A partir du constat que l'influence des livres de propagande conçus sous le Troisième Reich pour conditionner la jeunesse n'a pour ainsi dire jamais été analysée en France, Ralph Keysers montre dans cette étude comment le "message raciste" a été pour une large part médiatisé par quatre publications s'adressant aux enfants en fonction des étapes successives de leur évolution: de 3 à 5 ans, de 6 à 7 ans, de 8 à 9 ans, et enfin de 10 à 12 ans. La chronologie éditoriale des parutions (1934, 1936, 1938, 1940) illustre la stratégie énoncée par Hitler lors de son discours de Reichenberg, le 2 décembre 1938: embrigader les jeunes pratiquement dès le berceau afin qu'ils ne soient "plus jamais libres leur vie durant" et deviennent des rouages fanatiques de l'Etat nazi. La révélation de ces quatre publications, dont R Keysers nous livre la traduction et la reproduction commentée des illustrations, est un voyage au coeur de l'horreur. On y voit naître pas à pas ce qui deviendra la Shoah: "Aucun peuple n'a réussi à ce jour à éliminer totalement le juif", explique le médecin au petit Hans (chap. 5, texte 11); et de poursuivre: "Le bacille juif se promène encore dans beaucoup de pays de la terre! Tant que les juifs vivront sur terre, il existera un danger juif." Lire le travail de R Keysers, ex-diplomate, maître de conférences à l'université de Pau et déjà auteur de Cinq mots forts de la propagande nazie (Klincksieck, 2008), c'est se persuader qu'une nation prépare son avenir sur le socle de programmation de sa jeunesse. Oui, il faut en passer par la nausée sciemment provoquée par R Keysers dans cette minutieuse recherche car nous nous trouvons là en présence d'un terrifiant marqueur historique et sociologique de ce que peut représenter une intoxication de masse en vue d'une métamorphose radicale des consciences vers la barbarie.
Keyser France ; Geisser Vincent ; Marteau Stéphani
Depuis la fin des années 1980, le thème de l'islam hexagonal est devenu l'un des marronniers où les représentations de l'Autre musulman se réduisent le plus souvent à de la caricature: images de femmes voilées fanatisées, de croyants en prière pris de dos, de foules vociférantes au cri d "Allah Akbar!" A côté de ces images de peur se déploie éventuellement une touche exotique héritée de la tradition orientaliste: hommes paisibles fumant le narguilé, femmes musulmanes dans les vapeurs d'un hammam... Entre ces deux images, il n'existe que peu de place pour un islam vécu anonymement par des milliers de citoyens ordinaires qui entendent concilier leur francité et leur islamité de manière harmonieuse. France Keyser a saisi sur le vif ces Français comme les autres, médecins, commerçants, fonctionnaires, élus, sportifs, responsables associatifs..., dont la foi et la pratique religieuses sont moins vécues comme des traditions importées de là-bas que comme des expressions vivantes de leur citoyenneté ici. Un documentaire inédit dans un contexte fortement passionnel, où l'on tend à faire de l'islam l'exutoire de toutes nos angoisses et interrogations sur le devenir de l'identité française. Avec des textes de Vincent Geisser et des légendes de Stéphanie Marteau.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.