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En toi
Kevlec Gabriel
EX AEQUO
17,00 €
Épuisé
EAN :9791038802483
Je m'appelle Thomas Alderson, et le 14 novembre 1965, dans une verte plaine du Vietnam, je suis mort. J'avais tout juste vingt-quatre ans. Puisque vous êtes là, puisque nous sommes seuls, installez-vous confortablement et offrez-moi quelques heures arrachées à la folie de votre quotidien. Permettez-moi de vous raconter comment l'Univers s'est joué de moi. Laissez-moi vous chuchoter mon histoire avant que les limbes de l'oubli ne l'emportent. C'est si fragile au fond, la mémoire... Vous tenez entre vos mains les précieux souvenirs que le temps qui passe n'a pas encore pillés, le récit de l'Amour de ma vie. Un grand amour... Quoi de plus ordinaire en somme ? A ceci près que l'homme extraordinaire qui a bouleversé ma destinée s'appelle Adrian, et qu'il est né en 1989. Il a été tour à tour mon Paradis, mon Enfer, mon Purgatoire. Ma folle espérance d'être aimé. Ma deuxième chance d'y croire. Alors laissez-moi vous confier la sensation de sa peau, l'émoi de son regard, l'ivresse de son corps, ces frémissements à portée d'âme, et cette certitude absolue : la mort n'était pas ma fin.
Certaines histoires restent gravées, dans le bois ou dessinées dans la neige à tout jamais. " Tel est l'incipit du journal de Florian Audriat, décédé en 2015, père de Camille et de Cédric. Leurs deux parents disparus, ils décident de vendre la maison familiale et s'y rendent pour la dernière fois. En triant les affaires de leur père, ils dénichent des carnets d'écolier qui vont les bouleverser à jamais. En 2013, mû par une nécessité viscérale, Florian y a couché par écrit certains chapitres de sa vie. Ceux qui racontent son grand amour se résumant à une seule lettre : C. Le premier débute en 1961, à son arrivée à l'internat de Mercury, en Savoie. Les suivants révéleront des secrets inavouables à son époque, toute une vie clandestine. Sous le ciel de La Nuit Etoilée sur le Rhône de Van Gogh, Florian et C. rêvent. Au son d'un vieil album vinyle des Drifters, C. et Florian dansent. En témoignent ce noisetier qui fleurit en plein hiver, et cette figurine sculptée qui ne tient pas debout. Et parmi les encres du passé, une interrogation lancinante s'impose à Camille et Cédric : qui est C. ?
Samaël Kerléo, vingt-quatre ans, plus ou moins prof, monstre, moitié d'homme". C'est ainsi que Samaël se serait présenté s'il ne s'était pas enfermé dans un empire de solitude après son agression. Alors qu'il ne se nourrit plus que de rêves et de poésies, réfugié derrière ses écrans ou dans les forêts qu'il arpente inlassablement, deux hommes vont venir ébranler son monde. A l'hôpital, il croise Ferréol, un infirmier tout en lumière et assurance, et qui porte l'écarlate de la passion et du sexe en bandoulière. Sur Twitter, la douceur des mots et des images de Manoé le bouleverse, et l'alchimie explose en mille nuances azur. Deux rencontres. Deux couleurs. Deux graines d'histoires qui germent ensemble dans la poitrine d'un homme à qui jusqu'alors tout manquait. Tiraillé entre réel et virtuel, écartelé entre rouge et bleu, Samaël est incapable de faire un choix. André Gide l'a écrit : choisir, c'est renoncer. Ce qu'il a oublié de préciser, c'est que choisir, c'est parfois la chose la plus difficile au monde. Et qu'un coeur, ça peut être grand comme une place publique.
Lors d'une fête d'anciens élèves du lycée Old Quay, Andrew Wells, enquêteur de la Criminelle à Londres, croise le docteur Milton Montgomery, un psychiatre récemment embauché par son chef. Dès le premier regard remontent à la surface des souvenirs au goût de peur, de sang... et une attirance irrépressible qui l'avait brisé. L'homme qu'il est devenu s'est enfermé dans un royaume de solitude et de coups d'un soir, courant après l'oubli et la jeunesse éternelle au fond des backrooms. Lorsqu'il apprend qu'ils vont devoir collaborer pour la résolution d'une série de crimes violents, Andrew craint que le cauchemar ne reprenne. Mais Milton a profondément changé lui aussi, il n'a plus rien du tourmenteur d'alors. Derrière les quêtes de pardon et de pouvoir, des sentiments vieux de quinze ans peuvent-ils reprendre vie ? Entre la colère ardente et la fournaise d'une attraction irrésistible des corps, les deux hommes se jettent l'un contre l'autre, au risque de se brider les ailes. Explosion ou embrasement, après tout, ce n'est qu'une histoire de cordons à franchir...
Près de Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, Une incantation lancée plus de cent ans auparavant semble avoir repris possession d'une plantation abandonnée. Quel est ce sortilège qui semble retenir la Habana, superbe case abandonnée, dans un repli du temps ? Que veut l'esprit qui tente de se réincarner ? Pourquoi, Carmen, la jeune styliste qui vient d'emménager dans cette demeure oubliée, a-t-elle le sentiment permanent que la maison veut lui dire quelque chose ? Lorsque le passé et le présent se mêlent dans une sarabande où les destinées humaines sont lancées comme des dés par les puissances Vaudou, la raison chancelle. Carmen parviendra-t-elle à vaincre les démons qui hantent encore sa case ? Rejoindra-t-elle l'amant idéal qui, au travers des siècles, ne cesse de la chercher ? Une musique lancinante, la Habanera, rythme les gestes de tous ceux qui pénètrent dans la plantation, elle est l'un des ingrédients qu'utilisa une ancienne esclave pour lier deux âmes... éternellement.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
L'auteur est professeur de Lettres en Lycée Professionnel et animateur d'Ateliers d'Ecriture. Passionné de polars, il crée en 2002 et dirige jusqu'en 2006 le festival Mauves en Noir, qui accueille les meilleurs auteurs du genre. Outre différents textes dans des anthologies collectives, il a publié un recueil de nouvelles (Nos Rendez-vous manqués, Coëtquen Editions) ainsi que deux recueils de poèmes (L'Adieu au Père / Café La Perle et autres lieux, éditions Lello) Un troisième recueil de poèmes, Chansons vivantes, est à paraître en 2009 aux éditions LELLO. Des cadavres dans les placards s'intéresse aux non-dits, aux occultations de la mémoire, qu'elle soit individuelle ou collective. Les personnages de ces nouvelles ont tous un compte à régler avec leurs attitudes passées, parfois même avec l'Histoire. Derrière les apparences interroge l'envers du décor : la réalité des choses et des êtres est-elle bien celle que nous percevons ? Les protagonistes de ces récits, individus ou peuples, apprendront, hélas à leurs dépens, que les apparences sont souvent trompeuses...
Ruptures historiques et ruptures personnelles se télescopent dans ce roman qui parcourt les années 1960 à 1990 et leurs bouleversements. Ruptures? s'attarde, plus précisément, sur deux faits marquants de cette période : Mai 68 ? sur rappel de contexte national et international, le roman évoque, de Nancy à Metz et Strasbourg, la situation régionale et raconte, en particulier, le Mai strasbourgeois ? et la chute du Mur de Berlin. Parallèlement à cet argument historique, Ruptures? développe un argument romanesque, celui du désespoir amoureux dont il explore les différentes facettes. L'amour fusionnel qui lie Mathilde à Matt, sur fond de Mai 68, alors qu'ils sont tous deux étudiants, marquera celle-ci à tout jamais et elle n'aura de cesse de retrouver le paradis perdu. D'emblée, cette quête d'absolu, de secrètes blessures, également, voueront à l'échec sa rencontre avec le peu sympathique François. Elles l'enfermeront dans un schéma répétitif dont elle ne parviendra que difficilement à se libérer, grâce en particulier à sa passion pour l'art. Mais, prendra-t-elle le risque, dorénavant, de s'abandonner à l'instant et à l'éternité, selon cette formule de Nietzsche qu'elle avait faite sienne autrefois ?