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Dieux d'eau du Sahel. Voyage à travers les mythes de Seth à Tyamaba
Kesteloot Lilyan
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782296043848
Autant les contes africains ont été explorés, commentés, interprétés, autant s'est-on trop souvent contenté de recueillir les mythes du Continent noir, sans se risquer à les analyser. Le mythe de création bambara, les Dieux d'eau dogon, les divinités du Vaudou ont fait l'objet de descriptions extrêmement détaillées et l'on s'est arrêté là. Rares en effet sont les chercheurs, comme Luc de Heusch, ou Bonaventure Mve Ondo, qui se sont penchés sur la logique du mythe, ses causes, son fonctionnement, sa ou ses fonctions. Le travail que fit Lévi-Strauss pour les Amérindiens, et Dumézil pour les Indo-Européens, n'a pas été accompli pour l'Afrique. Et certes, ce présent ouvrage n'a aucunement l'ambition d'en tenir lieu ! mais plus modestement d'amorcer la recherche sur les mythes par un questionnement minimum, et de commencer par des mythes plus simples que ces grands récits cosmogoniques ou religieux ; ainsi nous traiterons de mythes de migration, de fondation de royaume, de fondation de culte localisé. Apprendre à interroger un mythe, au lieu de le chasser de l'Histoire, comme une légende parasite. Savoir que tout mythe cache une expérience, des intérêts particuliers ou collectifs, un drame ou un conflit, bref des faits importants qu'il n'est pas question d'oublier, et qu'on enferme dans la capsule du mythe, pour voyager à travers l'espace et le temps. Ainsi de Seth au Bida de Wagadou, du Tyamaba peul au Mboose sérère, nous voyagerons sur les sentiers peu fréquentés des mythes, à travers les siècles, à travers Ghâna, Tekrour, Waalo et Djolof, Segou, Baol et Saloum. Cet ouvrage rend compte de vingt ans de recherches ethno-littéraires sur des mythes ouest-africains en suivant la piste de l'eau et du serpent..., il contient aussi des textes peuls et wolof.
Pensée à l'intention des étudiants, des maîtres et de tous les amateurs de la littérature négro-africaine, la collection COMPRENDRE ouvre à la compréhension fructueuse soit d'un auteur, soit d'un genre, soit d'un courant littéraire.
Senghor, inaugure son rôle de promoteur des Lettres africaines, avec un coup d'éclat: c'est en 1948 la publication de l'Anthologie de la Nouvelle poésie nègre et malgache, avec la célèbre préface de Sartre, Orphée Noir, qui présentait les poètes de la Négritude. Il devint président du Sénégal et donna sa mesure en tant que mécène des Lettres africaines... Césaire, Moi Laminaire, s'est confié, livré sur sa poésie, sur la valence des mots, vecteurs de forces inaccessibles à lui par d'autres voies, périodes de bonheur où le poète voltige dans une jonglerie verbale dont il a le secret, et qui fait songer à Nietzsche, à son apologie de la danse... Mais cet état de grâce n'est pas permanent, tant s'en faut et souvent, le poète se heurte à l'incapacité d'un dire. Les mots le trahissent et sont des grandsfagots de mots qui s'écroulent dans un coin. Ils évoquent les fantômes, conjurent ses monstres et lui rendent l'oxygène dont les miasmes quotidiens le privent." Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Dakar et chercheur à l'IFAN. Après avoir enseigné au Cameroun, Mme Kesteloot-Fongang est depuis 25 ans au Sénégal. Elle a publié, entre autres, la première thèse sur lesécrivains noirs en 1963 qui a établi les principauxjalons du Mouvement de la Négritude. Son Histoire de la littérature négro-africaine (Karthala, 2001) comme son Anthologie Négro-africaine (Hachette, 1968-1993) font autorité pour aborder ce domaine encore mal connu du patrimoine littéraire mondial.
L'EPOPEE BAMBARA DE SEGOU Voici la plus célèbre des épopées africaines, après Soundiata. Elle évoque les rois et les événements qui ont marqué les 18 et 18e—siècles sur les territoires assujettis au royaume de Ségou dont l'hégémonie suivit celles du Manding et du Songhay. L'épopée en retrace les épisodes hauts en couleurs, pleins d'action, de héros bien typés, de situations glorieuses ou émouvantes, tragiques ou poétiques. C'est un des plus beaux textes littéraires du genre épique mondial. L'ouvrage ici publié est la première " intégrale " de cette geste. Il comporte douze épisodes qui furent traduits de récits bambara enregistrés entre 1964 et 1971 auprès de six griots différents. Depuis, d'autres versions ont été recueillies par des chercheurs comme Adama Konare, J. Bazin, G. Dumestre, D. Conrad, Ch. Bird, Kalilou Tira pour ne citer que les principaux. Ces récits sont clamés sur un ton plus élevé que celui de la narration ordinaire, et scandés par un rythme musical.
Certains racontent même que Sogolon fut enceinte pendant dix-sept ans, mais c'est sûrement exagéré. D'autres disent que son bébé sortait de son ventre pour aller chercher du bois, ou pour se promener, puis retournait dormir dans son ventre, et refusait de naître normalement. Ce qui est sûr, c'est que lorsqu'il se décida à sortir pour de bon, le ciel s'obscurcit en plein jour, le tonnerre gronda, les éclairs fulgurèrent et la pluie inonda la savane en pleine saison sèche... Ainsi les griots africains racontent-ils la naissance de Soundiata, fils d'un petit roi et d'une femme-buffle, fondateur au XIIIe siècle de l'empire du Mali. La grande épopée de l'Afrique occidentale.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.