Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Césaire et Senghor. Un pont sur l'Atlantique
Kesteloot Lilyan
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782296010000
Senghor, inaugure son rôle de promoteur des Lettres africaines, avec un coup d'éclat: c'est en 1948 la publication de l'Anthologie de la Nouvelle poésie nègre et malgache, avec la célèbre préface de Sartre, Orphée Noir, qui présentait les poètes de la Négritude. Il devint président du Sénégal et donna sa mesure en tant que mécène des Lettres africaines... Césaire, Moi Laminaire, s'est confié, livré sur sa poésie, sur la valence des mots, vecteurs de forces inaccessibles à lui par d'autres voies, périodes de bonheur où le poète voltige dans une jonglerie verbale dont il a le secret, et qui fait songer à Nietzsche, à son apologie de la danse... Mais cet état de grâce n'est pas permanent, tant s'en faut et souvent, le poète se heurte à l'incapacité d'un dire. Les mots le trahissent et sont des grandsfagots de mots qui s'écroulent dans un coin. Ils évoquent les fantômes, conjurent ses monstres et lui rendent l'oxygène dont les miasmes quotidiens le privent." Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Dakar et chercheur à l'IFAN. Après avoir enseigné au Cameroun, Mme Kesteloot-Fongang est depuis 25 ans au Sénégal. Elle a publié, entre autres, la première thèse sur lesécrivains noirs en 1963 qui a établi les principauxjalons du Mouvement de la Négritude. Son Histoire de la littérature négro-africaine (Karthala, 2001) comme son Anthologie Négro-africaine (Hachette, 1968-1993) font autorité pour aborder ce domaine encore mal connu du patrimoine littéraire mondial.
Qu'elle soit écrite en français, en anglais ou en portugais, la littérature négro-africaine exprime d'abord un cri. Ce cri résonne au fil des textes de cette anthologie qui commence avec la prise de conscience des Noirs, décrit leurs luttes pour la liberté, et se poursuit par une réflexion sur leur condition d'affranchis. A travers ce panorama critique, Lylian Kesteloot nous livre les clés d'une littérature riche et violente, animée par la volonté d'indépendance et la reconquête de l'héritage traditionnel.
Ces contes proviennent des monarchies wolof (Jolof, Waalo, Kajor, Baol) qui régnèrent au Sénégal du XIIIe jusqu'au début du XXe siècle. On peut diviser ce long temps en trois périodes. Nos contes renvoient donc à telle ou telle période, selon son éthique et sa vision du monde. Le système lamanal : les lamanats étaient des communautés sédentaires constituées par des lignages ou des clans. Leur organisation tournait autour de la terre, de la famille et du sacré. A la tête de chaque groupe, se trouvait un lamane, patriarche qui répartissait les terres, percevait les redevances et assurait la fertilité par des offrandes aux divinités ancestrales. L'ère ceddo (tieddo) : à partir du XVIe siècle, le Kajoor, le Waalo et le Baol commencent à sortir du giron du Jolof pour devenir des entités autonomes régies par des monarques. Dans ce contexte d'amplification de poussée almoravide, de razzia, de la traite négrière, "le pouvoir était au bout du fusil" (Mao Tse Toung). "Plier le genou devant le prêtre et le prophète apparaît vil et indigne au guerrier et à l'aristocratie" (Max Weber). L'islamisation : du XVIIe au XIXe siècle, la traite négrière déstabilise en profondeur les sociétés sénégambiennes. L'islam présent dans cette région de l'Afrique (Tekrour) depuis le Xe siècle va prendre de plus en plus d'importance dans la défense des populations face aux négriers. Le projet maraboutique visa la restauration des valeurs morales et sociales.
L'EPOPEE BAMBARA DE SEGOU Voici la plus célèbre des épopées africaines, après Soundiata. Elle évoque les rois et les événements qui ont marqué les 18 et 18e—siècles sur les territoires assujettis au royaume de Ségou dont l'hégémonie suivit celles du Manding et du Songhay. L'épopée en retrace les épisodes hauts en couleurs, pleins d'action, de héros bien typés, de situations glorieuses ou émouvantes, tragiques ou poétiques. C'est un des plus beaux textes littéraires du genre épique mondial. L'ouvrage ici publié est la première " intégrale " de cette geste. Il comporte douze épisodes qui furent traduits de récits bambara enregistrés entre 1964 et 1971 auprès de six griots différents. Depuis, d'autres versions ont été recueillies par des chercheurs comme Adama Konare, J. Bazin, G. Dumestre, D. Conrad, Ch. Bird, Kalilou Tira pour ne citer que les principaux. Ces récits sont clamés sur un ton plus élevé que celui de la narration ordinaire, et scandés par un rythme musical.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.